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Donc il s'agit d'éviter un nouveau désastre financier comme celui de 2007 (crise des subprimes). Pour ce faire de nouvelles règles de bonne gestion bancaire ont été élaborées à Bâle après deux premières moutures, dites Bâle III : l'esprit en est de renforcer les fonds propres des banques pour qu'entre leurs fonds propres et leurs investissements, leurs crédits il y ait une proportion telle qu'elle n'induise aucune méfiance entre banques et donc aucune réticence à se prêter entre elles et donc aucune crise de liquidités, en couvrant par des liquidités les placements devenus illiquides !

Résultat ?

Les cinq années qui ont précédé la crise financière, le shadow banking (système bancaire parallèle) n'avait cessé de croître. Il représentait 26.000 milliards de dollars en 2002, En 2011, 67.000 milliards de $. Rassurez-vous je ne me suis pas trompé de zéros, quoique au niveau atteint il est fort possible que ce soit 6700, ce qui me paraît dérisoire ou bien 670.000 milliards, somme qui me paraît plus probable et au fond pas si astronomique que cela dans l'univers financier sans gravitation dans le quel nous vivons ! Que vaut un zéro de plus ou de moins ! Il suffit de moins d'une nanoseconde pour transférer 1000 malheureux milliards de Singapour vers un paradis fiscal et retour !

Le système bancaire parallèle assure, aujourd'hui plus d' un quart de l'intermédiation financière et les actifs transitant par lui représentent plus de la moitié des actifs passant par le système bancaire "classique".

Donc en voulant renforcer le contrôle sur les banques celles-ci développent un système de banque parallèle qui échappe aux règles de Bâle III et qui gagne sans cesse et de plus en plus vite du terrain par rapport au système bancaire « normal » qui a tendance à devenir de plus en plus une façade à la Potemkine derrière laquelle il y a de moins en moins de transactions financiaires, celles-ci se faisant de plus en plus de gré à gré entre les banques de l'ombre, dans l'ombre à Londres plus particulièrement à Blackchapel avec bien entendu comme il va de soi le recours aux merveilleux paradis fiscaux, dans lesquels se trouvent une partie des mes capitaux qui me permettent de me lever chaque matin, un peu plus riche que la veille.

Superb ! Isn'it ?

Donc les mesures de régulation financière apparaissent de plus en plus comme de vaines tentatives de résoudre la quadrature du cercle, autruchement dit la rotondité du carré !

La quadrature du cercle de la régulation des banques. Point final de la tétralogie intitulée "L'Or des banques"
Tag(s) : #Banque

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