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Le docteur Hollande a toujours raison : la croissance revient mais pas directement en France puisque le niveau d'endettement de la France ne se réduit pas et que le moins que l'on puisse dire , c'est que les réformes de structure : du marché du travail, des retraites, de la sécurité sociale, de l'assurance chômage se font ou se feront semble-t-il de manière homéopathique, d'où le retrait par l' agence de notation Fitch du triple A jusqu'ici maintenu à la France ( Je me suis laissé dire, par de mauvaises langues, que c'était pour se démarquer des autres agences et mieux faire parler d'elle que celle-ci avait maintenu le triple A de la France. Mais trop c'est trop! Trop lent à réagir c'est trop lent à réagir ! Trop lent à prendre le taureau par les cornes c'est trop lent à prendre le taureau par les cornes! Quoique je voudrais vous y voir vous, prendre le taureau par les cornes. Regardez le résultat à Pampelune.

Or pour conforter nos économistes atterrés et néanmoins keynésiens Français, les Ètats-Unis semblent bien démontrer que le problème ce n'est ni le déficit budgétaire, ni les réformes de structure mais que le vrai problème, c'est la croissance qui doit être poursuivie coûte que coûte par une politique de dépenses accrues, autruchement dit, une politique keynésienne. Grâce au retour de la croissance comme par miracle le déficit budgétaire est devenu en juin 2013 aux USA un excédent budgétaire de 117 milliards de $. Désormais le chômage n' y est plus que de 7, 7 %. Résultat, c'est vrai obtenu en exploitant les gaz de schistes dont il n'est absolument pas question de faire même la prospection dans notre beau pays qui restera le beau jardin pour les anciens que je souhaite qu'il reste avec mes consorts et consortes du troisième et quatrième âge. Les jeunes n'auront qu'à aller se chercher du travail ailleurs !

Comparez ce taux avec celui de la France qui malgré la soi-disant reprise est de 10,9 %, malgré tout inférieur à la moyenne européenne de 12,2 %; en Allemagne il est de 5,4%, mais celle-ci n'est pas loin d'avoir renoué avec son passé nazi et n'a plus de salaire minimum garanti; il a même légèrement reculé en juin puisqu'il semble que ce pays aussi connaisse une reprise économique comme les USA; au RU ce taux est de 7,7 % . (Parmi les États membres de l'Union Européenne, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,9%), en Allemagne (5,4%), au Luxembourg (5,6%), ainsi qu'aux Pays-Bas (6,5%) et à Malte (6,4%), et les plus élevés en Espagne (26,8%), en Grèce (26,8% en mars 2013) et au Portugal (17,8%). http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&plugin=1&language=fr&pcode=teilm020

Par conséquent le docteur Hollande a raison, de toutes façons il aurait fini tôt ou tard par avoir raison, comme le berger qui criait au loup et qui a force de crier au loup ne fut pas cru ce qui permis au loup de dévorer la moitié de son troupeau. Dans notre cas à force de crier au retour de la croissance, il y aura bien retour de la croissance, la vraie, mais

1) celle-ci comme d'habitude sera plus faible qu'ailleurs et ne fera qu'inverser la courbe du chômage mais pas faire passer notre pays du chômage de masse à un chômage normal ( autruchement dit au-dessous du taux de à 8 %, que le grand Serge Pongtong, auteur de la fameuse équation, DP+DB+DC = PG ( Dette publique plus déficit budgétaire, plus déficit commercial égalent paupérisation généralisée) a fixé comme le taux au-dessous duquel on ne peut plus parler de chômage de masse mais de chômage « normal » puisque ce taux se rapproche du chômage lié à la structure même de l'emploi qui est faite de création d'emplois et destruction d'emplois simultanément ), d'autant qu'elle sera importée des autres pays, puisque nous refusons de faire les réformes de structure nécessaires, donc ce résultat sera jugé à juste titre comme insuffisant et

2) le docteur Hollande comme le berger ne sera pas cru.

La reprise aux USA conforte par conséquent tous ceux qui en France crient, à commencer par nos corporations, qu'il faut de la relance et encore de la relance sans se préoccuper des déficits ceux-ci disparaissant comme par miracle avec le retour de la croissance mais il y a un mais, la France n'est pas l'Amérique avec son exorbitant avantage d'avoir une monnaie nationale qui est aussi la monnaie de paiement international dont elle peut jouer à loisir, provoquant des catastrophes financières comme celle de 2007 !

Nous sommes bien plus proche du RU. Or dans ce pays au pragmatisme obsessionnel, qui a connu déjà un chef d' état proche des pires bouchers de l'Histoire, la citoyenne Thatcher au nom aussi fameux que celui de Frankenstein chez nous, il y a un autre chef d' état qui prouve qu'en politique avoir du courage n'a rien à voir avec cet appendice dont nous sommes si fiers et parfois si malheureux lorsqu'il nous abandonne en rase campagne, c'est-à-dire sur le corps d'une femme dont nous pensons qu'elle ne rêvait qu' à son introduction en elle, alors qu'elle contemplait le plafond en attendant que cela se passe pour ne pas nous contrarier, je veux parler du ci-devant Cameron qui n'y est pas allé de main-morte dans une politique visant essentiellement la réduction des dépenses et des réformes de structure. Or cette politique était jugée en France par nos fameux économistes atterrés comme antisociale mais en plus comme contre-productive. En effet dans un premier temps la réduction des dépenses, la marche forcée vers l'équilibre budgétaire se sont traduits par une montée du chômage et par un alourdissement de la dette du fait de la récession mais, mais... Patatras, voilà-t-il pas que ce fameux contre exemple ou exemple de ce qu'il ne faut pas faire ( réduire les dépenses, faire des réformes de structure) semble donner des résultats positifs.

Vous remarquerez que si la Suisse est au premier rang mondial pour l'innovation, la France au 20°, le RU lui, est au au 3°, les USA au 5° rang, ceci dit simplement en passant. Qu'apprend-on par The economist, certes journal d'orthodoxie libérale ( beurk, ce vocable est vomitifigélifiant) :

« Slew of data suggested that the British economy is recovering more robustly than had been thought. Indices of activity in manufacturing and services increased by the fastest rate in two years; a measure of business confidence was at its highest level since 2007; and a survey of credit conditions found a rise in demand for mortgages. Those figures gave Mark Carney a boost in his first week as governor of the Bank of England. Sober heads say the recovery is fragile, and point to the lack of investment. »

Je m'excuse au passage d'employer ce jargon anglo-saxon qui vient d'être admis ( horreur!) dans nos universités. ( Les mannes d'Astérix s'en retournent dans sa tombe!). En voici une traduction googlelienne pleine de cette saveur toute robotique :

« Une flopée de données suggère que l'économie britannique se redresse plus vigoureusement qu'on ne l'avait pensé. Les indices d'activité dans l'industrie manufacturière et des services ont augmenté au rythme le plus rapide depuis deux ans ; la mesure de la confiance des entreprises est à son plus haut niveau depuis 2007, et une enquête sur les conditions de crédit a constaté une hausse de la demande pour les prêts hypothécaires. Ces chiffres ont donné un coup de pouce à Mark Carney dans sa première semaine en tant que gouverneur de la Banque d'Angleterre. Les têtes froides disent que la reprise est fragile, et pointent l'absence d'investissement. »

Heureusement qu'il y a les « sober heads, » en français les économistes atterrés, autruchement dit keynésiens !

Quel paradoxe ! le RU tourne le dos à la pensée de son génial John Meynard Keynes pour adopter la pensée d'un américain, Milton Friedman, prouvant une fois de plus qu'il n'est pas un état Européen mais le 51° ou 52° état des USA si vous comptez Israel ou pas.

Donc la croissance revient aux USA par une politique inspirée par un anglais Keynes et au RU par un américain, Friedman.
Quelle est la politique économique du docteur Hollande et de ses bras droits et gauches, Moscovici et Cazenave ? Bien entendu c'est une synthèse entre la pensée économique keynésienne, 36,666 % à 43,555 %, selon les experts, friedmanienne 29,48888 % à 41,7777 %, selon les experts et chavézienne 39,6666 % à 48, 11111 % toujours selon ces fameux experts.

Cela fait plus de 100 % ?

C'est le propre d'une synthèse de produire un résultat improbable voir impossible ! Un beau coquetel qui n'empêchera pas le retour d'une croissance mais insuffisante et surtout exogène, c'est-à-dire venue des autres grandes puissances. Il est même possible sinon probable que nous rations le train de la croissance des autres !

Le docteur Hollande a toujours raison !
Le docteur Hollande a toujours raison !
Le docteur Hollande a toujours raison !
Le docteur Hollande a toujours raison !
Tag(s) : #Politique, #Hollande