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La campagne électorale a commencé : 1) le candidat socialiste a été élu par ceux qui voulaient l'élire, ce qui n'est pas toujours le cas au Ps, parti compliqué fait de tribus ayant chacune à sa tête son cheik en blanc.

2) La bataille des chiffres a commencé ! Aux représentants du Ps qui estiment l'accroissement des déficits de la France dus aux cadeaux fiscaux faits aux plus riches par la droite à 100-120 milliards depuis 2000, les représentants de l'UMP répondent que le projet socialiste se traduira en 5 ans pour la France par une augmentation des dépenses de 255 milliards d'euros et une augmentation des impôts de 126 milliards des dits euros s'ils continuent d'exister!

Deux remarques sur ces chiffres:

D'un côté dans ceux qui sont avançés par le Ps, une "certaine imprécision". Les cadeaux consentis aux plus riches depuis 2000 seraient de 100 à 120 milliards. Or jusqu'en 2002, notre premier ministre était Jospin qui si ma mémoire est bonne, mais peut-être suis-je atteint d'agnosie, appartenait au PS. D'autre part d'où peut venir cette fourchette de 100-120 milliards, puisque nous sommes en présence d'années révolues, il doit être possible d'avoir des chiffres plus précis. On voit où ma malignité veut en venir : le Ps est les comptes cela fait "deux" !

Quant aux chiffres de droite, nous noterons leur grande précision, toute notariale ! et d'autre part, qu'ils sont plus importants que les chiffres de gauche. On ne prête qu'aux riches, on le sait, donc les représentants de l' Ump s'en sont donnés à coeur joie et ont beaucoup prêté au Ps, parti riche de promesses et de rêves, si l'on en croit son candidat officiel ! Mais ces chiffres sont virtuels, si ma tante en avait, si les poules avaient des dents, si les cochons avaient des ailes et surtout si le Ps emportait les élections présidentielles alors oui, ces chiffres seraient une bonne base pour savoir si comme en 1981 il y aura en 2013 au Ps des hommes politiques sensés pour se consacrer par une politique d'austérité à réduire les déficits de la france ou bien à réduire la France à l'état de grande Grèce !

Je ne tire donc pour le moment aucune conclusion et vous laisse malgré votre perplexité devant ces chiffres d'autant que cette bataille de chiffres va continuer de faire rage jusqu'en, tenez-vous bien, jusqu'en mai 2012 !

Mais je vous rassure (?!) ce n'est pas la dette publique qui importe en premier lieu mais la réduction de notre déficit budgétaire qui s'il se poursuit continuera d'alourdir notre dette. Cette réduction est capitale et doit se faire comme aujourd'hui par les moyens d'une politique économique très fine ( fondée sur la baisse des dépenses et l'augmentation ciblée - plus juste et proportionnée - des recettes) puisqu'il s'agit de courir deux lièvres à la fois, le lièvre de la réduction des déficits et celui de la croissance. La situation de la Grèce montre qu'à vouloir courir uniquement derrière le lièvre de la réduction des déficits celui de la croissance disparaît dans son terrier et plonge un pays dans le désespoir.

Non! non! non! Je ne suis pas pessimiste : en effet une fois notre déficit budgétaire disparu, la France pourra prendre tout son temps, à l'échelle d'un pays, des dizaines d'années pour réduire sa dette publique qui, d'autre part se réduira par les deux bouts, 1) la croissance du PIB et 2) l'excédent revenu des recettes sur les dépenses !

 

 

 

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