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Cela avait commencé sous la présidence de Nicolas Sarkozy cela se poursuit sous celle de François Hollande, peu à peu le marché du travail en France évolue

1) vers plus de sécurité pour les salariés,

2) vers plus de flexibilité pour les entreprises,

3) potentiellement vers plus d'efficacité de notre système économique et donc

4) vers une future diminution du chomage dans notre pays.

En suivant les trois liens ci-dessous vous trouverez les principales mesures du nouvel accord sur le marché du travail et une appréciation de Raymond Soubie expert en gestion des ressources humaines et des politiques sociales et ancien conseiller social de Nicolas sarkozy 


http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202494873805-negociation-emploi-les-principaux-points-de-l-accord-527915.php

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/12/licenciements-droits-des-salaries-ce-qui-va-changer_1816051_823448.html

http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/01/14/09005-20130114ARTFIG00342-soubiesalue-un-bon-accord-sur-le-marche-du-travail.php

 

Bien entendu au dernier moment pour des raisons que je ne jugerai pas de peur d'être trop manichéen et sévère ( nos syndicats doivent être traités dans notre pays ainsi que des vaches sacrées Indiennes), La CGT et FO ont reculé devant l'obstacle d'une signature mais grâce à la loi de 2008 sur la représentativité syndicale, l'accord est entérinable puisque sur cinq syndicats la majorité, trois, l'ont signé :la CFDT, la CFE-CGC et la CFTCOuf !

C'est une indéniable victoire pour François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin, ministre du travail. Espèrons que cela ne sera pas une victoire à la Pyrrhus!

 

Après cette bonne nouvelle, vous suporterez sans doute mieux un nouvel épisode de mon modeste petit récit policier.

 

 

C'est une petite route départementale souvent empruntée dit la rumeur par des couples illégitimes qui veulent se rencontrer en toute tranquillité mais aussi par les cyclistes amateurs. C'est l'un d'eux qui repère une masse confuse qui lui paraît être un corps, qui s'arrête et s'aperçoit avec répulsion qu'en effet il est en présence d'un corps en partie brûlé.

Le procureur Le Cairn confie l'affaire à la juge d'instruction Sarah Rouihi, pour qui il a peu d'affinités mais dont il connaît la méticulosité et la relative neutralité envers les officiers de police Bouchard et Hèmery au contraire de ses collègues qui les ont catalogué comme de «mauvais flics» avec qui il vaut mieux éviter de travailler dans la mesure du possible. L'un deux, le juge Serbais est le responsable de leur rétrogradation. Or Le procureur Le Cairn n'est pas loin de penser qu'il y a plus de mauvais magistrats que de «mauvais flics» dans un réflexe anti-corporatiste qu'il a toujours eu chevillé en lui.

 

- Monsieur le procureur nous n'avons que faire de pareils officiers de police! Il faut les chasser de la police....

- Comme vous y allez mon cher. L'erreur est humaine et dans le cas présent elle profite aux inculpés...

- Permettez que je ne partage pas votre point de vue...

- Je permets tout ce que vous voulez, mais pour les capitaines Bouchard et Hèmery une simple rétrogradation me paraît amplement suffisante. Que serions-nous sans la police, cher ami....

 

C'est ce même juge Serbais qui quelques mois plus tard instruisait uniquement à charge une affaire de viol qui aboutissait au suicide du prétendu violeur, tandis que son accusatrice finissait par admettre qu'elle avait agi par jalousie.

 

Le bruit malveillant court d'ailleurs que Sarah Rouihi n'a pas été insensible aux charmes d'Hèmery . C'est en effet ce que l'on a coutume d'appeler une «belle femme», brune, aux yeux noirs mis en valeur par un fard approprié, dans la quarantaine, qui a dû exciter la convoitise de ses confrères masculins en pure perte, d'où cette rumeur malveillante concernant sa sexualité. Mais on prête trop aux riches, c'est connu et en l'occurrence, il semble bien que Sarah Rouihi soit plus sensible aux charmes des femmes que des hommes, comme il se l' est laissé dire. Cela tombe bien.

Très vite la victime est identifiée. Il s'agit d'un travesti colombien dont le surnom de travail est Amanda.

Autant Chaval a eu de mal a déterminé les causes du décès de Marie Toulouse autant il en est rapidement arrivé à la conclusion que la mort d'Amanda était le résultat d'une asphyxie. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de confirmer au procureur non seulement la mort d'Amanda par asphyxie mais aussi celle de Marie Toulouse d'identique manière. Pour lui aucun doute deux jeunes femmes mortes par asphyxie à quelques jours d'intervalles ne pouvaient qu' amener à conclure à un homicide dans les deux cas. L'assassin vu l'absence de traces de strangulation autour du cou de Marie et d' Amanda a eu recours dans une sorte peut-être de rituel érotique avec leur consentement au début, à un masque ou un sac de plastique ou un morceau de tissu humide ou même a une strangulation sans volonté de donner la mort par simple pression sur les artères carotides.

Si le corps d'Amanda a été brûlé c'est peut-être parce que l'assassin a pensé pourvoir agir avec plus de brutalité avec le travesti dont les amies ont confirmé qu'il acceptait les pratiques sadomasochistes et qu'il avait laissé des traces de strangulation et vraisemblablement d'autre sévices. D'où la tentative pour se débarrasser du corps en le brûlant.

- Que faites-vous de Marie Toulouse, demande la juge Sarah Rouihi à Bouchard. Mettre ces deux meurtres sur le même plan est pour le moins aventureux. Leur personnalité n'a rien à voir...

- C'est Chaval qui est persuadé que l'on a affaire à un même assassin, réplique Hèmery.

- Ah oui Chaval... Il est parfois un peu étrange, vous ne trouvez pas, lieutenant? demande-t-elle en s'adressant à Bouchard.

- Vous savez madame la juge, à ce compte là nous sommes tous étranges...

Elle semble surprise par sa réflexion et le regarde droit dans les yeux:

- Vous devez avoir raison...

- Non seulement étranges mais étrangers à nous aussi... d'où nos difficultés quand nous enquêtons pour cerner la personnalité d'une victime... Je ne peux m'empêcher de penser à une sorte de viol...

- N'est-ce pas nécessaire pour résoudre un meurtre?

- Parfois c'est un moyen commode...comme une paresse... On aurait pu parvenir au même résultat en respectant mieux cette intimité ...

- Oui commode... Je veux dire pour nous dissimuler et garder notre for intérieur à l'abri du regard des autres tant que nous vivons... mais une fois mort, quelle importance, lieutenant?

- Vous ne croyez pas que c'est important... que pénétrer ainsi dans la vie des morts qui ne peuvent plus se défendre, s'apparente à une sorte de... oui...de profanation...

- Que dire alors de l'autopsie?

- C'est bien ce que pense Chaval... Je crois que son «étrangeté» provient du sentiment qui l'a envahi d'être comme un profanateur...tôt ou tard voué à descendre l'escalier des gémonies vers l'enfer...

- Vous le connaissez bien...

- À peine mais... c'est un ami que je côtoie suffisamment pour connaître les réticences et chaque fois lui laisser le temps pour surmonter son appréhension et conclure sur les circonstances de la mort de telle ou telle victime. C'est pourquoi son avis me paraît précieux.

- Vous avez le sens de l'amitié, fait la juge surprise des propos de Bouchard qui lui font regretter d'avoir participé à la réprobation de cet officier de police selon une pente partagée par un grand nombre de magistrats au palais. Pour échapper à ce regret, elle dévie leur conversation en demandant un peu à brûle-pourpoint :

- Qu'est-ce que donne l'enquête sur l'entourage de l'une et de l'autre?

- Pour Marie Toulouse on a quelques pistes, pour Amanda...

- Vous voulez dire, Alejandro Estèbez.

- Oui Alejandro Estèbez. Ce n'était pas un transsexuel mais seulement un travesti.

- Il ou elle avait des ennemies ?

- Non, ces amies ne lui en connaissaient pas. Bien sûr quelques disputes pour la possession de tel ou tel coin de trottoir et aussi quelques jalousies à cause de son succès.

- Dû je présume à son acceptation éclectique de toutes les pratiques sexuelles.

- Pas seulement rétorque Hèmery. Elle était très belle.

Bouchard sort une photo qu'il tend à la juge d'instruction.

- Oui en effet. Très féminine.

- N'est-ce pas.

Un silence s'instaure. La juge frissonne. Elle revient à la scène de crime sur le bord de cette route peu fréquentée.

- Il y a des traces de pneu mais pas de traces de pas.

- Oui, le salaud s'est débarrassé du corps comme d'un... Bouchard s'interrompt.

La juge le scrute. Soudain, elle a de la sympathie pour lui. Non vraiment, il n'est pas ce mauvais officier de police catalogué comme tel. Il lui semble qu'il est bien plus cet homme dont l'aménité l'attire à présent parce qu'elle lui paraît un moyen d'oublier ce sentiment de solitude qui pèse sur elle... Travailler avec lui ne sera pas la corvée supposée...

Son téléphone portable sonne.

- Excusez-moi dit-elle en s'éloignant. Bouchard et Hèmery font mine de se plonger dans l'étude minutieuse de la scène de crime tandis que la conversation téléphonique de la juge se poursuit. Au fur et à mesure s'inscrit sur son visage comme un voile de déception.

Plus tard, une fois seuls, Bouchard et Hèmery ne seront pas d'accord sur le sens des bribes de conversation saisis au vol.

- Moi j'ai clairement entendu «tu veux me quitter» et après «Nadia ne me laisse pas comme ça», affirmait Bouchard.

- Pas d'accord ,elle a dit «je vais ou veux te quitter» ensuite «Marcia... Je ne peux vivre comme ça» répliquait Hèmery.

Lorsqu'elle a fini sa conversation téléphonique, la juge revient vers eux. Elle l'air fatigué et un peu perdu.

- Nous en étions où?

- Aux traces de pneus. La police scientifique s'en occupe.

Le soleil vient de disparaître derrière les collines. La petite route encaissée est presque plongée dans l'obscurité.

- Il fait si tard , constate Sarah Rouihi avec une nuance de désarroi qui surprend à moitié Bouchard.

- La route est au fond d'un vallon, c'est pour ça, répond Hèmery pour la rassurer.

- Nous n'avons plus rien à faire ici, nous pourrions partir, avance Bouchard.

- Oui partir... vous croyez...

Bouchard sent comme une pointe de regret qui s'ajoute à son désarroi de l'instant passé. Il décide de passer outre à son habituelle discrétion avec les femmes.

- Madame la juge si vous nous permettez, Hèmery et moi avons réservés une table pour ce soir au restaurant « l'Artifice »... Si vous voulez vous joindre à nous, ce sera avec plaisir...

Hèmery regarde Bouchard avec surprise. Une telle initiative d'habitude vient toujours de lui et en plus il juge immédiatement qu'elle est tout à fait opportune et qu'elle va aboutir, ce qui le réjouit pour son ami.

La juge hésite. Bouchard pense qu'elle va dire non, qu'il est allé trop vite.

- Je...je ne sais pas...

Hèmery vient à son secours.

- Vous pouvez venir en toute quiétude, nous ne parlerons pas de notre affaire...

- Je dois...

- Vous pouvez venir en toute quiétude, nous parlerons de notre affaire...

Elle sourit.

- Vous pouvez rayer la mention inutile ajoute Bouchard.

- D'accord. Je peux passer rapidement chez moi?

- C'est vous la juge répond Bouchard.

Décidément pense-t-elle cet officier de police gagne à être connu, l'autre aussi d'ailleurs. Au fond ils forment une équipe efficace puisqu'ils ont réussi à la sortir de ses doutes. Les hommes seraient-ils encore sensibles à cette femme qui dans le miroir lui renvoie tous les matins l'image d'une jeunesse ternie...

 

mots muets2

Tag(s) : #Nice city, #Politique, #Chomage

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