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La révolution N.B.I.C. est fondée sur la Nanotechnologie, la Bio-technologie, l'Informatique et  la Cognitique. Elle conduira à la mort de la mort pour nous, autrement dit à une durée de vie frôlant l'immortalité...

Vous pouvez voir ci-dessous la conférence de 11 minutes du docteur Laurent Alexandre qui a fondé le site Doctissimo, sur cette révolution :

 


 
 
 

En suivant ce lien vous pouvez lire un de mes précedents articles :  En route vers l'immortalité qui traitait déjà de ce sujet, la fin de la mort pour l'homme.

Ce qui nous menace ce n'est plus notre mort individuelle mais comme précisé dans un autre de mes articles la mort du soleil, d'où la nécessité de chercher dès aujourd'hui la planète qui pourra nous abriter quand notre soleil se transformera en une géante rouge dans 4 milliards d'années. Il n'y a pas d'avenir pour la Terre  et ce, d'autant que nous devrons la terraformer

Que cela me soit une opportunité pour vous donner envie de lire un des plus grands livres de science-fiction contemporaine de Kim Stanley Robinson, sa célèbre Trilogie Martienne, qui raconte l’histoire de ce que pourrait être la terraformation de la planète rouge. Le succès de la trilogie est dû à la qualité de ses bases scientifiques, qui la rendent très crédible et qui font de cet auteur un des représentants le plus significatifs de la hard science-fiction.

Un équipage de 100 personnes, composé de 50 femmes et de 50 hommes, et réunissant quelques-uns des esprits les plus brillants de la planète, est envoyé sur Mars à bord d'un vaisseau spatial gigantesque, l'Arès pour terraformer Mars.

Ces cents premiers, au cours de leurs aventures vont également devoir faire face à un problème totalement inattendu, conséquence directe du traitement de longévité qui leur permet de ne pas mourir. Ainsi Maya, une de ces 100 premiers a de plus en plus de mal à se souvenir de son passé, et ne cesse d'être envahie par d'inquiétantes situations de déjà vu. Au fond, peut-être, est-ce ce qui nous attend si nous vivons comme le dit le docteur Alexandre 1000 ans. Est-ce que nous ne demandrons pas alors à en finir avec ce qui n'est plus qu'un retour vers un passé dont nous avons perdu la mémoire, mais avec des souvenirs épars et évanescents suffisant pour nous donner cette impression de déjà vu, de revivre sans cesse la même vie avec ses mêmes peripéties ?   

 

nuit des temps 2

 

La science est une merveille, peut-être de ce fait, supporterez-vous un nouveau fragment de mon modeste petit récit policier inachevé ?

 

Cela a commencé par un vague sentiment de malaise. Elle a essayé de le chasser. Mais jour après jour il était là. Elle a cherché à déterminer d'où il pouvait bien venir. Elle ne trouvait pas de raison. Apparemment rien n'avait changé dans sa vie. Les jours succédaient au jour au même rythme, sans à-coups. Son travail l'intéressait toujours autant. Elle avait toujours aimé les chiffres, les nombres, l'arithmétique, la comptabilité, les algorithmes. En plus ils lui permettaient de rencontrer toute une humanité diverse qu'elle voyait sous un jour un peu réducteur mais néanmoins très révélateur. L'argent étant le grand dénominateur commun et à sa grande surprise générant toute une multiplicité de comportements allant de l'avarice la plus âcre à la générosité la plus farfelue. Que lui arrivait-il ? Certes sa vie sentimentale était un désert, mais au moins n'avait-elle plus à souffrir des angoisses qu'elle avait connues avec André, ses sorties avec ses amis compensaient ce désert.

Il lui fallait élucider cette énigme. Elle se mit à regarder sa vie quotidienne avec un œil inquisiteur, cherchant à isoler le moindre fait inaccoutumé qui pourrait lui révéler d'où venait ce désarroi. Le seul résultat fut de l'augmenter. C'est ce qui lui permit de comprendre qu'il venait d'une impression qui n'avait cessé depuis quelques jours de se confirmer, qu'on la suivait et pire qu'on l'épiait. Elle essaya d'en avoir la preuve. Elle se retournait brusquement dans la rue, mais dans la foule elle avait du mal à déterminer si tel ou tel individu était son suiveur.

A travers les persiennes de son appartement, elle chercha à savoir si quelqu'un ne stationnait pas en bas de son immeuble. Elle crut deux ou trois fois apercevoir une silhouette. Un soir elle descendit, mais à la sortie de l'immeuble elle ne remarqua personne même si elle était certaine, qu'un homme se tenait en face dans l'encoignure d'un garage.

Une ou deux fois, elle croisa un client de l'agence et voulut lui demander de l'aide pour déterminer si elle rêvait ou si elle était bien suivie. Elle trouva que ses rapports avec lui n'étaient pas suffisamment étroits pour ce faire. Chaque fois leurs regards s'étaient accrochés et elle avait senti son empathie. D'ailleurs, elle se souvenait l'avoir rencontré au théâtre où ils avaient échangé quelques propos rapides. Un peu plus tard, au pub bizarrement lui avait-il semblé, elle avait repensé à lui en regrettant de s'être cantonnée dans ces paroles anodines. Elle avait chassé ce sentiment de regret qu'elle retrouvait à présent, peut-être à cause de son angoisse.

A force de scruter sa vie avec des yeux inquisiteurs, elle en avait découvert son étrangeté et maints éléments qui l'avaient convaincus qu'elle ne rêvait pas mais qu'elle était bien suivie. La peur commença à s'insinuer en elle d'autant que de récents faits divers l'avaient sensibilisée. Si elle était suivie, ce dont elle était à peu près sure, quelle en était la raison ? Elle n'en voyait qu'une, l'intention de s'en prendre à elle, peut-être de l'enlever pour abuser d'elle puis l'assassiner. Qu'avait-elle qui avait pu attirer un tel monstre ? Il n'y avait en elle rien de provocant. Certes elle sortait le soir, mais jamais seule, toujours avec des amis et amies. Quand ils allaient dans un pub, une boite de nuit, elle prenait garde de ne pas trop boire et de ne tirer que quelques bouffées d'un joint partagé. Quand elle dansait, elle ne cherchait pas à s'exhiber. Parfois elle entamait un léger flirt mais même si de temps à autre elle en avait envie, elle se retenait d'aller plus loin. Une seule fois, elle s'était livrée, c'est le mot qui lui paraissait le plus approprié à un grand noir qui l'avait prise dans les toilettes, elle avait assouvi un de ses fantasmes et avait compris que cela ne l'avait menée qu'à une certaine désillusion. Depuis, elle les gardait sans plus chercher à les réaliser. Qui avait pu la choisir comme proie et pour quelles raisons ? Elle ne se trouvait pas particulièrement attirante même si elle surprenait de temps en temps un regard appuyé sur une partie de son anatomie.

Au fil des jours, la peur occupa de plus en plus son esprit. Elle ne sut quoi faire. Puis elle se décida à aller voir la police. Elle était sceptique sur la possibilité et les moyens qu'elle avait de la protéger puisqu'elle n'avait aucune preuve tangible de ce qu'elle alléguait. En arrivant à l'hôtel de police pour déposer une main courante voire une plainte, elle hésita. Elle monta les marches qui conduisaient au hall de réception où se trouvait un policier à l'accueil. Elle restait plantée au milieu du hall sans se décider au moins à se renseigner. Quand sur sa gauche une porte s'ouvrit, elle put voir plusieurs personnes qui attendaient dans un couloir. Le policier qui avait ouvert la porte était grand, en passant près d'elle il lui avait fait un signe de tête comme de bienvenue. Cela ne fut pas suffisant pour qu'elle se décidât à agir. Elle demeura ainsi, hésitante au milieu du hall. Au moment où elle songeait à repartir, le policier revint . Il parut étonné de la voir encore au même endroit, esquissa un vague sourire et la dépassa. Comme il ouvrait la porte, il se retourna et vint vers elle. D'une voix rauque, il lui demanda :

- Vous avez un problème ?

Elle bafouilla :

- Oui, non, c'est-à-dire...

- Le brigadier à l'accueil peut vous renseigner.

- Oui, merci, je...

Le policier fit mine de s'en aller mais il lui demanda :

- Vous voulez peut-être avoir à faire avec une collègue ?

De nouveau elle bafouilla :

- Oui, non, je ne sais pas...

Cette fois-ci, le policier se montra plus attentif et plus du tout désireux de la laisser seule, perdue dans ce hall. Il lui demanda de l' accompagner. Ils entrèrent dans un bureau. Il lui dit de s' asseoir et de se mettre à l'aise. Il se dirigea vers une cafetière électrique et s'inquiéta de savoir si elle voulait un café. Elle fit non de la tête. Il se servit une tasse de café et s'installa derrière son bureau.

- N'ayez crainte madame ou mademoiselle ?

- Mademoiselle...

- Nous sommes là pour vous aider . Si cela vous gêne de vous confier à un homme, je peux faire venir une collègue pour s'occuper de vous.

- Non, ce n'est pas nécessaire...

- Cela me rassure un tantinet mais parlez-moi, de quoi s'agit-il ?

Elle commença par s'excuser puis continua en lui racontant qu'elle était suivie. A sa grande surprise le policier se montra intéressé et lui demanda le plus de détails possibles. Il semblait prendre très au sérieux ses déclarations . Pour finir il l'assura que lui et ses collègues allaient surveiller ses allées et venues, assurer des rondes autour de son immeuble afin de la protéger et de vérifier si elle était bien suivie et par qui. Il proposa de la raccompagner pour constater si en sa présence, elle continuait d'avoir la même impression.

Lorsqu'ils arrivèrent à son immeuble, il lui fit :

- Alors ?

- Je ne sais pas. Votre présence m'a rassurée, mais j'ai eu le sentiment que nous étions suivis.

- Bon, voilà ce que nous allons faire. Est-ce que vous sortez ce soir ?

- Non.

- Donc vous rentrez chez vous et vous n'ouvrez à personne. Vous n'attendez personne ?

- Non.

- Vous partez à quelle heure demain pour votre travail ?

- 8 h et demie.

- Vous ne partez pas avant que je sois là. Vous n'avez aucune crainte à avoir. Cette nuit une patrouille passera dans le quartier. Je vous quitte. A demain.

Elle gagna son appartement rassurée, soulagée d'une partie de sa peur.

De loin, il avait observé le policier et la banquière. Il s'était convaincu qu'il lui fallait passer aux actes. Puisqu'il ne souhaitait plus la tuer, puisqu'au contraire il désirait nouer des relations plus étroites avec elle, il devait se manifester afin de cesser cette filature qui l'avait inquiétée au point de prendre contact avec la police.

 

Le lien pour lire dans sa totalité ce récit policier inachevé link

 

 

Tag(s) : #Science, #Nice city

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