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Il y a dans la world économie une anomalie anti-libérale : Seulement trois agences de notation financière, soit une trinité qui forme non pas un seul dieu mais plus prosaïquement une oligopole. Tout le monde sait qu'oligopole = partage du marché, en effet mieux vaut se partager le marché plutôt que réduire ses marges par une concurrence meurtrière pour les bénéfices. Mais dans le cas qui nous occupe, c'est-à-dire les services financiers, une oligopole peut aboutir à une concurrence exacerbée entre les sus-dits producteurs de services. Pour se distinguer des autres et asseoir sa notoriété il est opportun de se démarquer par une position différente. Dans le cas de Standard and poors c'est ce qui s'est passé. Pour se distinguer de Moody's et de Fitch ladite agence a décidé de dégrader la note non seulement de la France mais de plusieurs autres pays européens.

Je ne reviens pas sur l'incohérence de cette décision de la part d'une agence qui se plaignait des dérapages de la dette publique et qui sanctionne des pays qui viennent de faire des efforts pour faire moins d'endettement en leur reprochant maintenant les conséquences de cette diminuition des dépenses, c'est-à-dire moins de croissance économique.

Tout le monde sait que ces agences n'ont jamais rien vu venir des principaux accidents de parcours de l'économie ces dix dernières années. Rien d'étonnant puisque elles sont payées par ceux qu'elles doivent noter, rien d'étonnant puisqu'elles recrutent les moins bons économistes, les meilleurs étant attirés par les grandes entreprises et les banques.

 

Deuxièmement à quoi a abouti cette dégradation de la note française ? Comme pour les Etats-unis à une légère amélioration des taux pour les emprunts à laquelle la France  a eu recours peu après. De même qu'il apparait peu vraisemblable que les Etats-unis ne remboursent pas leur dette, de même il apparait peu vraisemblable aux prêteurs qu'il en soit de même pour la France. Tous ces économistes brillants qui prévoyaient le pire se sont retrouvés pour le moment (soyons modérés) Gros-Jean comme devant comme notre petite laitière de la fable de La Fontaine, dont vous n'êtes pas sans ignorer mon admiration pour les fables. En suivant ce lien vous quitterez ma poussive prose pour entrer dans leur monde merveilleux :

 ( http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/la_laitiere_et_le_pot_au_lait.html)

 

Troisièmement, tout le monde se plaint de la BCE, mais en consentant des prêts aux banques à des taux de 1% elle leur permet de souscrire aux bons du trésor émis par les états en gagnant de l'argent. Nous sommes dans le fameux cercle qui de vicieux ce qu'il est le plus souvent est devenu vertueux n'en déplaise à tous les oiseaux de mauvais augure !

 

En suivant ce lien vous pourrez lire les explications du directeur de l'Agence France Trésor, Philippe Mills :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/01/22/20002-20120122ARTFIG00213-les-investisseurs-ont-toujours-confiance-dans-notre-dette.php

 

Pourquoi cet article ? Parce que me paraît toujours plus évidente la nécessité de vous mettre en garde contre les médias et leur grand-messe à tonalité superficieille, toujours réductrice et négative qui nous donnent cette impression qu'il-n'y-a-qu'à, et que les gouvernements s'ingénient à choisir toujours les plus mauvaises décisions au détriment des pauvres citoyens que nous sommes. Je repense à Raymond Aron qui s'efforçait dans ses éditoriaux de ne pas juger ex cathedra mais comme s'il était en charge de l'action gouvernementale qu'il commentait en la présentant dans son contexte, ce qui est le cadet des soucis de nos gourous médiatiques et de nos superstars du chaud business.

 

 

 

    apres-coup-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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