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Pas plus tôt retirée des combats en Afghanistan, voici l'armée française de nouveau engagée dans une guerre. De nouveau les citoyens Français peuvent mesurer la nécessité d'avoir une armée disposant de tous les moyens pour intervenir sur un théatre extérieur contre toutes menaces visant notre pays, -mesurer que toutes restrictions des dépenses en ce qui concerne les armées est à terme un danger pour notre sécurité. Je vous renvoie à un mien ancien article : Grandeur de la démocratie.

La France comme toute démocratie ne se veut pas d'ennemis, mais ce n'est pas elle qui choisit, ce sont les ennemis de la démocratie,  aujourd'hui les islamistes, salafistes, intégristes et consors. Ils représentent la pensée totalitaire dans sa misérable perfection : Un seul livre où tout est dit : pourquoi en lire d'autres, en écrire d'autres, brûlons-les, pourquoi faire des recherches scientifiques, tout est dit dans le Coran, en plus ces maudites recherches scientifiques ont un double défaut, elles sont falsifiables (transformables) et elles contredisent la parole sainte coranique, pourquoi pratiquer les arts, la peinture, la musique, la poésie et les autres arts comme le dessin humoristique, ce ne sont que des blasphèmes qui veulent se mesurer à la beauté d'un monde créé par Dieu, détruisons les statues, les mausolées, etc... pourquoi réserver une place à la femme dans la société, le coran le dit bien leur vocation est d'être des houris ( On traduit habituellement par vierge, ou bien le terme de houri est conservé, néanmoins le sens ne fait pas de doute : versets 72 à 74 de la sourate 55, "70. là, il y aura des vertueuses et des belles.71. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?72. des houris cloîtrées dans les tentes,73. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?74. qu'avant eux aucun homme ou djinn n'a déflorées.") - des vierges au paradis des hommes, réservées à leur usage privatif, allah u akbar !

 


autruche13

 

Après cette triste nouvelle, revenons pour nous détendre à mon modeste petit récit policier. Je crois que nous ne savons toujours pas si La disparition de Marie Toulouse est due à un suicide ou un meurtre.

 

Il a fallu quelques semaines pour que Borme se sépare d'Esther. Cela s'est fait bien plus facilement qu'il ne l'avait envisagé. Il n'y avait plus entre eux que des souvenirs épaves dont ils n'avaient plus cure tous les deux, préoccupés qu'ils étaient à reconstruire une autre vie. Quant à Marc et Luc ils avaient accepté la séparation de leurs parents comme une évidence. Ils rejoignaient le groupe nombreux de leurs camarades dont les parents étaient séparés et dont ils avaient apprécié la vie plus libre grâce à une subtile surenchère entre eux dont ils savaient parfaitement jouer.

Il a loué un appartement sur les collines d'où le soir comme Pascal il peut se plonger dans le ciel étoilé infini. Il s'est même acheté une lunette télescopique et il ne doute pas qu'il pourra ainsi entrer en contact avec les autres mondes possibles et leur humanité.

Il a renoué avec Hélène Santiago dont il a compris que la réaction violente contre lui et le coup de téléphone à Esther n'était pas ceux d'une femme seulement à la recherche d'un plaisir sexuel mais d'une femme qui désirait sans se l'avouer se débarrasser de cette solitude qu'elle retrouvait tous les soirs blottie dans la pénombre de sa chambre et qui la plongeait dans une chape de glace qui la roidissait et lui poignait le cœur.

Ce qui le ravit c'est que au contraire d' Esther elle est intéressée par ses recherches sur Pascal. Chaque fois qu'il est sur son ordinateur plongé dans l'édition électronique des Pensées, elle lui demande si elle ne le dérange pas, s'assoit contre lui, pose ses lunettes de lecture en équilibre au bout de son nez et se met à lire le texte affiché, la tête relevée pour qu'elles ne glissent pas.

C'est comme s'ils faisaient l'amour en pensée avant de le faire plus tard avec leur corps.

Ce soir, il affiche la photocopie du fragment 9 de la liasse intitulée Vanité, écrit de la main de Pascal.

 

de près de loin


- Il avait une écriture difficile, remarque Hèlène.

- oui, on comprend un peu mieux avec la transcription diplomatique. Regarde.

Borme l'affiche.

 

Si on est trop Jeune on  neJuge pas bien

 trop  Vieil dmesme

     Si on ny Songe pas  assez ,Si on y Songe

    trop on Senteste   Eo n  Sen coiffe

 -----------

  Si on considereSon  ouurage Jncontinent aprez lauoir fait

on  en  est  encore tout preuenu , Si trop long te mps aprez

 on y entre plus

-----

  Ausinsy   les  tableaux Veus detrop  loing . Et det trop prez

                                   Jndiuisible

EtJl n’iy a quVn  point   qui Soit leVeritablelieu

  les autres Sont trop prez troploing  trop haut outrops

 b as ,  Laperspectiue lassigne d anslart delapeinture

 Mais d ansla Verité EtdanslaMoralle   qui   lassignera

 

 

-  Cela reste difficile à comprendre. Le mot en rouge c'est quoi ? 

-  Une addition de Pascal en relisant son texte. Tu veux lire la transcription moderne ?

-  Oui.

Il la sélectionne.

 

Si on est trop jeune on ne juge pas bien, trop vieil de même.

Si on n’y songe pas assez, si on y songe trop on s’entête et on s’en coiffe.

-------

Si on considère son ouvrage incontinent après l’avoir fait, on en est encore tout prévenu, si trop longtemps après, on n’y entre plus.

-------

Ainsi les tableaux vus de trop loin et de trop près. Et il n’y a qu’un point indivisible qui soit le véritable lieu. Les autres sont trop près, trop loin, trop haut ou trop bas. La perspective l’assigne dans l’art de la peinture. Mais dans la vérité et dans la morale, qui l’assignera ?

 

 

- Oui, Qui ? Demande Hélène.

Elle retire ses lunettes. Elle se tourne vers Borme.

-   Si tu veux on peut avoir un enfant, fait-elle de but en blanc.

Il la juge trop loin de lui. Il prend son visage noir dans ses mains et le rapproche.

-  Tu cherches comme dit Pascal « le véritable lieu» pour savoir si je suis sincère, si je veux vraiment avoir un enfant avec toi, si je veux te donner un enfant ?

-   tu crois qu'il existe?

-   Oui.

-   Où.

-   Regarde mieux.

Elle rapproche son visage du sien. Il ne voit plus que ses yeux qu'elle espère ouverts jusqu'au fond de son âme.

Il demande :

- Dans tes yeux ?

- oui. 

 

 

 

Il marche droit devant lui en aveugle. Il enfile les rues au hasard, comme s'il voulait se semer, prendre le plus possible de distance avec lui-même. Il ne remarque pas les passants qui font un écart pour l'éviter. Où est-il? D'où vient-il? Il ne peut le dire. Depuis combien de temps marche-t-il ainsi dans cette ville aux mille vieilles personnes dont il a soudain l'impression qu'elles le dévisagent avec curiosité voir même gourmandise. Est-ce de sa jeunesse qu'elles voulent accaparer les forces. Voilà, à présent il sait où il est, dans ce monde de vampires édentés, aux yeux chassieux. Il doit fuir le plus loin possible s'il ne veut pas à son tour être dépossédé de sa vie, devenir comme eux ces fantômes au bout de leur vie s'échangeant leurs sanies, leurs excréments. Il a envie de vomir. Il se met à crier :

«Ne me touchez pas!»

Il a beau hurler il n'entend pas ses paroles.

« Vous m'entendez?» «Vous m'entendez?». Il n'y a que cette sorte bruit de fond sourd qui résonne dans son crâne. Où est-il? Il fait un effort pour se souvenir. «Vous m'entendez?» crie-t-il. Personne semble-t-il, pas même lui n'entend son appel. D'où vient-il? Il se concentre, fouille fébrilement avec ses doigts devenus crochus, des serres? sa tête, qu'il lui semble avoir ouverte, son couvercle comme celui d'une poubelle pendant à l'arrière de son crâne. Elle est pleine de détritus, une puanteur s'en échappe qui le fait grimacer. Qu' espère-t-il trouver dans cet entassement d'ordures? Que cherche-t-il? Oui, ce qu'il cherche, c'est d'où il peut venir. Et d'abord quelle heure est-il? On est le jour ou la nuit? Il ne peut s'en rendre compte. Une horloge indique onze heures du matin ou du soir? Où est le jour? Où est la nuit? Il est ailleurs dans le monde de ces vampires où il semble bien n'y avoir ni jour ni nuit mais une éternelle pénombre où les silhouettes se détachent en ombres chinoises. Que cherche-t-il dans cette poubelle nauséabonde? Il ne s'en souvient plus. Il vaut mieux rabattre le couvercle. Au moins échappera-t-il à cette pestilence...

D'où vient-il? Il crie:

«Vous savez d'où je viens?»

Mais il ne s'entend pas. Il n'y a que cette rumeur sourde dans laquelle il essaie en vain d'avancer pour en sortir.

Au loin, il croit distinguer une voix qui lui demande:

«Monsieur, monsieur, vous n'êtes pas bien?»

Mais la voix est trop éloignée, à peine audible. Et même s'il voulait répondre on ne l' entendrait pas .

«Monsieur, monsieur, vous avez besoin d'aide?»

Oui, il a besoin d'aide mais il sait qu'on ne pourra pas l'aider. Il est trop loin... Ou tout près ...mais dans cet univers parallèle de fantômes au bout de leur vies qui n'aspirent qu'à une chose, lui sucer sa vie pour prolonger la leur.

Il doit leur échapper. Il se met à courir. Où va-t-il? Il ne le sait pas, mais il sait qu'il doit leur échapper. Il suffoque, son cœur cherche à s'arracher à sa poitrine pour courir plus vite devant lui, débarrassé de ce corps trop lourd, aux jambes de plomb de plus en plus pesantes.

Soudain il déchire la paroi de ce monde sans jour ni nuit pour émerger dans un monde de lumière crue. Il est donc en plein jour. D'où vient-il? Que fuit-il? C'est lui qu'il fuit? Pourquoi? Qu'a-t-il fait? Oui cela doit être cela qu'il fuit, ce qu'il a fait? Qu'a-t-il fait? Ne serait-ce que poser cette question lui donne le vertige, pire l'inquiète. Oui c'est cela qu'il fuit, ce qu'il a fait, qu'il n'a pu s'empêcher de faire et donc qu'il refera parce que cela lui apporte une jouissance puis un apaisement dont il ne peut plus se passer. Il a franchi sans s'en apercevoir une limite ou sans vouloir la franchir et à présent il est libéré de ses entraves et en même temps prisonnier de cette libération. Il peut se permettre cela. Cela a été trop satisfaisant de le faire, il ne peut que le refaire. S'il veut se sentir mieux, ne plus errer dans ce monde de fantômes qui voulent aspirer sa vie il faut qu'il recommence. Il doit recommencer, non pas une fois, ni deux fois mais toujours avec toujours plus de... toujours plus de... Il n'ose se l'avouer, oui toujours plus d'intensité parce qu' à chaque fois il érode un peu sa capacité de jouissance, qu'il ne pourra satisfaire qu'en augmentant l'intensité de ses actes, son déchaînement.

 


Tag(s) : #Islam, #Femme, #Nice city

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