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S'il était encore besoin de démontrer le danger d'un trop grand ego et du volontarisme en politique, Chavez et l' état du Vénézuela nous en fournissent une preuve nouvelle.

Voir aussi mon modeste traité politique : link

 

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Finissons en beauté par un nouveau fragment de mon modeste récit policier : link

 

Avant de se tuer Le Cairn s'est donné deux tâches essentielles, parvenir à arrêter l'assassin de Marie Toulouse, d'Amanda Estébez et de Juliette Tancrédi et obtenir la réintégration dans leur grade de capitaine de Bouchard et Hèmery.

En faisant jouer ses influences, en montrant le sérieux des enquêtes menées par eux, l'injustice de leur rétrogradation il parvient à ses fins.

A cette occasion une petite fête est organisée dans un restaurant renommé du port de Villefranche. Bien entendu Bouchard s'est occupé du menu.

Il y aura en entrée des petits farcis végétariens ou un duo de foie gras le premier sauté et le second confit, en plat principal, au choix, du loup de ligne en filet avec sa viennoise de noix et d' amandes, de l' agneau de lait aux agrumes, ou du filet de canette au potimarron, endessert une mousse au chocolat blanc et noir, ou un méli-mélo de fraises, framboise, myrtille et grenade à la crème vanillée. Comme vins Bouchard a sélectionné un Saint-Estèphe rouge, un Meursault blancet un rosé de Provence.

C'est Bouchard qui est arrivé le premier pour vérifier, qu' il n'y avait pas la moindre fausse note. Ils sont placés dans la salle la plus petite et pourront bénéficier d'une certaine intimité. Arrivent très vite Hèmery et Esther. Enfin Le procureur Le Cairn accompagné de Chaval.. Après une attente de quelques minutes, ils commandent les apéritifs. Ils sont servis quand Sarah Rouihi fait son entrée. Elle est confuse, s'excuse de son retard.

- J'ai eu du mal à trouver une place pour me garer, fait-elle sans conviction.

Bouchard n'est pas dupe. Il sait qu'elle a dû jusqu'au dernier moment hésiter à venir. Il a bien senti ses réticences quand il a lancé son invitation. D'après ce qu'il croît savoir, elle aurait renoué avec son amie. Lorsqu'il a émis cette hypothèse en présence de Hèmery, celui s'est exclamé que cela l'étonnerait. Auxquestionsde Bouchard, il a répondu de manière évasive, comme s'il était gêné, qu'il lui cachait quelque chose. Il n'a pas essayé d'en savoir plus parce qu'il avait décidé de ranger son attirance pour Sarah au plus profond de lui pour continuer à vivre sans être obnubilé par elle.

Il la trouve très belle dans une robe verte décolletée qui épouse ses formes et met en valeur sur sa poitrine une turquoise montée en collier et la blancheur laiteuse de sa peau. Elle s'assoit en face de lui. Et aussitôt avance sa main la paume en l'air comme pour obtenir une preuve tangible qu'il ne lui en veut pas de son retard, de ses hésitations, comme si elle désirait qu'il la saisisse pour ne plus la lâcher et ne plus la laisser repartir.

Il pose sa main sur la sienne, la serre. Il sent qu'elle se détend enfin. Elle le regarde par en-dessous à travers ses cils baissés. Il lui demande ce qu'elle veut comme apéritif.

- Une coupe de champagne, répond-elle.

Il passe la commande.

Elle n'a pas retiré sa main mais l'a retournée de telle sorte que Bouchard puisse entremêler ses doigts avec les siens.

Ils boivent leur apéritif et portent un toast à Le Cairn pour son intervention efficace et aux nouveaux promus pour la récupération de leur ancien grade.

Esther s'est collée contre Hèmery et a passé son bras sous le sien. Elle a volontairement placé sa chevelure devant son visage comme un voile ce qui lui donne une aura de sensualité à laquelle les trois hommes ne sont pas insensibles et qui s'ajoute à celle qui émane de la peau laiteuse granitée de fines paillettes dorées de la poitrine dénudée de Sarah Rouihi avec sa turquoise entre les seins.

Ils commencent à manger. Esther et Sarah ont choisi avec Le Cairn les petits farcis végétariens et Chaval, Bouchard et Hèmery le duo de foie gras.

Dans leur verre, les différents vins resplendissent comme des soleils.

La conversation erre d'un sujet à l'autre. Les mots daignant se faire les plus discrets ou légers possibles.

Esther a gardé son bras gauche sous celui de Hèmery et Sarah laissé sa main à la disposition de celle de Bouchard qui le plus souvent la recouvre ou entremêle ses doigts avec lessiens en exerçant une légère pression en guise de complicité.

Un couple est arrivé, lui, grand, mince, élégant, elle, plus jeune en tailleur pied de poule strict qui contraste avec ses cheveux épars sur ses épaules et un rouge à lèvre d'un violet presque noir. Hèmery ne reconnaît pas tout de suite la jeune banquière qui a eu recours aux services de la police parce qu'elle se croyait suivie et épiée. Lorsqu'il la reconnaît il lui fait un sourire de bienvenue auquel elle répond par un petit hochement de tête. Elle se penche à l'oreille de l'ami avec qui elle vient d'arriver et sans doute lui apprend qui il est. L'homme se retourne et le salue. Hèmery est frappé par son regard sombre. La présence d' Esther à ses côtés le détourne du couple. Il indique de quoi il est question. Sarah en regardant Bouchard avec une lueur d'ironie fait :

- C'est un bel homme.

- Un peu filiforme quand même, ajoute celui-ci.

- Plutôt ténébreux préciseEsther...

- En tous cas il a été suffisamment rassurant pour devenir l'ami de la jeune femme malgré ses angoisses, indique Hèmery.

- Il fait quoi ? Vous avez vérifié questionne Le Cairn.

- Dirigeant d'une société d'informatique.

- Bon si nous revenions à nos agapes dit Chaval. Ces petits farcis sont fondants !

- Le duo de foie gras pareil, fait Bouchard.

Plus tard, bien après le repas, au moment de quitter le pub où ils sont tous allés, Bouchard dit à Sarah :

- Vous savez ce que je désire ?

Elle colle son corps contre la rondeur du sien et répond :

- Oui. Allons chez vous.

Elle est surprise par l'aspect accueillant de son appartement, le caractère confortable de la chambre à coucher dans laquelle elle se sent tout de suite comme chez elle, ce qui l'incite à se déchausser sans plus tarder. Ainsi, elle est de la même taille que Bouchard qui la prend dans ses bras. Elle ne se doutait pas que ce serait aussi facile qu'elle pourrait s'abandonner de cette façon en toute quiétude et à présent sentir monter en elle ce désir prégnant de faire l'amour avec un homme, ce qu'elle n'avait pas eu l'occasion de faire depuis plusieurs années et qui la retenait de dire oui à Bouchard par crainte de ne pas être à la hauteur en tant que femme.

Bouchard la déshabille avec une adresse qui compense leur hâte. Elle a un coup au cœur en songeant qu'elle ne doit pas être la première, loin de là. Il le sent et l'embrasse sur les yeux qu'elle a fermés, en murmurant « reste avec moi». Comment peut-il savoir ? Elle est un livre ouvert pour lui? Quand ils sont nus, il la retourne et lui caresse les seins. Elle sent sa verge entre ses cuisses. Elle halète et se surprend à se vouloir la plus ouverte possible, la plus offerte possible. C'est bien ce qu'elle veut ? être ainsi pénétrée par derrière... Elle est surprise par son impudeur. Au fond parce qu' elle est avec un homme. Avec une femme cela lui semblerait moins impudique et en même temps elle sait que c'est ainsi qu' elle jouira le mieux.

Il l' a agenouillée au bord du lit et elle s' est mise à quatre pattes. Il pénètre dans son vagin fermement et sans brusquerie. Dans son va et vient quand il sent qu'elle est au bord de l'orgasme, il se retire, la retourne, se baisse et lui lèche le clitoris avec sa langue. Il arrête de le faire pour la même raison et lui murmure de s' allonger sur le lit. Il se place tête bêche à ses côtés et recommence à sucer son clitoris et lécher sa vulve. Elle n'hésite pas, toujours un peu surprise de ce qu'elle juge son audace et place dans sa bouche la verge de Bouchard qu'elle suce. Quand il sait qu'il va jouir, il veut se retirer parce qu'il ne veut pas la forcer à avaler son sperme. Elle le retient et il peut jouir en elle. Quand il l'embrasse il sent le goût de son sperme sur sa langue.

Un moment, il reste côte à côte la main dans la main. Puis Sarah se penche vers son bas ventre et commence à lui caresser le sexe, quand celui-cise redresse elle lesuce. Bouchard de son côté a pris un tube de vaseline et s'est mis à lui pénétrer l'anus avec un doigt puis deux. Quand il juge qu'elle est suffisamment ouverte, il enfonce sa verge entre ses fesses. Elle l'aide en les dressant et les écartant le plus possible. Elle n'a pas mal. Au contraire, elle se sent comblée et rassurée de pouvoir ainsi s'offrir. Il lui prend une main et la conduit vers son clitoris pour qu'elle le caresse jusqu'à l'orgasme. Pendant qu'elle jouit il jouit aussi.

Dans la nuit alors que Sarah s'est endormie dans ses bras, il contemple son corps dénudé, la courbe de ses seins, de ses cuisses, de ses fesses d'où émane le mystère de sa chair livrée sans défense.

Au matin, quand Sarah se réveille, Bouchard lui apporte un petit déjeuner où il a pris soin d'ajouter au café qu'il a l'habitude de prendre du thé et aux toasts un œuf au plat. Sarah choisit le café et les toasts qu'elle tartine avec avec du miel de lavande. Il mange l' œuf au plat. Pendant qu'ils prennent leur petit déjeuner, Sarah s'étonne de poser aussi naturellement sa main sur sa verge et de lui demander :

- On a le temps ?

Il répond affirmativement.

Ils font l'amour avec une douceur, une onctuosité qu'elle n'a jamais connu jusque là, et qui de nouveau lui pince le cœur. Décidément elle ne doit pas être la première pour que Bouchard soit aussi à même de la satisfaire sexuellement de ces manières chaque fois si différentes et si intenses. Il perçoit une nouvelle fois sa réticence et lui murmure ironiquement «Si tu n'aimes pas, je peux...». Un peu furieuse d'être encore un livre ouvert pour lui, elle le coupe «Non, je n'aime pas», il écarte son corps du sien, faisant mine de se lever. Elle l'entoure de ses bras et le force à se coller à elle en lui soufflant « je ne t'aime plus » à quoi il réplique «moi, oui».

Lorsque Sarah le quitte, elle flotte dans une sphère de bonheur, de calme, de certitude. Ce n'est qu'au dernier moment, à l'instant où elle s'apprête à monter les marches du palais qu'elle aperçoit Marcia qui lui plonge un couteau dans la poitrine.

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Politique, #Traité politique, #Nice city