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Un nouvel épisode de mon modeste récit policier dont vous pouvez lire en suivant ce lien tous les épisodes : link

 

 

 

 

 

Retour dans la vallée des cendres de la mort

 

 

 

 

 

Au détour du virage au dernier moment il découvre l'amas de rochers qui obstrue la chaussée. Il freine brutalement. Le véhicule s'immobilise. Il descend sous la pluie qui le cingle. Il se rend compte, qu'ils ne pourront pas continuer. Il remonte dans la voiture. Il se tourne vers Marcia :

- Nous sommes bloqués, avant que la route soit dégagée, il y en a pour plusieurs heures, le mieux pour nous est de rebrousser chemin...

- Comme vous voulez répond-elle, prostrée sur son siège .

Il fait demi-tour.

- Nous remontons vers la maison...

elle hoche la tête, indifférente.

Arrivés, il doit la prendre par les épaules pour la conduire jusqu'au chalet. L'orage continue de gronder son jugement dernier. Des éclairs parcourent le versant. Quelques arbres prennent feu. La pluie éteint rapidement ces débuts d'incendies. Ils peuvent entendre l' écho de rochers qui dévalent la pente vers le fond du vallon. Le tonnerre est assourdissant. L'orage est à la verticale de leur position. La pluie fouette le sol comme un dernier jour. Derrière le ciel s'est perdu. Le temps de parvenir jusqu'à la maison, ils sont trempés.

A l'intérieur il rallume le feu dans la cheminée. Il propose qu'ils retirent leurs vêtements mouillés pour les étendre et les faire sécher. Elle acquiesce.

- Vous avez faim ?

- Non.

Elle frissonne.

- Vous êtes pâle et frigorifiée, vous devez être en hypothermie. Il vous faut au moins boire un thé chaud.

- Si vous voulez...

Il prépare le thé. Elle s'est recroquevillée près de la cheminée.

Soudain, elle lui demande d'un air lointain :

- Vous allez recommencer ?

Il se tourne vers elle :

- Recommencer quoi ?

- Vous le savez bien...

- Non, je n'en ai pas l'intention.

- Comme vous voulez...De toutes façons ma vie est fichue...

- Ne dites pas cela... Il y a toujours un espoir...

- Non. J'ai tué la femme que j'aimais... ma vie ne vaut plus rien...

Il s'affaire pour se donner une contenance et échapper au vertige qui de nouveau la saisit. Il lui demande :

- Vous n' êtes pas croyante ?

- Croyante ? Non.

- C'est pour cela...

- Pour cela quoi ?

- C'est pour cela que vous êtes désespérée et que vous pensez qu'il n'y a pas de vie possible après ce meurtre... Dieu est d'une infinie miséricorde, vous savez...

- Vous y croyez à cela, à un Dieu infiniment miséricordieux...

- Oui pourvu que nous ne sombrions pas dans le désespoir, pourvu que nous pensions qu'il y a toujours une chance de salut …

- Je m'en fous du salut ! Sans Sarah, ma vie n'a plus de sens. Vous devriez en profiter...

- Profiter de quoi ?

- De moi... et m'aider à en finir...

- Non... Je ne veux pas.

- Pourtant tout à l'heure vous y étiez presque...

- Je vous ai dit que je ne voulais pas vous tuer... Ce n'était qu'un … vertige... dans le quel je me suis laissé entraîner...

- Pourquoi ne pas recommencer.. Pour moi ce n'était pas si désagréable... C' est la première fois qu'un homme me traitait de cette manière...Que j'avais un homme au-dessus de moi...

- Vous n'avez jamais eu de rapports avec un homme ?

- Oui, mais il y a longtemps. Je suis devenue homosexuelle parce que je me suis aperçue qu' Il n'y avait que le corps des femmes qui me séduisait vraiment. Devant celui des hommes... je ne ressens qu'une certaine répulsion...

- Autant donc ne pas recommencer …

- Rendez-moi service... Je n'en veux plus de cette vie... rendez-moi service...

En parlant,Marcia s'est mise entièrement nue et s'est allongée sur le tapis devant la cheminée...

De nouveau, il panique. Il essaie de penser à Claire. Il ne peut lui faire çà. Il ne peut trahir sa confiance. Il ne doit pas céder. S'il cède cela ne peut vouloir dire qu'une seule chose, que son père avait raison, que Dieu fait de nous ce que bon lui semble et que pour lui il a décidé qu'il était prédestiné au mal sans rémission. Il ne doit pas céder. Cette femme est l'instrument de sa damnation. Il est libre. Il peut échapper à cette tentation. Il ne tient qu'à lui. Il doit penser à Claire.

Marcia a écarté ses cuisses et se caresse l'entrejambe. Elle répète :

- Rendez-moi service... je ne vous demande pas de me tuer mais de m'aider... Je veux connaître une nouvelle fois cette sensation... Je vous en prie... Après nous irons à la police... Je ne leur dirai rien... j'avouerai mon crime... et cela sera fini pour moi.... et pour vous...

Il cède. Il s'agenouille sur sa poitrine. Elle écarte ses bras pour montrer qu'elle ne se défendra pas. Le poids de son corps sur ses seins et sa poitrine la font haleter. Elle saisit ses mains et les porte à son cou :

- Je ne vous quitte pas des yeux, lui dit-elle. Comme çà vous pourrez desserrer votre étreinte au moment opportun...

Il lui serre progressivement le cou. Quand il voit qu'elle est sur le point de perdre connaissance, il réduit la pression. Il la laisse reprendre ses esprits.

- Vous voyez, c'est facile dit-elle d'une voix devenue un peu rauque. Vous pouvez recommencer...

Il exerce de nouveau une contraction sur ses carotides. Quand elle commence à perdre connaissance, il continue à appuyer. Elle se cambre. Au dernier moment il relâche sa pression. Elle peut respirer. L'air qui entre dans se poumons la fait tousser.

- Vous voulez que j'arrête, lui demande-t-il. Elle fait non de la tête, prend avec ses mains les siennes et les force à lui comprimer le cou. Elle ferme les yeux. Au bout d'un moment ses mains retombent inertes. Elle s'est cambrée.

- Ouvrez les yeux lui intime-t-il. Elle les ouvre. Il sont presque complètement révulsés.
- Je ne veux pas vous tuer. Regardez-moi.

Elle retrouve en partie sa lucidité. Elle lui murmure :

- C'est bon... Pénétrez-moi...

Elle cherche son sexe, qu'elle caresse.

- Pénétrez-moi... je veux en finir.. C'est trop bon...

Elle se tourne sur le côté pour se dégager de ses jambes. Il la laisse faire. Il est un peu hébété mais un certain soulagement s'est emparé de lui. C'est fini, il ne la tuera pas. Elle ne le désire plus. Elle ne désire plus que satisfaire son désir sexuel exacerbé par la strangulation.

Il voit qu'elle a saisi ses cuisses pour les tirer le plus possible en arrière et lui présenter sa vulve pour qu'il puisse y pénétrer comme elle le lui a demandé. Une fois en elle, elle lui dit :

- Etranglez-moi.

Elle lui tend son cou. Il le saisit et se met à serrer.

- Regardez-moi. Je dois savoir quand vous allez être sur le point de vous évanouir...

Elle le regarde tandis qu'il serre et qu'il appuie le plus possible sur ses cuisses qui compriment sa poitrine. Elle râle de plaisir. Elle ferme les yeux. La pluie continue de fouetter le toit comme un dernier jour, l'orage de gronder son jugement dernier.

 

 

 

 

 

        dernier jour 3   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Nice city

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