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Je poursuis mon article précédent  Cahuzac est innocent ! par ce nouvel article qui ne concerne plus un homme politique de gauche mais de droite, qui plus est ( circonstance aggravante si vous vous reportez à ce précédent mien article) ancien président de la République ce qui en ces temps de populisme forcené est une circonstance aggravante non seulement au second degré, mais au cube ! Donc voici monsieur Sarkozy qui de "témoin assisté" vient de passer au statut de mis en examen, ce qui suppose qu'il y aurait des "indices graves et concordants" que le juge d'instruction en charge de l'affaire Bettencourt aurait découvert.

Il n'empêche que Monsieur Sarkozy est toujours innocent tant que sa culpabilité n'aura pas été établie, ce qui ne peut se faire qu' à l'issue d'un procès.

Donc après avoir proclamé hier l'innocence de monsieur Cahuzac, je proclame aujourd'hui l'innocence de monsieur Sarkozy!

Pour le moment tous ces faits ne font que renforcer le sentiment du "tous pourris" envers les hommes politiques, donc la fameuse politique du "ya qua", sortir de l'union européenne, abandonner l'euro, revenir à l'inflation, taxer les riches et pourquoi pas les comptes en banque, supprimer les partis, les syndicats, la démocratie, pour établir un régime des "purs", une théocratie!

Amen ! Alleluia! Allah u akbar!

Heureusement que nous avons Mediapart et des juges pour défendre cette démocrasseuse !

 

coup_able.jpg                

 

 

Pour nous remettre de toutes ces émotions, voici un nouvel épisode de mon modeste récit policier inachevé que vous pouvez lire en suivant ce lien dans sa continuité : link

 

 

- Si nous faisons le point. Marcia Nogueira agresse Sarah Rouihi au bas des escaliers du palais de justice. Un témoin la voit s'enfuir par la rue Louis Grassi. Il a retenu ce fait parce qu'il sait dit en lui-même qu'elle devait avoir le « diable aux trousses ». Elle emprunte le cours Saleya. Pas de témoignages. Il devait y avoir déjà pas mal de monde. Elle a pu se perdre au milieu de ce début de foule ou bien elle a arrêté de courir. Un autre témoin l'aperçoit rue des Ponchettes. Il l'a reconnue sur les photos. Ce qui l' a frappé, c'est son air, « un visage de méduse éperdue ». C'est pour cela qu'il a eu du mal à la reconnaître et en même qu'il l'a reconnue parce qu'il a été frappé par l'expression de désespoir inscrite sur son visage. Elle débouche sur le quai des États-unis. On en est sûr parce qu'elle heurte le témoin qui proteste, à qui elle ne répond pas, selon ses termes « elle était comme absente ». Puis elle disparaît. A moins que ce soit elle qui se fait renverser par une sorte de fourgon. Le témoin est trop loin pour dire si c'était une femme, un homme, et préciser la marque du fourgon. A ce moment là, la chaussée sud est vide parce que en amont un engin de chantier manœuvre et la circulation a été interrompue provisoirement. Selon son témoignage le fourgon s'est arrêté et il a vu la personne renversée se relever, aidée par le conducteur. Elle serait montée dans le véhicule qui a redémarré. Voilà cela fait cinq semaines que l'on est sans nouvelles de Marcia Nogueira. Est-ce qu'elle a mis fin à ses jours ? Mais la mer aurait dû rejeter le corps depuis tout ce temps. Est-ce qu'elle est une nouvelle victime de notre tueur en série ? Qu'est-ce que tu en pense Chaval ?

- Cela ne cadre pas trop avec son modus operandi. Mais l'occasion a fait le larron, peut-être.

- La thèse d'un suicide est toujours valable. Elle croît avoir commis l'irréparable, c'est-à-dire tuer Sarah Rouihi. Elle ne sait pas qu'elle ne l'a que blessée. Au fait comment va-t-elle Bouchard ? Demande le procureur.

- Plus de peur que de mal. La lame a dérapé sur son blouson en cuir, a été déviée par une côte avant de pénétrer dans la poitrine mais sans léser aucun organe... Je suis en accord avec vous Le Cairn, elle croît avoir tué la femme qu'elle aime, elle est désespérée, elle ne voit pas d'autre solution que de mourir à son tour. Le crime passionnel dans toute sa splendeur avec son issue tout aussi implacable...

- Ta manie de voir des crimes passionnels partout, Bouchard...

- Là, je ne me trompe pas...

Ils constatent tous, Hèmery, Chaval, Le Cairn l'assombrissement soudain de Bouchard.

Ils se remémorent sa douleur à l' annonce de l'agression contre Sarah. Il a fallu qu'Hèmery le soutienne et le transporte aux urgences dans un état d'abattement total. Ce n'est que quand l'interne est apparu pour donner des nouvelles rassurantes sur Sarah que Bouchard a semblé retrouver un peu de vie. Mais seulement un semblant, néanmoins suffisant pour qu'il aille de lui-même jusqu'aux soins intensifs et qu'il voit Sarah lui faire un signe de la main et pour enfin croire les propos rassurants de l'interne. C'est à ce moment qu' il s'est remis à vivre. Les jours qui ont suivi, il est allé de mieux en mieux au rythme de ses visites à Sarah. Puis il a recommencé à être déprimé, sans que ses amis puissent en savoir la cause, puisque Sarah était presque complètement rétablie et sur le point de quitter l'hôpital.

- Tu ne m'en veux pas ?

- Non.

- Tu en es sûr ? Tant que je ne saurais pas ce qu'elle est devenue, je ne serais pas tranquille...

- On la cherche Sarah... Mais il semble qu'elle ait disparu...

- Je ne pourrais pas supporter l'idée qu'elle soit morte... qu'elle se soit suicidée à cause de moi... à cause de ce qu'elle a cru m'avoir fait...

- Elle a vraiment eu l'intention de te tuer Sarah...

- Tu en es sûr ? Elle ne m'a porté qu'un seul coup de couteau... Vraiment si elle avait voulu me tuer, elle se serait acharnée...

- Sarah... Ne pense plus à elle... pense à nous deux...

- Je ne peux pas Bouchard... Je ne peux pas... Si au moins je savais ce qu'elle est devenue... C'est de ma faute...

- C'est elle qui a voulu te tuer... C'est toi la victime...

- Tu ne comprends pas... Je ne te l'ai pas dit... j'avais déposé une plainte contre elle et obtenu une mesure d'éloignement...avec l'aide d'Hèmery...

- Pourquoi, si ce n'est parce qu'elle t'avait menacée... Ce qui veut dire que tu te sentais déjà en danger avant son geste...

- Pas au point de croire qu'elle pouvait me tuer... C'était de ma part une mesure disproportionnée... C'est ce qui l'a plongée dans le plus noir des désespoirs et qui l'a poussée à cet acte...

- D'une violence inouïe contre toi Sarah...

- Oui mais d' un amour désespéré... Que j'ai gâché...que je n'ai pas su préserver...

- Et nous Sarah et moi...

- Je suis désolée, Bouchard... Retrouve-la...

- Qu'est-ce que tu feras...Tu retourneras avec elle ?

- Retrouve-la, Bouchard... c'est tout ce que je peux te dire... retrouve-la...

- Oui...

- Tu me le promets...

- Oui...

 

- Bouchard ! Qu'est-ce que tu as, demande Hèmery alerté.

- Quoi, non, rien... je pensais à quelque chose...

- En rapport avec la disparition de Marcia Nogueira, capitaine, le questionne Le Cairn ?

- Non... Oui... pas exactement...

- Sarah t'a révélé quelque chose ?

- Pas exactement... Mais elle croît à la thèse d' un geste passionnel sans réelle intention de tuer... Elle se croit responsable...

- Un grand classique, fait Chaval, la victime qui se sent coupable...

- Pourquoi tu ne m'as rien dit Hèmery ?

- Rien dit quoi Bouchard ?

- Sur la mesure d'éloignement prise à l'encontre de Marcia.

- C'est Sarah qui exigé le silence... Tu sais combien c'est difficile pour une femme battue de rompre... de se faire a l'idée que l'amour que l'autre lui porte est un amour détestable...dont il doit se défaire...

- Si j'avais su...

- Tu ne m'en veux pas Bouchard ?

- Non... rassure-toi. Tu viens de me donner un argument supplémentaire pour convaincre Sarah qu'elle n'est qu' une victime... qu'elle doit se délivrer de son sentiment de culpabilité.

- Raison de plus messieurs pour redoubler vos investigations et me résoudre cette affaire Nogueira et surtout arrêter notre tueur en série. Je commence à perdre patience...

- Je ne t'ai jamais vu aussi impatient fait Chaval sur une affaire...

- C'est vrai j'ai hâte d'en finir... Oui d' en finir...avec cette affaire...s'entend.

Au fond se dit le procureur après avoir quitté ses amis, si je ne tenais pas ma promesse et que je passais à l' acte. Le revolver est dans le tiroir de mon bureau. Je passe le prendre et boum, je m'éclate la tête.

- Ci-gît le procureur Antoine-Périer Joseph Le cairn qui n'a pas su vivre mais au moins a su mourir.

- Un acte inattendu...

- Qui révèle les failles d'un homme...

- En même temps mystérieux...

- C'était un homme droit, presque rigide...

- Un grand procureur...

- De l'ancienne école...

- Celle qui n'avait pas peur de réclamer la peine de mort du temps bénie où elle existait...

Il se voit déjà mort, étendu dans son suaire, juste avant que son âme s'égare dans la nuit infinie, entouré de cette foule de curieux attirés par le décès d'un procureur et qui débitent ces banalités qui les éloignent de leur propre mort qui aura beau ricaner mais qui restera tenue à distance par ces à peu près de propos convenus, croient-ils.

Oui, s'il ne tenait pas sa promesse qui ne vaut gère mieux que n'importe quelle promesse...

 

 


Tag(s) : #Hommes politiques, #Présomption d'innocence

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