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Un petit fait divers pour tous ceux qui voient dans le mariage des homosexuels et dans l'adoption d'enfants par eux, une atteinte à je ne sais quel principe intangible :

"La femme, qui a tué son fils sous prétexte qu'il ne parvenait pas à mémoriser le Coran, a été condamnée par la justice britannique à au moins 17 ans de prison.

Elle l'a roué de coups jusqu'à le tuer parce qu'il n'arrivait pas à réciter le Coran par coeur. Sara Ege, une mère de famille d'origine indienne habitant à Cardiff, au Pays de Galles, a été condamnée à un minimum de 17 ans de prison pour le meurtre de son fils de sept ans, en juillet 2010.

«Vous avez abusé de la précieuse relation qui devrait exister entre un parent et son enfant», a estimé le juge Wyn Williams, à l'issue d'un procès de cinq semaines. Cette diplômée de mathématiques de 33 ans traitait son fils Yaseen comme un «chien», le frappant avec un bâton, selon les comptes rendus du tribunal de Cardiff. «Je suis convaincu que pendant plus de trois mois, vous l'avez battu à plusieurs reprises, souvent avec un pilon en bois», a affirmé le juge. Ce dernier a expliqué que le jour de la mort du petit garçon, la mère l'avait gardé à la maison au lieu de l'envoyer à l'école afin qu'il puisse justement se consacrer à l'étude du Coran."

Vous pouvez lire la suite de l'article du Figaro en suivant ce lien :  link

 

Pour oublier l'horreur du monde, voici un nouvel épisode de mon modeste petit récit policier.

 

Hèmery remarque d'abord sa silhouette puis il la rattrape et se plonge dans les effluves de son parfum aux notes boisées et chyprées où domine un mélange de santal d'ambre et de vanille . C'est un des moments privilégiés pour lui de la rencontre avec une femme, c'est pourquoi il lui emboîte le pas ralentissant sa marche. Ses hanches roulent doucement. Elle a bizarrement les mains dans les poches de son manteau. Comme si elle avait senti l'attention prévenante de Hèmery, elle tourne sa tête. Il est frappé par son regard perdu même si inquisiteur. Il esquisse un sourire. Elle détourne la tête. Il se porte à sa hauteur. Pendant quelques mètres ils marchent côte à côte. Il a la sensation qu'elle s'est rapprochée puisque grâce à sa démarche doucement chaloupée leurs corps à présent s'effleurent. Il décide de lui parler. Il lui dit qu'il va à l'Eden, qu'il a rendez-vous avec un ami, qu'il l'invite à prendre un café. Elle reste muette.

- Vous ne voulez pas venir avec moi ? Je n'en ai que pour quelques minutes avec mon ami, le temps de prendre un verre...

Elle arrête de marcher, le toise et esquisse un mouvement de tête négatif. Il lui dit qu'il est désolé, reste encore un bref instant dans son nuage de parfum puis s'éloigne. Il devine son regard perdu qui le suit. Il se retourne et lui sourit.

Elle a placé devant ses yeux de grandes lunettes de soleil ainsi que ses cheveux que par un mouvement de tête elle a balancé devant son visage.

Avant d'entrer dans l' Eden il se retourne une nouvelle fois. Elle est toujours là silhouette prête à s'envoler comme une feuille.

Il pousse les deux battants de l'entrée. Devant lui les fauteuils club en cuir et les banquettes avec leurs clients s'étalent dans un rangement de jardin à la Française. Il cherche Bouchard. Il est au fond à gauche du bar. Il le rejoint. Rapidement ils échangent le résultat de leurs recherches qui se révèlent infructueuses. Marie Toulouse n'est pas connue dans les cercles BDSM, les protagonistes de la cassette non plus. Les deux inspecteurs se plongent dans leurs pensées en dégustant l'un une Fine, l'autre un Bourbon.

Une femme entre. Elle se dirige vers le bar. Elle a des lunettes de soleil qui lui cachent le visage. Elle ne les retire pas malgré l'ambiance tamisée de l'établissement. Elle s'installe au bar et commande un whisky.

Hèmery reconnaît la passante dont il a savouré les effluves un peu plus tôt. Il réfléchit, s'excuse auprès de Bouchard et la rejoint. Il lui dit qu'il est heureux de la retrouver. Elle se tourne vers lui en penchant la tête et en faisant voler sa chevelure. Il est de nouveau plongé dans le ravissement des fragrances de son parfum boisé. Elle garde ses lunettes. Il remarque ses lèvres légèrement entrouvertes mises en valeur par un rouge à lèvre incarnat qu'elle a dû appliquer peu avant d'entrer dans le bar. Elle lui sourit et passe sa langue sur ses lèvres. Elle avale d'un trait son verre. Il lui en offre un second. Elle accepte d'un geste de la tête qu'elle appuie penchée sur son bras gauche pour le regarder en contre-plongée comme pour l'évaluer. Il la laisse le dévisager. Il n'est pas pressé. Il a tout son temps. Cette femme lui plaît. Il essaie de deviner son âge, un peu plus de trente cinq trente huit ans. Elle boit son verre d'un trait. Il l'aide à enlever son manteau quand il devine que c'est ce qu'elle désire. Sous son chemisier blanc il imagine ses seins en forme de poire. Elle sent ce regard et semble esquisser comme un bombement de sa poitrine vers lui.

À intervalles réguliers elle passe sa langue sur ses lèvres qu'elle maintient constamment entrouvertes. Elle a croisé ses jambes dévoilant ses genoux gainés de bas noirs et mettant en valeur l'opulence de ses cuisses. Il lui demande si elle accepterait de quitter le bar et de monter pour être plus tranquilles. Elle accepte. Le barman qui le connaît lui donne la clef d'une chambre. Ils se dirigent vers l'ascenseur. Elle s'est collée à lui et il sent son désir palpitant. Bouchard les voit disparaître dans les étages tandis qu'il quitte l' Eden.

 

 

Elle parle d'une voix qui pleure. Une voix enfantine.

- My name is Sélima Narandra... I was born in Patna...

Elle raconte son histoire de cette voix douce qui pleure. Elle a été mariée à un jeune fonctionnaire du ministère de l'économie. Celui-ci avec la complicité de sa mère a mis le feu à son sari, pour se débarrasser d'elle, en faisant croire à un accident afin de s'approprier la dot que ses parents avaient versée pour son mariage. Ainsi son mari aurait-il pu se remarier et aurait-il recommencé une identique sinistre comédie avec sa nouvelle femme. Sélima a survécu à ses brûlures. De peur des représailles de sa belle-famille et sous la pression de ses parents, elle n'avait pas osé révéler la vérité. Elle s'était accusée de maladresse, de telle sorte que son mari puisse la répudier. C'est grâce à la sagacité d'un vieil infirmier qui a autrefois perdu sa fille dans des circonstances analogues que le crime a été démasqué, sans autre nécessité pour son ex-mari qu'une injonction à rendre la dot, ce qu'il refuse.

- And now ?

- I cry... because my family... my friends hate me...

Des larmes roulent sur son visage d'acajou brûlé en même temps que le visage de Marie se superpose au sien.

 

- Je n'en peux plus !

Borme ne sait quoi dire, immobile devant Marie.

- Je n'en peux plus !

Borme ne sait quoi dire.

- Je n'en peux plus !

Le silence s'écoule inexorablement entre eux.

 

- And now ?

- I'm crying...

- How stupid I was ?

- Qu'espérais-tu ?

- I don't know... Pas ça...

- And now ?

- Mon mari m'accuse de ne pas avoir été vierge... It's a monstrous lie...

- I can't it anymore !

- What did you hope ?

- I don't know...

- My husband accuses me of not having been virgin...

- I can't it anymore !

- It's a monstrous lie...

 

La sonnerie insistante du téléphone tire Borme de ce ressassement qui bruine sur lui.

- Oui ?

- Pierre ?

- Oui.

- Je ne te dérange pas ?

- Non.

- C'est sûr ?

- Oui.

- Tu as mis du temps pour répondre.

- Oui, excuses-moi, je repensais à cette indienne brûlée vive par son mari...

- Oh... Oui...ignoble....Je voulais te parler...

 

Sélima avec ses longs cheveux noirs défaits pour dissimuler son visage brûlé parle d'une voix qui pleure.

- I'm alone...'cause my husband and his family hate me, now...

 

- Il faut que je te parle...

- Oui... Je suis là. Ne t'inquiète pas...

- J'ai peur, Pierre. I'm afraid... J'ai l'impression que tout se désagrège...comme... Everything...

-Calme- toi, Esther. Je suis là. Rassure-toi...

- My name is Sélima Narandra....

- C'est comme si je me pétrifiais... que je n'arrivais plus à vivre...que je ne ressentais plus rien...

 

Le visage de Marie est toujours là devant lui qu'il n'arrive pas à chasser.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Je m'appelle Marie Toulouse.

 

- Tu comprends...

- oui.

- Hélène Santiago m' a téléphoné...

 

- He threw on my sari petrol and he set it on fire... I was burning... burning like some newspaper...

- Like some newspaper ?

- Yes.

 

- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

- Elle tient à toi...

- Esther, je t'en prie. Il n'y a rien...

 

- My name is...

 

- Esther, où es-tu ? Tu es seule ?

 

- I was burning like some newspaper...

 

- Esther ?

Elle a raccroché.

Borme compose le numéro de téléphone de son bureau.

 

- My name is Sélima Narandra.. I was born in Patna... Everybody hate me 'cause I've said the truth... My husband tried to murder me... He threw on my sari petrol and he set it on fire...

 

- Allo?

- Pierre karsky.

- Oui.

- Esther est là ?

- Non, elle vient de sortir à l'instant.

- Elle ne vous a rien dit ?

- Non.

- Vous ne savez pas si elle avait un rendez-vous professionnel ?

- Attendez... je vérifie... Non, il n'y a rien.

- Merci.

Borme repose le combiné.

 

- I was burning like some newspaper.. I was shouting for help... My husband struck me... I got out from the kitchen... In the street, I was shouting for help... but everybody was afraid...

- And your husband ?

- He was running after me.. He was calling on me... Sélima, Sélima...

Elle s'interrompt. Elle sanglote d'une voix douce, la voix d'Esther, de Marie Toulouse, de Carmen San Sulpicio...

- Te gusta ? Digame !

- Si, me gusta..

- Te gusta ? Digame ! Como ? Digame !

En même temps L'officier lui serre le cou avec la main articulée et l'étouffe.

- Mira me !

Quand il voit qu'elle est sur le point de perdre connaissance il relâche la pression de la main.

- Digame !

- Me gusta mucho !

- It please me a lot !

- I was burning...

- Me gusta mucho !

- Estaba quemando...

- It please me a lot !

- I was burning ..

- Me gusta mucho...

- Y después ?

- I don't konw.. I was burning and nobody was aiding me...

 

Il cherche Esther.

Il ne la trouve pas parce qu'il a peur de la trouver et qu'il la cherche où il sait ne pouvoir la trouver.

Puis il se rend à l'Eden. Le barman d'après sa description la revoit. Elle a bu plusieurs verres. Elle était un peu ivre. Elle est montée à l'hôtel avec un ou deux clients. Il ne se rappelle plus très bien. Elle n'est pas redescendue encore.

S'il veut, il peut l'attendre.

Borme attend.

Elle redescend. Elle est accompagné d'un homme de grande taille. Il la tient par la taille. Elle l'aperçoit. Ils viennent vers lui. Elle le présente à son compagnon :

- Mon mari ou plutôt mon ex... Enfin rien n'est sûr...

- Esther...

- Quoi, Esther ? Dites lui, vous, que je suis un bon coup ! Qu'il a tort ! Qu'il ne sait pas ce qu'il perd en me laissant...

- Esther, nous devrions nous en aller...

- Dites-lui que je suis une bonne salope ! Que vous m'avez bien baisée ! Enculée à fond !

- Esther, il faut y aller...

- Non, je n'ai pas fini d'en prendre ! Ma chatte n'est pas rassasiée, ni mon cul ! J'en veux encore !

Elle se tourne vers son amant de passage et lui dit :

- Vous ne m'en voulez pas si je remonte avec mon ex ?

Il fait un signe de dénégation où elle devine un regret. Elle hésite. Elle se tourne vers Borme et l'entraîne vers les chambres.

Par-dessus son épaule elle lui lance un regard qu'il veut croire désolé comme le sien.

Mais que peut-il faire?

 

subodorer.jpg

 

Tag(s) : #Femme, #Nice city

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