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On le sait, la situation au Moyen-Orient paraît compliquée. Pour nous aider à y voir plus clair, voici à partir d'une explication offerte par monsieur Al-Sabah, dans un courrier des lecteurs adressé au Financial Times le 22 août et republiée par Buzzfeed puis Slate.fr :


http://www.slate.fr/monde/76840/moyen-orient-pour-les-nuls

quelques éclaircissements :

1) L'Iran et le Hezbollah chiites soutiennent Assad qui est contre les sunnites majoritaires qui se sont soulevés contre sa dictature

2) Les pays du golfe soutiennent l'opposition Syrienne où les salafistes et Frères Musulmans sont prépondérants

3) Les pays du Golfe sauf le Qatar soutiennent le général al-Sisi qui a retiré le pouvoir aux frères musulmans et autres salafistes en Egypte lequel est critiqué par les USA allié des pays du Golfe et ennemi de l' Iran.

4) L' Iran soutient le Hamas en Palestine qui soutient les Frères musulmans, mais les USA s'opposent à la prise du pouvoir en Egypte par le général Sissi qui a chassé du pouvoir les Frères Musulmans lesquels sont soutenus par le Hamas qui est contre Israel soutenu par les USA

7) Les Israeliens s'opposent à l'Iran donc s'opposent à Assad qui est soutenu par l'Iran et le Hezbollah qui sont contre Israel, comme le sont les Frères Musulmans, salafistes et autres intégristes de tout poil.

8) La Turquie est contre Assad comme les USA et les pays du Golfe sauf qu'elle soutient les Frères Musulmans en Egypte alors que les pays du Golfe sauf le qatar soutiennent le général al-Sisi contre les Frères Musulmans et autres intégristes de tout poil.

9) La France est contre Assad qui est contre les frères Musulmans et autres intégristes de tout poil et est allié aux pays du Golfe dont le Quatar qui soutient partout où il le peut les Frères Musulmans salafistes, intégristes et autres, notamment en Egypte.

Vous n'avez pas compris ?

Sachez qu' au Moyen-Orient la situation diplomatique est donc simple : Tout le monde peut-être ennemi de tout le monde et allié de tout le monde - mais surtout ennemi.

C'est pourquoi il est urgent que la France se mêle des affaires du Moyen-Orient pour y mettre de l'ordre(?!)

Après ces brefs éclaircissements qui a n'en pas douter vous ont éclairés comme il se doit pour des éclaircissements, voici un nouvel épisode de mon modeste récit policier, NICE CITY qui concerne deux personnages que j'aime particulièrement Myriam et le médecin légiste Chaval.

Auparavant voici les pages où vous pouvez suivre l'évolution du personnage de Myriam :

http://fr.calameo.com/books/000195935a0b14aa2b402 :

Pour ce faire cliquer sur l'icône du petit livre ouvert en haut et sur index qui vous présente la pagination :

pages 2,3,4

pages 147 à 152

ages 161 à 162

Pages 168 à 173

ages 231 à 234

pages 243, 244

Le goutte à goutte de l'angoisse et du rêve d'un bonheur possible.

Chacun a sa musique propre qui ne peut être entendue que par celui ou celle de qui il entend la musique. Parfois il n'entend plus sa musique. Il faut alors que l'autre qui continue d'entendre sa musique le prenne dans la paume de sa main pour lui en faire écouter l'écho et le sortir de la surdité de son inquiétude. Parfois il n'entend plus la musique de l'autre, il faut alors qu'il le prenne dans la paume de sa main pour le sortir du silence de sa douleur.

Pourquoi Chaval décide-t-il d'interrompre l'autopsie de cette jeune femme qui a éteint sa vie au gaz de ville ? Au moins avait-elle encore assez d'espoir pour ses enfants, puisqu'elle ne les a pas emportés avec elle, qu'elle les a confiés à ses parents avant d'en finir. Quelques semaines auparavant son monde s'était soudain effondré avec la mort de son mari tué dans un accident de la route. Elle savait qu'il roulait trop vite. Avec lui pourtant elle n'avait pas peur. Mais quand il partait seul, elle s'inquiétait. Elle devait lui dire : « Pierre, ne roule pas trop vite. » Il répondait sans doute « Ne t'inquiète pas. Je tiens trop à toi , à Elise et Albert ».

Dans son véhicule, Chaval ne sait toujours pas pourquoi il a quitté son laboratoire, mais une certitude avec sa lame glacée s'est fichée en lui. Il le faut.

Quand il arrive à la maison, c'est une boule de fer qui enserre son cœur. Dans l'entrée, il veut appeler Myriam, mais il n'ose pas. Une bourrasque d'angoisse le porte dans l'escalier qui mène à l'étage. C'est alors qu'il sait qu'il a eu raison d'arriver plus tôt.

Dans la salle de bain, il découvre le corps de Myriam qui flotte dans l'eau rouge.

Il le savait. Il l'a toujours su que Myriam ne supporterait pas indéfiniment de vivre avec lui.

Avec lui ce dépeceur de cadavres, ce profanateur de corps innocents.

« Chaval, Tu ne m'en veux pas. Je n'en peux plus. Chaval, tu me fais peur! Je ne peux plus supporter cette idée que tu puisses disséquer tous ces corps ! Je n'en peux plus que tes mains se posent sur mon corps ! Vraiment je n'en peux plus! Tu me comprends! Dis! Tu me comprends!».

Mais Myriam lui a peut-être fait une faveur. S'il n'est pas trop tard ! Il peut peut-être la sauver ! De dépeceur de corps, de profanateur de cadavres, il peut se transformer en quelqu'un qui redonne la vie.

Il prend le pouls de Myriam. Il a du mal à le déceler. Ce n'est pas son habitude de rechercher le pouls d'un corps inanimé. Il finit par penser qu'il bat très faiblement. Il ne sait pas encore si c'est la réalité, mais c'est ce qu'il désire par dessus tout, pour se transformer en quelqu'un qui redonne la vie. Il porte Myriam jusques à sa chambre. Il étend son corps sur le lit. Il lui semble qu'elle pousse un petit soupir. Il va dans son bureau, sort tout un appareillage médical et appelle les secours.

Il a entouré les poignées déchirés de Myriam de pansements qui les compriment.

Il place sur sa bouche un masque à oxygène.

Il s' étend à côté d'elle et puisqu'il sait qu'il est donneur de sang universel il installe une transfusion entre lui et elle.

Il observe le goutte à goutte de son inquiétude et de son espoir. Il est à la fois ce spectre qui se tord les bras et cette ombre qui palpite du rêve d'un bonheur possible.

Peut-être est-il arrivé à temps.

Peut-être ne sera-t-il plus ce dépeceur de cadavres, ce profanateur de corps inanimés encore habités par leur âme.

Peut-être que Myriam lui a fait ce cadeau inestimable d'être un donneur de vie.

« Chaval, Tu ne m'en veux pas. Je n' en peux plus de savoir que tu dissèques tous ces corps ! Je ne supporte plus que tes mains se posent sur ma peau ! Chaval ne me quitte pas ! J'aime la douceur de tes mains sur mon corps ! Tu m'as redonné la vie ! J'aime la caresse de tes mains sur ma chair ! Chaval, je ne voulais pas mourir ! Je voulais que tu me donnes la vie ! »

« S'il te plaît Chaval, donne-moi la vie ! »

« Je ne voulais pas mourir ! Je voulais que tu me redonnes la vie ! »

Dans l'ambulance, Myriam ouvre les yeux. Elle reconnaît Chaval.

Elle dit :

- Je n'ai pas vraiment voulu mourir...

Elle dit :

- Je ne voulais pas te faire de mal...

Elle dit :

- Je ne savais pas comment m' y prendre...

Elle dit :

- je sais que tu me tiens dans la paume de ta main.

Elle dit :

- Tu peux la serrer plus fort...

Elle perd connaissance.

Ils arrivent aux urgences.

Myriam est toujours dans le coma.

Mais pourquoi lui a-t-il dit de ne pas parler quand elle lui disait : « Je n'ai pas vraiment voulu mourir... ».

Il donnerait sa vie pour qu'elle redise : « Je n'ai pas vraiment voulu mourir... »

Il donnerait sa vie pour qu'elle redise : « Je ne voulais pas te faire de mal... »

Il donnerait sa vie pour qu'elle redise : « Je ne savais pas comment m'y prendre... »

Il donnerait sa vie pour qu'elle redise : « Sers-moi plus fort dans la paume de ta main. »

C'est pour cette raison qu'elle s'est tue.

Parce qu'il lui a intimé la demande de ne pas parler.

Et parce qu'il plaçait en même temps son doigt sur ses lèvres exsangues pour qu'elle ne laisse pas échapper le dernier souffle ténu de sa vie.

***

Chacun a sa musique propre qui ne peut être entendue que par celui ou celle de qui il entend la musique.

Chacun a sa musique propre qui ne peut être entendue que par celui ou celle de qui il entend la musique.

 Parfois il n'entend plus sa musique. Il faut alors que l'autre qui continue d'entendre sa musique le prenne dans la paume de sa main pour lui en faire écouter l'écho et le sortir de la surdité de son inquiétude.

Parfois il n'entend plus sa musique. Il faut alors que l'autre qui continue d'entendre sa musique le prenne dans la paume de sa main pour lui en faire écouter l'écho et le sortir de la surdité de son inquiétude.

Parfois il n'entend plus la musique de l'autre, il faut alors qu'il le prenne dans la paume de sa main pour le sortir du silence de sa douleur.

Parfois il n'entend plus la musique de l'autre, il faut alors qu'il le prenne dans la paume de sa main pour le sortir du silence de sa douleur.

Tag(s) : #Politique, #Nice city