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Je vous rappelle que sur France-culture  se poursuivent les conférences de Michel Onfray sur une contre-histoire de la philosophie et que nous en sommes cette semaine à Camus. Je vous recommande vivement de les écouter en suivant ce lien : link par exemple, d'autant que vous y trouverez une réponse à la question que je me suis posée dans un article précédent de savoir pourquoi des intellectuels de haut niveau bien que "normaux" puisque sortant de l'Ecole Normale Supérieure, peuvent faire preuve d'une telle malhonneteté intellectuelle. 

Au fond parce qu'ils sont des acrobates des mots et que la beauté d'une virevolte, d'un saut périlleux de mots l'emporte chez eux sur la véracité d'un propos. Acrobates des mots écrits ils n'ont que faire des conséquences de ces mots et des pensées qui en découlent comme le rimmel d'un vieux-beau à la poursuite de sa jeunesse envolée, pourvu que ces pensées correspondent à l'air du temps, au bruit de fond idéologique qui domine avec la complicité des médias qui, par exemple, jusque dans les années soixante dix, ont toujours penché pour Sartre contre Camus ou Aron et toujours laissé entendre que dire qu' il y avait un archipel du goulag en URSS était un mensonge malgré tous les témoignages qui le confirmaient dès la fin des années quarante. J'en profite pour rendre hommage à Margarete Buber-Neumann qui a témoigné de son expérience du goulag en 1949 au procès Kravtchenko : link 

Quant à Camus pourquoi a-t-il échappé à ce travers ? Je vous ferais à la suite de michel Onfray trois propositions :

1) Parce que né en Algérie, sous un soleil qui ne peut laisser la moindre ombre voiler la vérité et la beauté du monde;

2) Parce que tuberculeux, malgré son brio intellectuel il n'a pu poursuivre ses études pour entrer dans cette fameuse école "Normale", mais Aron en sortait bien et n'avait rien perdu de son acuité intellectuelle, me direz-vous?!

3) Parce que né dans une famille pauvre, maîrisant à peine les mots, ceux-ci lui sont vite apparus comme un trésor qu'il ne fallait pas dilapider, dont il fallait user avec la plus grande rigueur possible au contraire de bourgeois où les mots à foison dans la maison, perdent de ce fait tout leur mystère, tout leur poids, pour n'être plus que des pattes de mouche sur une feuille blanche pour ne pas dire des chiures...

 

 chiure

 

 

 

 

 

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