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Rassurez-vous ou inquiétez-vous ?! lesdits requins vous ne les rencontrerez pas en nageant dans la baie ders Anges mais tout simplement en suivant les péripéties de nos inénarrables hommes politiques locaux pur paìs garantie sans pour sans, avec leurs confondants discours en langue de bois mais pas de celui avec lequel on peut se chauffer et de plus à courte vue pour ne pas dire à infra vue...

Je veux nommer  les Chiottis, les Escroczis et tous les autres en finissant par les Fumieris. Vraiment la Côte d'azur, mais pas seulement, en fait tout le grand sud sans compter le grand Nord, sans oublier le grand Ouest et le grand Est est/sont bénie/s des dieux pour avoir une classe politique d'une qualité aussi relevée pour ne pas dire épicée .

Je ne méconnais point que la démocratie ait besoin d'hommes politiques mais comme le montre mon modeste traité politique, il ne faut pas en attendre les monts et les merveilles qu'ils nous promettent effrontément. link (page 8 et 9).

Je ne résiste pas à la tentation de m'auto-citer :

 

"Théorème 1) L' homme politique s'apparente pour la férocité au tigre mangeur d'homme.

Théorème 2) L' homme politique s'apparente pour la dureté de la peau, autrement dit la capacité à subir des avanies, au rhinocéros.

Théorème 3) L' homme politique s'apparente pour la mémoire des avanies à l'éléphant.

Théorème 4) L' homme politique s'apparente pour esquiver ses responsabilités en cas de scandale à l'anguille.

Théorème 4 bis) L' homme politique s'apparente au caméléon pour s'adapter à toute nouvelle conjoncture.

Commentaire: Autrement dit il est orfèvre en l'art du retournement de veste.

Théorème 5) L' homme politique est tout entier tourné vers son succès électoral.

Corollaire 1) L'homme politique n'a que faire du bien commun.

Commentaire: Il se peut qu'un homme politique soit un homme d' État soucieux du bien commun . Pour ce faire les citoyens doivent lui permettre d'accéder au pouvoir, autrement dit faire un pari.

Corollaire 2) L'homme politique une fois élu, s'il ne se révèle pas un homme d' État a toutes les chances d'être réélu au contraire de celui qui se sera hissé à ce rang.

Commentaire: Surtout en période de crise, l'homme politique au pouvoir peut parfois hypothéquer ses chances de réélection en se comportant en chef d' État soucieux du bien public, en imposant les réformes douloureuses nécessaires. Le plus souvent, il ne le fera pas, se révélant un homme politique normal, autrement un homme politique surtout soucieux de se maintenir au pouvoir comme précisé par le corollaire 1 de la loi n°5 et les théorèmes 1 et 2 de la loi n°8.

Corollaire 3) Pour qu' un homme politique à la réputation d homme d' État, arrive au pouvoir il faut que le pays soit au bord du gouffre.

Commentaire: Les exemples de Clemenceau en 1917, de Churchill en 1940, de De Gaulle en 1945 et en 1958, de Mendès France en 1953, le démontrent.

 

Corollaire 4) Quant la situation d'un pays est redevenue normale, les électeurs élisent un homme politique normal, autrement dit qui n'est pas un homme d' État et se débarrassent de l'homme d'État qui a sorti le pays de sa situation anormale."

 

Lumineux non ?

 

requins_amis.jpg

 

 

J'en profite pour ajouter un nouvel épisode à mon modeste récit policier :

 

Les perspectives se présentaient sous les meilleures auspices pour Pierre Noglarimo à quelques mois des élections municipales. Dans son immense bureau de type mussolinien, il pouvait s'observer dans une glace qui avait pour but de le rassurer sur sa physionomie de jeune premier qu'il entretenait soigneusement par des séjours réguliers dans une clinique Suisse où la clientèle payait le prix fort pour se donner les apparences d'une éternelle jeunesse. Payer le prix fort n'était pas un souci pour lui dont au moins un compte anonyme alimenté via les îles Caïmans puis le Lichenstein était copieusement provisionné par toute une série d'entreprises de BTP qui comme par hasard se partageaient les marchés publiques de la ville et du département sans compter les grandes chaînes d'hôtels qui étaient l'objet d'un soin particulier de la part de M. le Maire de Nice city, ainsi que, au moins deux sociétés de transport par hélicoptère, engin de déplacement favori de celui-ci. Et patatras voilà que l'horizon venait brutalement de s'assombrir avec l' arrivée tonitruante du nouveau patron de Nice Soir, André Lornois. Ce dernier avait proclamé qu'il n'avait aucune intention de se présenter aux élections à la mairie mais immédiatement le ton du quotidien avait changé et était passé de la complaisance à la critique pour le moment indirecte. Le journal s'en prenant à un des chevaux de bataille qui avait assuré la première élection puis les réélections de Pierre Noglarimo sans coup férir, la sécurité. Malencontreusement la guerre des gangs semblait avoir repris de plus belle et l'assassinat de son ami d'enfance André Barcelmas lui ôtait un des moyens de l'apaiser. Toute sa campagne qui devait être jalonné par la présentation d'un nouveau et moderne système de caméras de surveillance dites intelligentes puisqu'elles ne se contentaient pas de montrer les images des délinquants mais qu'elles fournissaient immédiatement à la police municipale les coordonnées des ces derniers, casier judiciaire à l'appui pour les récidivistes, dont la société de Marc Colondriand était le maître d'œuvre, par l'inauguration d'une coulée dite « verte » puis d'un stade de football qualifié de « grand »  et de maisons de retraite pour accueillir du mieux possible les riches retraités nonagénaires en mesure de se payer les nombreux services assurés par une main d'œuvre dévouée, d'origine philippine ou indonésienne donc immigrée malgré l'opposition avérée de Noglarimo à l'immigration, un autre des chevaux de bataille qu'il avait l'habitude d'enfourcher pour  pourfendre les moulins à vent de l'opposition de gauche "laxiste". Cette arrivée était d'autant plus inopportune et dangereuse que le maire était jusqu'ici assuré d'être réélu dans un fauteuil du fait d'une classe politique d'une incompétence réelle si ce n'est d'une honnêteté assurée et dont un des éléments essentiels était qu'elle devait être du « paìs ». Mais la stature nationale d'André Lornois, plusieurs fois ministres, corrigeait ce défaut d'origine non certifié conforme, d'autant qu'il avait été le président d'un club de football qu'il avait su mener à une victoire en coupe d'Europe faisant de lui un héros du petit peuple. Certes, celui-ci s'était retrouvé en prison pour quelque menues « vétilles » fiscales mais il avait su rebondir en faisant flèche de tout bois dans les médias dont il était devenu un virtuose dans l' utilisation, leur fournissant en temps opportun l'information « sensationnelle » mais anodine qui leur permettaient de papillonner aux yeux de leur lecteurs et de bourdonner aux oreilles de leurs auditeurs, de la manière la plus efficace pour engranger la manne de la publicité. Il s'était refait une fortune grâce à un « arbitrage » qui lui avait permis d'être indemnisé grassement à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros. En effet la grande banque nationalisée qui sur ordre, non écrit bien entendu, du président de la République de l'époque lui avait fourni les capitaux pour acquérir de grandes entreprises au bord de la faillite dont les syndicats s'étaient refusés à tout compromis avec l'ancienne direction pour la sauver et qui accueillaient à bras ouverts André Lornois dont l'entregent leur faisait avaler la pilule amère de licenciements plus massifs contre lesquels ils avaient prétendu se battre, - cette grande banque ayant prétendument grugé le grugeur professionnel qu'il était, dans la revente de l'une d'entre elles, remise à flots et redevenu un bijou de famille tentant pour tout possesseur de capitaux passant « par hasard » ( le hasard étant dans le milieu de la finance un des grands deus ex machina, comme chacun sait), mais néanmoins relation d'au moins un des membres du directoire de la susdite, en ne lui communiquant pas le prix réel de la transaction, bien plus élevé que celui qu'il avait demandé.

Avec cet argent, André Lornois s'était donc payé le groupe de presse de tout le grand sud dont Nice Soir et, ce que venait d'apprendre à son plus grand mécontentement Pierre Noglarimo, qui abhorait le football dont il était obligé de se montrer un fervent, il avait finalisé en secret le rachat du club de football de la ville, profitant du ressentiment de son président, ulcéré en tant que possesseur d'une entreprise de BTP de ne pas avoir comme d'habitude obtenu le marché du grand stade, dévolu à une firme multinationale autrement habitué à verser de mirobolants bakchichs nécessaires pour que son devis, notamment dans les pays moyen-orientaux, se révèle comme le plus convaincant.

Les affres d'une défaite électorale se profilait sur cet horizon de la côte d'azur immuablement au beau fixe pour lui depuis un lustre! Lui qui avait été un ministre du tourisme médiocre, puisqu'en tant que maire d' une grande ville touristique il avait la prétention de s'y connaître et qu'il avait allègrement contrevenu aux expertises de son cabinet, qui s'était révélé un ministre de l'industrie efficace, relativement, dans un pays qui a toujours honni l'industrie sous des prétextes divers, comme « la terre ne ment pas » « l'industrie exploite la classe ouvrière »  ou « l'industrie non seulement ça pue mais ça pollue », parce qu'incompétent il s'était appuyé sur sa haute administration compétente, allait-il être renvoyé à une retraite que comme tout homme politique il n'envisageait qu'une fois la mort venue ?

Il en avait mal au cœur au point de ne pas être éloigné de penser qu'il était fendu, d'autant que les sondages favorables l'étaient moins qu'il ne l'espérait après ce don de sa personne fait depuis des décennies à cette ville un peu ingrate. 

Le mieux pour se remettre était d'aller déjeuner dans ce restaurant huppé qui était devenu sa cantine, dont comme par hasard la rue avait été rendue piétonne par les services ad hoc de la municipalité, ce qui avait permis une extension de sa terrasse jusqu'au milieu de la chaussée. Là, il y trouverait le réconfort d'être reconnu comme un notable de la République, ce qui lui permettrait d'oublier son gros souci, d'autant qu'après son déjeuner, (il hésitait encore entre une bouillabaisse et des raviolis) il irait faire un petit tour dans l'arrière pays en hélicoptère, ce qui était toujours pour lui d'un grand réconfort que de voir son fief du haut du ciel.

Malheureusement, en se rendant à « La petite cabane sur la plage », par un détour vers le port, il aperçut le majestueux trois-mats d'André Lornois, où celui-ci avait élu domicile, qui manœuvrait pour quitter le plan d'eau et se rendre comme chaque jour soit à Villefranche soit aux îles de Lérins en rasant au plus près la côte pour que l'on puisse en admirer l'élégance toutes voiles déployées même si le vent n'était qu'une brise atone.

Il en eut un haut le corps et arriva à « La petite cabane » dans un état tel que les sourires obséquieux des serveurs et l'accueil outrageusement chaleureux de l'hôte des lieux ne lui furent d'aucun baume.

Circonstance aggravante ce bégaiement qui s'emparait de lui quand il était dans une situation de stress était revenu et il eut du mal à passer sa commande :« Ra...ra...vi..vi....olis en d...d...daube » dit-il avec difficulté. La serveuse vint à son secours : «  Avec comme d'habitude un petit rosé de Bellet, monsieur le ministre. », « oui » acquiesça-t-il.

 




Pour lire le récit dans sa continuité : link

 



Tag(s) : #Hommes politiques, #Nice city

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