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Voila que ma vieille passion pour Freud m'a ressaisi, - pour son anti-conformisme qui fait de l'enfant, (cet angelot?!) un meurtrier en puissance qui veut tuer son père, un violeur qui veut coucher avec sa mère, d'un prince égyptien, Moïse, le fondateur de la religion juive, des bourgeois anti-sémites et puritains de son temps des obsédés sexuels! Ah!Ah!Ah! Je le vois jouir et se ré-jouir dans sa tombe et moi avec lui! Chapeau l'artiste!

Du coup je me suis penché sur sa postérité en allant consulter messieurs Google, Yahoo et Bing pour connaître le nombre de ses occurrences sur la toile. Certes il est loin des 144.000.000 d'occurrences si l'on tape sexe mais Il fait bonne figure :

  1. Avec M. G. il y a 312.000 occurrences pour «La psychanalyse guérit» , 250.000 pour «La psychanalyse ne guérit pas», 347.000 pour «Est-ce que la psychanalyse guérit?»

  2. Avec M. Y. respectivement 238.000, 1.890.000 et 1.250.000

  3. Avec M. B. 285.000, 4.640.000 et 3.460.000.

 

Première conclusion M. B. en recherche des occurrences est bien plus fort que M. Y. et surtout M. G. qui passe pour le pape du référencement.

 

Deuxième conclusion, sans additionner les occurrences de «La psychanalyse ne guérit pas» et celles de «Est-ce que la psychanalyse guérit?», le doute sur les capacités de guérison de la psychanalyse l'emporte largement!

Troisième pied de nez de Sigmund depuis sa tombe : Ce que vous avez pris au sérieux comme moyen de guérison, la psychanalyse ne l'est pas. D'ailleurs moi, Freud vivant je n'ai jamais guéri personne et surtout pas le fameux «homme aux loups» qui toute sa vie a été en psychanalyse sans jamais guérir! Ah!Ah!Ah!

Cela vous apprendra à faire voler au sol le chapeau de mon père pour montrer votre mépris à l'égard des juifs!

 

 

Après ces pieds de nez à la bien-pensance, je vous livre un nouvel épisode de mon modeste petit récit policier. Dans l'épisode précédent la confrontation entre Mireille Toulouse et Borme nous a montré le décalage de leurs visions respectives de Marie Toulouse.

 

 

 

 

Le temps ce forgeur d'irréparable avait noué entre Hèmery et Bouchard d'abord, de profonds liens d'amitié dont nous avons eu un aperçu dans un épisode antérieur, mais il avait aussi noué de profonds liens d'amitié entre les inspecteurs Hèmery et Bouchard et le médecin-légiste Chaval dont nous venons de voir précédemment la titubation vers le restaurant où il avait rendez-vous avec eux. En plus ce temps qui avait noué ces même liens entre les inspecteurs Hèmery et Bouchard, le médecin légiste Chaval les avait noué avec le procureur Le Cairn. Les quatre hommes formaient un ensemble qui paraissait redoutable aux autres, dont ils se gaussaient pour en conjurer les maléfices. Quoi de plus redoutable que la Police, la Justice et la Médecine Légale marchant du même pied vers la vérité. Nos quatre hommes avaient chacun pour survivre leur divertissement, leur addiction.

Pour Chaval nous la connaissons, c'était l'addiction diurne et maîtrisée au vin rouge de préférence. Même si nous avons vu que dans le cas de l'autopsie de Marie Toulouse il avait perdu la maîtrise de cette addiction et au lieu de déguster son verre de rouge à peu près toutes les heures, il avait contrairement à son habitude avalé trois ou quatre verres d'une affilée par heure. Donc Chaval, en temps normal, depuis le départ de Marthe, savait combien de verres il pouvait boire en une journée pour trouver sa vie vivable, en même temps conserver sa lucidité professionnelle et son équilibre.

Le cas du procureur Le Cairn était de même espèce quoique un peu différent. Comme Chaval il avait une addiction à la boisson, mais à la différence du médecin légiste c'était à l'alcool, plus précisément au rhum et deuxième différence son addiction était nocturne. Pendant la journée sa vie lui paraissait vivable, la défense de la société si elle n'était pas une sinécure et parce qu'elle n'était pas une sinécure ne laissait pas de place au moindre ennui. C'est le soir qu'il devenait ce roi sans divertissement donc malheureux présenté par Pascal, c'est le soir qu'il avait donc besoin d'alcool pour s'évader de la noirceur de la nuit et de la minute à venir. Contrairement aussi à Chaval, il agissait dans cette addiction avec rapidité, buvant en quelques minutes cinq ou six verres de rhum qui le mettaient en état de se supporter, de supporter sa vie et d'essayer enfin d'entrer en un contact autre que de juge à coupable, avec autrui ( nous savons tous qu'il n'y a pas d'innocent mais que des coupables). Ce rhum ingurgité n'était pas bien entendu suffisant pour ce faire mais du moins pendant quelques instants, le procureur Le Cairn en avait l'illusion.

De Bouchard nous devinons que son addiction était la bonne chère. Il était non seulement gourmet mais gourmand. Assis devant tel ou tel plat, une belle pissaladière, une bruschetta,  tranche de pain grillée frottée à l'ail, arrosée d'huile d'olive et garnie de morceaux de tomates , une belle tranche de porchetta cochon de lait farci, des raviolis en daube, des petits farcis, une assiettée de stockfish, ragoût de morue séchée, mais aussi une pizza sicilienne, un tournedos Rossini, une soupe au pistou, un tajine, une choucroute, un cassoulet, une macaronade , des moules frites, une belle carbonade, il était non pas un homme heureux mais le roi Louis XIV et encore cette liste est non exhaustive puisque les goûts culinaires de Bouchard avait suivi la mondialisation et s'étaient étendus à la cuisine chinoise, extrême-orientale, etc... Sa seule obligation était son poids et son taux de cholestérol qu'il devait tenir dans les limites qui lui assuraient de vivre encore au-delà de quelques années.

Nous finirons par Hèmery, son addiction était les femmes. Mieux que Don Juan nous dirons qu'il en était bien au-delà des mil e tre. Sa taille supérieure à la moyenne, sa minceur, sa voix gutturale, son sourire , sa réserve toute de sous-entendus en faisait un être irrésistible d'autant qu'il s'intéressait aux femmes de presque toutes les tailles, de presque tous les âges, et que pour lui il n'y en avait pas de laides, mais d'une beauté particulière.

Lorsque Bouchard et hèmery avaient compris dans quel état se trouvait Chaval en arrivant au restaurant, ils avaient changé leurs intentions culinaires et s'étaient rabattus sur des plats sans viande, risotto à la milanaise pour l'un, aux cèpes pour l'autre en évitant aussi le risotto au noir de seiche. Chaval n'avait pas faim. Finalement sur la pression de ses amis, il avait commandé une soupe au pistou. Ils avaient commencé à manger en silence. Quand leur verre était vide la serveuse s'empressait de le leur remplir. Bien sûr Hèmery avait déjà entamé ses manœuvres pour obtenir un rendez-vous avec elle. Seul Bouchard l'avait perçu par habitude de voir agir Hèmery. Au café, il était évident que celui-ci avait obtenu ce qu'il désirait.

Puis les deux inspecteurs avaient entrepris d'en savoir un peu plus sur Marie Toulouse. Chaval avait répondu lentement en gardant visiblement un certain nombre de faits que le corps de la mort lui avait révélés :

- C'était une enfant battue. Elle a plusieurs fractures très anciennes aux côtes et aux avant-bras signes de protection contre les coups, le père sans doute. Peut-être inceste...

Chaval se tait, saisit un verre d'eau qu'il boit à petits coups, puis il reprend :

- Traces d'incisions au poignée , une tentative de suicide qui a échoué. Traces d'auto-incision vraisemblablement sur le cuisses... Elle n'était pas bien … Jeune femme moderne, épilation complète, tatouage à l'épaule... le signe de vie égyptien, nombril percé, un anneau en platine... Heure de la mort, vers une heure du matin. Peut-être suicide aux barbituriques mais dose non létale... Comment savoir. .. Pas de traces de violences sexuelles. Un hématome au crâne non létal. Une brûlure de cigarette à la paume, non cicatrisée...

- Donc aussi faisceau d'indices qui pourraient mener à la conclusion d'une mort provoquée transformée en suicide, poursuit Bouchard.

- Oui... C'est possible... Comment savoir...

- L'heure du décès, c'est sûr ? Demande hèmery.

- Oui... aussi sûr que de te dire que je n'ai pas trop bu ce matin...

- Pourquoi, tu as trop bu fait Hèmery avec une innocence feinte.

Après un profond soupir Chaval s'exclame :

- Merde! Les gars vous pourriez éviter de m'infliger ça !

- On l' a pas fait exprès imagine-toi Chaval. Tu crois qu'on est content que Le Cairn nous est foutu cette affaire dans les pattes!

- Au fait comment il va ?

- Devine...

- je vois...

C'est Bouchard qui paie l'addition.

- Pour les comptes on verra après, fait-il sur un geste de Chaval vers sa poche. Bon on te raccompagne...

- Tu rentres à la morgue ou chez toi, demande Hèmery.

- Quelle différence?

- Le lit?

- Ok. Chez moi...

 

 

interrogatoire

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