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La NRA (National Rifle Association) vient de m'envoyer un mèl de protestation à la suite de mon précédent article, Contre la vente d'armes aux citoyens  dont je vous livre la teneur après traduction grâce à Google que je remercie pour sa philanthropie:

 

Monsieur votre inculture n'a d'égale que votre incompétence en matière criminelle. Il est de notoriété publique que la peur de la punition est un des motifs d'instauration de la paix civile dans un pays. A partir du moment où le voleur ou le criminel sait qu'il risque sa vie en cherchant à voler le bien d'autrui ou à le tuer, il y regarde à deux fois.

Il n'y a aux USA que 20.000 tués par armes à feu chaque année. Ce chiffre très bas est le résultat, 1) du port d'armes, 2) d'État qui n'ont pas eu la faiblesse d'abolir la peine de mort et dont les gouverneurs, bénis soient-ils! particulièrement celui du Texas, refusent systématiquement d'accorder leur grâce même s' il y a un doute sur la culpabilité du criminel. Dieu reconnaîtra son innocence et réparera sans problème cette erreur humaine minuscule au regard des avantages obtenus dans le maintien de la paix civile!

Votre ignorance d'Européen sur la culture américaine se révèle énorme et inacceptable.

L'industrie des armes aux USA génère au moins 31 millions de $ par an. Interdire le port d'arme aboutirait à la fin de cette industrie or vous connaissez notre attachement à la poursuite de l'argent, qualifié sommairement par vos intellectuels communistes de matérialiste, - qui n'est que le moyen de savoir en tant que protestant si Dieu nous sauve ou non, puisque Lui Seul nous sauve et non point nos actions minuscules à ses yeux, donc porter atteinte à cette industrie oui c'est porter atteinte doublement à notre culture 1) parce que nous sommes un peuple qui a conquis son territoire par les armes sur des indigènes dont vous semblez ignorer en Europe la férocité, 2) parce que si nous sommes dans ce pays c'est pour faire de l'argent non pour l'argent mais pour savoir si Dieu bénit nos actions ou non. Le fait que nous ayons vaincu les indiens est une preuve que Dieu nous a fait don de ce pays pour que nous en tirions toutes les richesses possibles y compris la manne du gaz de schistes que Dieu nous a accordé pour ne plus dépendre des états arabes anti-sionistes .

De plus le soutien des américains au port d'armes malgré une propagande partiale ne se dément pas, comme le montre le sondage du 7/8aout 2012 effectué par ORC:

Pas de restrictions au port d'armes 13%

Quelques restrictions au port d'armes 76%

Port d'armes illégal pour tout le monde excepté la police et du personnel autorisé 10%

Pas d' opinion * 1% *

Vous noterez que seulement 10% des citoyens sont favorables au désarmement du peuple!

Nous ne vous souhaitons pas de vous retrouver face à un tueur mais si cela vous arrive vous maudirez certainement les lois de votre pays qui restreignent de manière totalement attentatoire à la liberté le port d'arme.

Dieu sauve l'Amérique et les Américains!  

 

Pour vous faire avaler cette pillule, je vous livre un nouvel épisode de mon modeste petit récit policier sur la mort de cette jeune enseignante, Marie Toulouse.

Résumé de l'épisode précédent. non seulement celui que nous appelons Borme est arrivé au lycée non seulement il a fait cours mais en plus il s'est livré à une occupation parmi les plus controversées du métier d'enseignant, la correction de copies.

 

 

Les lieutenants Bouchard et Hèmery, en charge de l'enquête sur le décès de Marie Toulouse, que nous avions qualifié d'inspecteurs par confusion avec les romans policiers d'antan s'étaient installés dans le gymnase de l' établissement.

C'était au tour de Borme d'être interrogé.

Comme d'habitude c'est le lieutenant Bouchard qui menait l'interrogatoire avec cette bienveillance qui lui paraissait être la meilleure arme pour obtenir tous les aveux qu'il espérait. Le lieutenant Hèmery faisant office d'épouvantail inquiétant avec son allure dégingandée et son mutisme persuasif.

- Cher monsieur Karsky, quels étaient vos rapports avec Marie Toulouse, avait-il demandé sans préambule?

Borme avait répondu que si rapports il y avait eu il n'en gardait qu'un souvenir vague correspondant plutôt à une absence de rapports soutenus.

- Pourtant le témoignage de certains de vos collègues nous ont laissé comprendre que vous entreteniez des liens étroits avec une jeune professeure, avait poursuivi le lieutenant Bouchard, n'est-ce pas Hèmery? avait-il continué en s'adressant à son partenaire qui avait acquiescé de la tête.

Borme avait convenu que c'était exact, mais que ce n'était pas avec Marie Toulouse.

Les deux lieutenant de police avaient paru le premier peiné, le second contrarié.

Un silence les avaient saisis dont ils avaient eu du mal à se départir.

 

Tandis qu'elle jouit, il observe son visage noir qui s'ensauvage. Elle a fermé les yeux. Quand elle les ouvre une brindille d'inquiétude craque dans son regard.

Plus tard :

- Tu as faim ?

- Oui.

Ils déjeunent.

- A qui penses-tu ?

- A toi.

- Menteur !

Elle rit.

Il lui dit qu'elle lui caresse le cœur,

- C'est vrai ?

- Oui.

Elle est ravie et surprise.

- On rentre ?

- Oui.

Chez elle, après l'amour, ils se retrouvent à des années-lumières l'un de l'autre.

- Tu es bien ?

- Oui.

- Vraiment ?

- Oui.

Peu convaincue. D'un geste, elle tente d'écarter la toile que l'araignée tristesse a tissé devant leurs visages. En vain. Il est empêtré en elle.

Ils se quittent.

- A demain.

- A demain.

Les mots n'y ont rien pu.

Ils sont soulagés de se séparer.

 

- Il vaut mieux.

Un vent coupant tourbillonne. Rabat ses cheveux sur son visage. Cache son regard.

- pourquoi ?

- Il vaut mieux.

Une bourrasque chasse les cheveux de son regard. Il flotte dans les larmes.

- Comme ça ?

- Oui.

Le vent replace ses cheveux sur son visage. Il ne voit plus son regard qui flotte dans les larmes.

- Tu comprends ?

- Oui.

Il ne comprend pas. Le cœur à vif.

Le mistral creuse le ciel.

 

Des gouttelettes brillent sur sa peau. Son corps est noir. Ils nagent jusqu'à la digue qui barre l'horizon à quelque dizaine de mètres du rivage. L'eau est violette. Le ciel est violet. Des mouettes crient quelque chose qu'ils ne comprennent pas.

- Qu'est-ce qu'elles disent ?

- Je ne sais pas.

Le soleil est rouge. Le corps d' Hélène scintille dans sa noirceur. Les mouettes continuent leur jacassement.

- Qu'est-ce qu'elles disent ?

- Je ne sais pas.

- Demande-leur !

- Elles confirment : nous devons nous en aller !

- Restons.

- Oui.

Il se glisse dans son regard violet. Les mouettes protestent en riant.

 

- Tu m'écoutes ?

- Oui, non, excuse-moi...

- Je proposais : si on allait à la maison...

- Oui, pourquoi pas.

- Cache ton enthousiasme.

- J'aime tes lèvres...

- Bravo, c'est nouveau.

 

- Vous avez le temps ?

- Oui.

- Je peux vous parler, d'une voix douce, vibrato.

 

- Allons-y.

- Où ?

- Chez moi, dit-elle.

- Oui.

Ils vont chez elle.

Il la déshabille.

Ils font l'amour.

 

- Je vous scandalise ?

- Non.

- Pourtant...

- Non.

- J'aime ton corps, lisse, soigné...

 

- Qu'est-ce que tu as ?

- Rien.

Elle le scrute.

Il la voit à travers une nuée de poussière grise qu'il cherche à percer.

- Ne me regarde pas comme ça, fait-elle, gênée.

- Comment veux-tu que je te regarde ?

- Pas comme ça...

- Comme ça quoi ?

- Comme...comme... si j' étais une autre !

- Quelle autre ?

- Je ne sais pas moi... une autre... ta femme...

Cela s'aggrave vite. Ils se battent.

Soudain, elle se laisse aller. Il la retourne.

- Penche-toi.

Elle s'est agenouillée au pied du lit.

- Cambre-toi.

Elle se cambre et expose ses fesses. Elles luisent soyeuses dans la pénombre de la chambre.

Il les écarte et s'enfonce doucement, profondément en elle.

Elle a fermé les yeux. Son visage de profil est désert. Elle n'est plus que ce corps animal massif noir.


 

Il la retrouve dans le parc. Il lui dit que c'est fini entre eux.

- Pourquoi ?

- Tu n'aurais jamais dû téléphoner à Esther !

- Je ne sais pas ce qui m'a pris !

- Je ne t'avais rien promis !

- Je le sais. Je ne te demandais que ta queue ! T'épouser ! La vie à deux avec moi en bobonne, très peu pour moi !

- Pourquoi lui avoir dit alors ?

- J'en avais assez que tu ne sois pas où ta queue était ! J'en avais assez que tu ne sois pas capable de me donner cette illusion de ne baiser qu'avec moi !

- Et maintenant ?

- Les choses sont claires ! Je sais que ma chatte, tu en as peur !

- Peur ?

- Oui. Tu crois, parce que je veux faire l'amour avec toi, que je veux te mettre le grappin dessus ! Je m'en fous ! Je croyais que tu serais un bon coup ! C'est vrai tu baises bien ! Mais tu n'es pas là ! Dès que c'est fini et même avant, tu es déjà avec ta femme ! Je ne le supporte plus !

- C'est ma femme !

- Oui. Mais tu aurais pu ne serait-ce que de temps en temps jouir pleinement avec moi, rien qu'avec moi. Te laisser à ta femme, c'est pas ça qui me touche, ce qui me tue c'est que tu ne sois même pas capable de l'oublier un instant quand ça jouit entre nous!

Elle s'en va.

Il ne la retient pas.

 

- Merci, cher monsieur Karsky, vous pouvez partir, avait fini par dire après un temps le lieutenant Bouchard pour sortir de ce silence qui avait suivi la réponse de Borme, et se tournant vers son collègue, à moins que tu n'es quelque chose à ajouter Hèmery :

- Nooon, pâaas que je sâache, avait rèpondu celui-ci.

 

 

je_ne_sais_pas.jpg

 

 

 

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