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Puisque le chomage court il serait temps non de mobiliser le peu de ressources financières de notre État perclus pour favoriser le travail des dizaines de milliers de chercheurs, d'ingénieurs en mesure de mettre aux point les technologies dont nous avons besoin afin qu' à partir de celles-ci des brevets et donc des emplois en découlent mais de faire un petit cadeau électoral aux 5,2, millions de fonctionnaires, en supprimant le jour de carence, en cas d'arrêt maladie d'autant que son impact budgétaire est selon la ministre de la Fonction Publique très limité, de l'ordre de 60 millions d'euros pour l'État, donc en faisant une aumone à ceux-ci.

La journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie avait été mise en place par le gouvernement Fillon fin 2011, dans un souci d'économies, en visant à limiter l'absentéisme dans la Fonction Publique. Dans le secteur privé, le délai de carence est de trois jours avant la prise en charge par l'assurance maladie, mais, il est vrai, certaines entreprises, donc pas toutes, compensent ce manque à gagner lorsque l'on devient malade.

Pendant que notre gouvernement prend cette mesure médiocre, (Il y a une médiocrité sans pareil de la gouvernance en démocratie, voir mon modeste petit traité politique notamment page 9,10 et 11, ( théorème n°5 et lois 5 et 6 par exemple) link ,

un «sale» patron, Vincent Bolloré, investit 1,8 milliard d'euros qu'il rembourse avec les profits des autres activités de son groupe (logistique, communication, médias) pour le développement de sa voiture électrique, la Bluecar, non plus seulement en location par Autolib en Île de france et à Paris mais en vente aux particuliers à 12000 euros, - donc ouvre des usines, crée des emplois en France à Quimper notamment. link

- Oui mais c'est pour s'enrichir encore plus, ce salaud !

- Et c'est en pompant les bénéfices de ses autres entreprises au lieu de les redistribuer à leurs salariés ! Salaud !

Non, nous ne sommes pas le pays de la haine sociale mais celui de l'égalité !

A bon non-entendeur salut et fraternité.

 

médiocrité red

 

 

 

 

Puisque depuis quelques temps vous n'avez pas eu de nouvel épisode de mon modeste récit policier, en voici un. Il est toujours question des meurtres de Marie Toulouse, d'Amanda Estébez et de la disparition de Juliette Tancrédi.

 

 

chaval



 

Une nouvelle fois, les lieutenants Bouchard et Hèmery ont dû intervenir pour venir en aide au procureur Le Cairn perdu à la fois dans les brumes de l'alcool et le labyrinthe des ruelles sans issue de la vieille ville ou de ses pensées. Comme c'était devenu à présent une habitude, ils ont fait appel à Chaval, passé maître dans l'art de faire barrage au delirium tremens qui aurait pu les menacer. Une fois le procureur récupéré, les trois hommes se sont empressés de rattraper en partie son niveau d'alcoolisation, ce qui a permis de les mettre au diapason de ses pensées noires, chacun ayant suffisamment de motifs pour ce faire.

Lorsque les premières lueurs de l'aube commencent à teinter le ciel, les quatre hommes se retrouvent sans trop savoir comment attablés à la terrasse d'un bar du port de Villefranche. Ils doivent en être au moins au troisième double café sans sucre. L'amertume a remplacé le brouillard éthylique dans leur tête.

Ils jugent opportun de faire le point sur la théorie de Chaval concernant les meurtres de Marie Toulouse, d'Amanda Estébez et la disparition de la jeune barmaid Juliette Tancrédi. C'est le médecin légiste qui ouvre les débats :

- Alors Hèmery qu'est-ce que donnent vos recherches ? Cette jeune femme qui se sentait épiée et menacée, où en êtes vous ?

- Total point mort. Aux dernières nouvelles, plus rien.

- Elle ne se sent plus suivie ?

- Non.

- Votre surveillance n'a pas dû être d'une suffisante discrétion...

- Vous pensez Chaval que c'est ce qui a alerté l'assassin potentiel, questionne le Cairn.

- Peut-être...

- A moins que ton hypothèse ne soit pas la bonne propose Bouchard.

- Possible, mais je la crois valable.

- Encore faudrait-il que les faits ne la controuvent pas...poursuit Hèmery. Il y a une autre possibilité, depuis peu elle sort avec un homme qu'elle a rencontré lors d'une soirée au théâtre. Ils ont passé le dernier week-end en montagne. Cette présence masculine qui a mis fin à sa solitude est peut-être la cause de son changement de sentiment...

- Possible.

- On repart à zéro, donc...

- Non, je ne me trompe pas. Nous avons affaire à un seul tueur, donc un tueur en série. Il ne pourra continuer indéfiniment à ne pas passer à l'acte. Vous n'avez pas encore eu de notification d'une nouvelle disparition de jeune femme ?

- Non, rien.

- Cela ne devrait plus tarder !

- Faut-il l'espérer demande Le Cairn.

Le silence s'installe entre eux qui les ramène à leurs préoccupations, leurs obsessions voire leurs tourments.

 

Il y a :

 

Esther qui revient, qui lui donne ses dessous qu'elle a retirés parce qu'elle désire ce soir être une femme qui soit à sa disposition corps et chair et qu' il le sache sans ambiguïté.

Lui qui prend les dessous et les porte à son visage pour en humer ce parfum Chypré avec ses senteurs de santal et de vanille qui l'enivre.

Elle qui le regarde les lèvres entrouvertes sa respiration un peu haletante.

Lui qui hésite encore...

Elle qui lui murmure :

«  Vous savez lieutenant, je ne regarde pas au-delà de cette nuit... Et je peux me mettre nue si vous le désirez … »

Puis

«  Je ferai tout ce que vous voudrez lieutenant. »



Il y a :



Sa femme qui dit :

« Chaval, tu me fais peur! Je ne peux plus supporter cette idée que tu puisses disséquer tous ces corps ! Je n'en peux plus que tes mains se posent sur mon corps ! Vraiment je n'en peux plus! Tu me comprends! Dis! Tu me comprends!».

Lui qui ne comprend pas, qui regarde dans une glace d'une armoire cet assassin qui le regarde aussi hébété que lui et qui ne comprend pas.

 

 

Il y a :

 

Sarah Rouihi qui dit :

« Excusez-moi, lieutenant, c'est encore moi... Je, je ne veux pas que cette soirée se termine comme ça... de manière aussi abrupte... de ma faute... je... Je suis disposée à tout pour que nos relations ne soient pas perturbées par ma manière... désinvolte... Je suis disposée à tout pour … Je vous dois des explications... Laissez-moi un peu de temps... Mais avant de nous quitter je me sens obligée de vous dire ce qui s'est passé et qui m'a chamboulée...

Lui qui dit :

« Sarah vous n'êtes pas obligée... »

Elle qui dit :

« Je suis tellement désolée... J'ai tout gâché... »

Lui qui dit :

« Non. Vous avez besoin de reprendre vos esprits. Vous m'avez demandé un peu de temps...Sachez que j'ai tout mon temps. Que je suis préparé à attendre le temps qu'il faudra... »

Elle qui dit :

« Merci, lieutenant. Et moi je suis disposée à tout si vous le désirez... Je ne vous demande qu'un peu de temps... »

 

 

Il y a :

 

Elle qui se déshabille qui dit :

«  Pose ton cartable là...Mon corps te plaît ? Approche-toi. Touche mes seins. Allons n'aie crainte... Mon mari ne te mangera pas... Ce n'est pas un ogre... et puis il n'est pas là...Ta mère n'en saura rien... Tu ne lui diras rien... C'est un secret entre toi et moi... »

Elle qui le déshabille... Qui prend son sexe dans sa bouche...

 

 

C'est le procureur Le Cairn qui éprouve le premier le besoin de s'évader de cette prison du souvenir qui les retient prisonnier à la faveur du silence.

- Messieurs, il est temps de rentrer.

- En effet.

- Allez-y fait Chaval, moi je reste encore un peu...

Bouchard, Hèmery et Le Cairn s'éloignent.

 

Il reste seul comme engourdi dans le rayon de soleil qui le réchauffe. Une silhouette le temps de passer le plonge dans l'ombre. C'est un homme assez grand qui pousse un fauteuil, dans lequel se trouve une femme au corps fluant dont la tête ballote sur la poitrine.

Plus tard, comme il n'arrive pas à se débarrasser de ce qui l'obsède, il se lève et marche vers la plage. Il aperçoit l'inconnu qui a pris dans ses bras la jeune femme et qui la conduit vers la mer. Il avance doucement, la pose délicatement dans l'eau et la maintient en partie dans le soleil rasant qui les inonde. Il semble lui parler doucement. Chaval devine un vague sourire sur son visage apaisé. Comme il craint de les importuner, il s'éloigne. De loin, au moment de monter dans sa voiture il remarque qu' ils sont toujours dans l'eau et que l'homme fait doucement glisser le corps de la jeune femme sur l'eau provoquant des cercles qui les auréolent.

 

En suivant ce lien vous pouvez lire les épisodes précédents : link

 

 

 


 

Tag(s) : #Politique, #Démocratie