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S'il en était besoin, l'assassinat en Corse de M° Sollacaro montre la faillite de notre Etat.

Où en est la Corse, dans une situation d' anarchie, c'est-à-dire dans une situation où comme le dit un grand économiste français du XIX ° siècle, Frédéric Bastiat, (autant dire la préhistoire, M. Latina vous n'êtes même plus un homme du passé, mais au mieux de la période de la pierre polie !), l'état n'assure plus ses deux fonctions essentielles, celle de la sécurité et celle de la justice et comme il le précise, parce que notre Etat plus particulièrement en Corse est devenu «la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde».

Car

« tous, à un titre quelconque, sous un prétexte ou sous un autre, nous nous adressons à l'État. Nous lui disons: «Je ne trouve pas qu'il y ait, entre mes jouissances et mon travail, une proportion qui me satisfasse. Je voudrais bien, pour établir l'équilibre désiré, prendre quelque peu sur le bien d'autrui. Mais c'est dangereux. Ne pourriez-vous me faciliter la chose? Ne pourriez-vous me donner une bonne place? Ou bien gêner l'industrie de mes concurrents? Ou bien encore me prêter gratuitement des capitaux que vous aurez pris à leurs possesseurs? Ou élever mes enfants aux frais du public? Ou m'accorder des primes d'encouragement? Ou m'assurer le bien-être quand j'aurai cinquante ans? Par ce moyen, j'arriverai à mon but en toute quiétude de conscience, car la loi elle-même aura agi pour moi, et j'aurai tous les avantages de la spoliation sans en avoir ni les risques ni l'odieux!»...

Extrait de l'édition originale en 7 volumes (1863) des œuvres complètes de Frédéric Bastiat, tome IV, pp. 327-341.

Numérisé, mis en hypertexte par François-René Rideau pour Bastiat.org.

 

 Ainsi  nous le détournons de ses deux tâches primordiales : le maintien de la sécurité et l'établissement de la justice.

En intervenant à notre demande dans tous les domaines, économiques et sociaux nous le lions, cet Etat Gulliver, lilliputiens que nous sommes avec des liens qui l'empêchent d'assurer ses deux fonctions qui sont la base de toute société et nous ouvrons  de ce fait la porte au règne du plus fort, à la violence, aux maffias.

En Corse est-il trop tard ? Je le crois malheureusement, parce que la Corse n'est pas désarmée. Combien d'armes dans chaque famille ?

Parce que société fermée, elle garde ses traditions, ses fameuses racines dont l'odeur me semble toujours nauséabonde, parce qu'elles servent surtout à exclure les autres, - ses traditions de vendetta, de justice rendue par soi-même selon le beau principe biblique de l'oeil pour l'oeil, de la dent pour la dent.

L'exemple du mezzogiorno, plus particulièrement de la Sicile avec l'assassinat successif de tous les préfets ou juges envoyés pour éradiquer la Cosa nostra est un autre élément de mon pessimisme.

 

 sécurité et justice

 PS du 20/04/2019

Mon pessimisme ne faiblit pas avec le mouvement des gilets jaunes soigneusement entretenu par des médias jouant un jeu pervers comme d' habitude, qui sous prétexte de nous informer grossissent les évènements et n'hésitent pas par exemple à faire de la publicité aux terroristes en diffusant leur photo pour en faire des héros dans nos quartiers où règnent la charia et à se faire des porte-voix  de farfelus complotistes qui appellent à la violence avec la bénédiction d'hommes et de femmes politiques qui nient la réalité de leur violence pour nous expliquer que cette violence vient des forces de l'ordre tandis que des magasins sont pillés et brûlent tous les samedis

 

 

 

 

 

 

   

Tag(s) : #Etat-providence

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