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Qu'est-ce que vient faire ce rappel historique dans notre brûlante actualité politique ?

Il me sert à démontrer l'importance qu'il y a à contrôler les instances d'un parti comme si l'opposition Aubry/Royal n'en avait pas été déjà le témoignage. Après diverses magouilles classiques de part et d'autre, la vainqueure déclarée fut Aubry.

Où en est aujourd'hui Royal, la défaite ? Si je puis me permettre elle s'est retrouvée nue et exclue de tout poste politique national.

Où en est aujourd'hui Aubry, la vainqueure ? Elle aussi, a mordu la poussière et s'est retranchée dans son marigot lillois.

Dans ce type de lutte, il n'y a que des perdants, mais point toujours. D'où mon recours à cet exemple si lointain de la dispute entre Staline et Trotsky pour succéder à Lénine dont le "testament politique", caché aux militants, comme il va de soi, faisait de l'un comme de l'autre, des candidats peu acceptables.

Le grand favori était Trotsky, le vainqueur de la guerre civile contre les partisans tzaristes, l'autre Staline n'était que le secrétaire du parti communiste. Ne contrôlant pas le parti, Trotski fut rapidement exclu de tout poste politique puis contraint à l'exil et finalement assassiné au Mexique où il avait cru trouver refuge. Vous me direz que cet exemple n'est pas adéquat, parce qu'il s'agissait de la lutte entre deux dirigeants dans un état totalitaire, tandis que nous parlons de la lutte entre deux dirigeants dans une démocratie.

C'est à voir.

Si le scénario du parti socialiste se reproduit ni F.F ni J-F.C. ne sortiront vainqueurs de cet affrontement, ce sera un troisième homme. C'est le plus probable.

Mais.

1) l'électeur est oublieux. Sa mémoire ne s'étend pas au-delà de quelques semaines et enore je suis généreux.

2) L'homme politique est d'une résistance à toute épreuve, en fait en France il ne meurt politiquement que s'il se suicide en déclarant intempestivement qu'il se retire de la politique, ce que les militants puis les électeurs lui rappelleront en cas de désir de retour sur le devant de la scène en lui rappelant que quand on est mort on est mort. Donc ni F.F. ni J-F.C. ne sont définitivement perdants puisqu'ils ne lâchent pas leur proie. Tout le problème est de savoir si le troisième homme, en l'occurence, N.S. ne va pas en profiter pour se jeter sur cette proie sanguinolente, palpitante et tentante de l'UMP.

Une nouvelle fois, je remercie notre classe politique pour son savoir-faire pour nous/me maintenir en haleine. Le suspense est quasiment ionsoutenable

Pendant ce temps- là le chomage court...

 

Pour rendre hommage à cette magnifique classe politique, je vous présente une amplification de mon modeste petit traité politique à l'usage de ceux, non-parlants, non-voyants, non-entendants, non-croyants, non-étant-par-soi qui ne voient pas midi à quatorze heure, qui ne sont pas en mesure de tondre une tortue, qui ont des chauves-souris dans le plafond, à l'usage et mésusage de chacun et de tous et vice versa, aux aigrefins et amergros et autres fripons, maladrins et coquins, qui pensent que droite et gauche c'est béret vert et casquette blanche ou vice et vertu, bonnet blanc et béret noir ou vice éperdu, chapeau melon et béret basque ou vice sans vertu,  blancs bonnets et cigognes ou lice et lassos,  qui prennent des vessies pour des panthères, qui pensent qu' à beaucoup d'ouvriers  la tâche est aisée qu'à un seul elle est encore plus aisée, qu'une porte doit être ouverte ou fermée ou vice versa. Cette amplification concerne l'axiome 2) présenté précédemment : 

 

Axiome 2) la nature d'un homme politique ne peut changer.



Commentaire pour le citoyen de gauche : L'homme politique de gauche chérit l'égalité et abhorre l'argent, l'homme politique de droite chérit l'argent et abhorre l'égalité.



Commentaire pour le citoyen de droite : L'homme politique de gauche chérit l'assistanat et abhorre la réussite, l'homme politique de droite chérit la réussite et abhorre l'assistanat.



Commentaire conjoncturel : C'est le cas aujourd'hui en France de l'équipe gouvernementale au pouvoir dont tout le monde constate la paralysie, maladroitement cachée par un activisme sociétal qui ne joue pas son rôle de détournement de l'attention comme le démontre les sondages qui n'ont que la valeur que l'on veut bien leur accorder ( pour ce qui me concerne aucune valeur autre que d'être un baromètre qui nous indique qu'il a fait mauvais temps hier comme tout le monde a pu le constater sur la Côte d'Azur et qu'aujourd'hui il fait beau comme tout le monde peut le constater).

Théorème 1) L' homme politique s'apparente pour la férocité au tigre mangeur d'homme.

Théorème 2) L' homme politique s'apparente pour la dureté de la peau, autrement dit la capacité à subir des avanies, au rhinocéros.

Théorème 3) L' homme politique s'apparente pour la mémoire des avanies à l'éléphant.

Théorème 4) L' homme politique s'apparente pour esquiver ses responsabilités en cas de scandale à l'anguille.

Théorème 4 bis) L' homme politique s'apparente au caméléon pour s'adapter à toute nouvelle conjoncture.



Commentaire: Autrement dit il est orfèvre en l'art du retournement de veste.



Théorème 5) L' homme politique est tout entier tourné vers son succès électoral.

Corollaire 1) L'homme politique n'a que faire du bien commun.



Commentaire: Il se peut qu'un homme politique soit un homme d' État soucieux du bien commun . Pour ce faire les citoyens doivent lui permettre d'accéder au pouvoir, autrement dit faire un pari.



Corollaire 2) L'homme politique une fois élu, s'il ne se révèle pas un homme d' État a toutes les chances d'être réélu au contraire de celui qui se sera hissé à ce rang.



Commentaire: Surtout en période de crise, l'homme politique au pouvoir peut parfois hypothéquer ses chances de réélection en se comportant en chef d' État soucieux du bien public, en imposant les réformes douloureuses nécessaires. Le plus souvent, il ne le fera pas, se révélant un homme politique normal, autrement un homme politique surtout soucieux de se maintenir au pouvoir comme précisé par le corollaire 1 de la loi n°5 et les théorèmes 1 et 2 de la loi n°8.



Corollaire 3) Pour qu' un homme politique à la réputation d homme d' État, arrive au pouvoir il faut que le pays soit au bord du gouffre.

Commentaire: Les exemples de Clemenceau en 1917, de Churchill en 1940, de De Gaulle en 1945 et en 1958, de Mendès France en 1953, le démontrent.



Corollaire 4) Quant la situation d'un pays est redevenue normale, les électeurs élisent un homme politique normal, autrement dit qui n'est pas un homme d' État et se débarrassent de l'homme d'État qui a sorti le pays de sa situation anormale.

Commentaire: Une fois encore les exemples de Clemenceau, de Churchill, de De Gaulle, de Mendès France sont là pour étayer ce corollaire.

 

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En cliquant sur le dessin vous pouvez le voir en plus grand. 

 

 

 

 

 

 

 

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