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Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau, Je suis tombé sur le menton  C'est la faute à Macron. Petit historique du Macron bashing

Tout le monde connaît la chanson de Gavroche dans les misérables de Victor Hugo :

Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau
Je ne suis pas notaire, c'est la faute à Voltaire
Je suis petit oiseau, c'est la faute à Rousseau

A quoi nous pouvons rajouter ces deux vers pour contribuer à la Macron bashing mania :

Je suis tombé sur le menton

C'est la faute à Macron

 

Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau, Je suis tombé sur le menton  C'est la faute à Macron. Petit historique du Macron bashing

J’avais daté le début du Macronbashing dans un précédent article du 20 juillet 2017 :

 

http://www.autruchement-dit.com/2017/07/une-tempete-mediatique-dans-une-gamelle.le-macronbashing-se-rapproche.html

 

depuis ce Macron bashing s’est transformé en raz de marée en un mois puisque nous sommes le 27 août 2017.

Exemple :

Selon un sondage Harris Interactive 51% des personnes interrogées font confiance au président "pour mener une bonne politique pour la France", le chef de l'Etat subit sa première baisse depuis son arrivée à l'Elysée mi-mai dans un contexte d'annonces de réduction des APL et de réforme de la CSG.

À noter que selon un autre sondage, réalisé par Ipsos et publié mercredi par le Point, la cote de confiance du président de la République était en baisse de 3 points sur un mois (42%) tandis que celle du Premier ministre en légère hausse (+2 pts à 41%).

Or sur quoi les gros titres ont porté non sur le fait que 40 à 50 % des français peu ou prou font confiance à Macron mais sur la chute de ce % indiquant délicieusement que l’ état de grâce de Macron est fini,

que ceux qui prédisaient que la grenouille qui voulait se faire plus grosse qu’un boeuf éclaterait, ont eu raison dans leur prédiction nostradamuesque !

Voici les faits qui ont concouru à cette bienheureuse situation qui laisse espérer aux laissés pour compte de la République en Marche une belle revanche avec un retour vers le passé devenu véritable âge d’or où l’ impuissance gouvernementale était érigée en bonne gouvernance pourvu que les français et surtout les jeunes ne descendent pas dans la rue.

 

1) L’ outrecuidance vis à vis d’un chef d’ état major d’un président qui n’ a pas fait son service militaire

2) Le refus le 14 juillet de la sempiternelle interview permettant à quelques grands journalistes de de se mettre en valeur, de montrer leur savoir faire face au président pour accroître leur notoriété marchande

3) La baisse de 5 euros des APL dont on on veut ignorer qu’elles sont plus favorables aux bailleurs qu’ aux locataires

4) Le refus de faire connaître si ce n’est aux syndicats les grandes lignes de la réforme du code du travail

5) La volonté malveillante du président de tenir sa promesse électorale d’ assouplir le code du travail pour le rendre plus efficace et moins contre-productif du point de vue de l’ emploi.

En fait réforme dénoncée comme une casse de ce code du travail par les sorbonnards authentiques qui autrefois discutaient du sexe des anges et qui aujourd’hui se délectent de démontrer que toute réforme ne peut être que destructrice ou au moins un cadeau aux riches ou aux patrons en recourant à un libéralisme diabolique.

6) Plus grave encore, le refus par présidentiel de faire savoir où il va passer ses vacances. 5 en fait à Marseille!)

7) Aggravé du « Crime » de ce même président de déposer plainte contre un paparazzo qui n’ a même pas eu le temps de le prendre en photo dans son bain et sa femme Brigitte en train de lui préparer ses œufs sur le plat.

Bien entendu, la condamnation unanime de la presse n’a rien à voir avec le corporatisme de la profession, il ne s’ agit que de défense de la liberté de la presse qui est menacée par ce dépôt de plainte.

8) Ajoutons cette « salutaire » tentative de Mediapart de démontrer que les ministres de ce gouvernement sont des incapables ou des complices d’un malfrat renommé en lui louant une villa ou d’autres officines de démontrer que la ministre du travail est une corrompue qui s’ est enrichie sur le dos de salariés licenciés par elle en tant que DRH de Danone...

9) Sans oublier l’ amateurisme dénoncé unanimement par nos medias des députés LREM, ce qui n’a pas empêché le vote de la loi de moralisation de la vie politique, dans la nuit de vendredi 28 au samedi 29 juillet, après 50 heures de débat, et l'examen de plus de 800 amendements et le vote qui autorise le gouvernement à recourir aux ordonnances dans la réforme du code du travail.

10) Ce véritable déni de démocratie de recourir justement aux ordonnances pour réformer le code du travail accompagné de l’ oubli que c’est par le recours aux ordonnances qu’ a été instaurée la sécurité sociale.

11) Ajoutons le scandale de vouloir doter Brigitte Macron d’ un statut de première dame.

12) Cet autre scandale de la part de Macron de vouloir maîtriser l’ image que les médias voudraient donner de lui.

13) Sans compter les scandales de vouloir rétablir une police de proximité,

réformer les aides au logement,

les assurances chômage,

les retraites,

la formation professionnelle avec ses 32 milliards qui profitent le moins possible à ceux qui en ont le plus besoin, les chômeurs.

13) Tous ces faits amplifiés par la proclamation depuis les extrêmes de la droite ou de la gauche ou des moins constructifs parmi les rescapés des élections maudites de juin 2017 qui ont anéanti le PS et le LR,

de l’ échec de la présidence Macron, proclamation relayée et amplifiée dans nos chaînes de diffusion en continu à propos du bilan des 100 jours de la présidence. 100 jours, vous vous rendez compte, une éternité et rien n'a été fait !

Vivement le retour au passé délicieux du politiquement correct et de l’ impuissance gouvernementale !

Pendant ce temps là, l’ image de la France dans le monde a été restaurée, le chômage continue de baisser, la croissance s’est redressée et même le FN se demande s’il ne doit pas abandonner une de ses recettes électorales, la sortie de l’ euro et de l’ Europe.

Heureusement l’ opposition à cette présidence est en de bonnes mains, celles de Mélanchon avec son programme chavezo-madurien qui va faire la démonstration que le pouvoir légitime n’est pas au parlement, à Matignon ou à l’ Elysée, donc pas dans les urnes, mais dans la rue comme la démonstration nous en est faite chaque jour dans ce bienheureux pays qu'est le  Vénézuela sous la présidence éclairée du lideur maximo Maduro.

 

Ps du 16/10/2018

 

A la longue liste des griefs qui étaient faits à Emmanuel Macron après ces cent jours, nous pouvons rajouter pour charger la barque macronienne jusqu' à la faire couler :

a) une croissance et une baisse du chômage qui se sont ralentis non pas à cause de la hausse du pétrole qui ponctionne notre poche et celle de l' état de dizaines de milliards d' euros et diminue notre pouvoir d' achat au profit notamment de cette monarchie wahhabite qui poursuit imperturbablement sa volonté d' imposer une culture de la charia au monde entier, mais à cause de la politique ultra-libérale de Macron de cadeaux aux riches en prenant dans la poche des pauvres

b) et ô divine surprise, merci mon dieu trois fois merci, l' affaire Benalla, cette affaire d' état où un garde du corps de confiance du président arrête deux manifestants qui jetaient des projectiles contre les forces de maintien de l' ordre

c) le selfie où le président s'affiche à côté de deux jeunes dont l'un fait un doigt d'honneur. Vraiment, vraiment, un président ne devrait pas faire ça !

 Vous pouvez lire si vous avez le coeur bien accroché la lettre, véritable j'accuse, d' un certain Onfray Michel jusqu'ici connu favorablement qui comme Diogène se répand en propos d'une grossièreté toute canine au prétexte de liberté d' expression et de satire.
 

d) Qu'un plan pauvreté pour faire reculer celle-ci ait été élaboré avec la participation des associations sur le terrain et qu'un plan hôpital ait été présenté pour pallier aux grandes difficultés actuelles sur les soins et la santé n'a pas d' importance pour des médias focalisés sur les petites phrases présidentielles soigneusement sorties de leur contexte et autre selfie et qui se rengorgent de la baisse de popularité du président tombée plus bas que celle d'un certain Hollande qui en profite pour ajouter sa mauvaise pierre à l' entreprise de démolition de ce président qu'il faut absolument arrêter dans son entreprise de réformes chamboule tout.

e) Enfin les démissions scandaleuses dans la forme mais pas dans le fond  de Nicholas Hulot puis de Gérard Collomb ( les formes de la tradition républicaine bafouées) ont permis à ces médias de développer une logorrhée de commentaires absolument logorrhéiques plus subtiles encore que la discussion sur le sexe des anges, d'autant que la démission du ministre de l' intérieur n'a pas été immédiatement compensée, mais qu'il a fallu attendre deux semaines pour que Christophe Castaner soit nommé à sa place, ouvrant la porte pendant ce laps de temps à nos chers médias pour couper les cheveux en quatre puis en huit puis en 36 puis en 72, en se fondant sur les bruits de couloir pour nous informer de l' épreuve de force ouverte entre un président affaibli et un premier ministre renforcé sans qu'ils daignent à un moment ou un autre nous informer des débats sur la loi pacte ( Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) "qui  ambitionne de donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois. Élaboré selon la méthode de la co-construction avec tous les acteurs, le projet de loi a été voté en première lecture à l'Assemblée nationale le 9 octobre à l' assemble".

Heureusement, une fois ce président liquidé comme Matteo Renzi en Italie au profit de Salvini, nous aurons droit au RN (Rassemblement National sous la houlette de Marine Le Pen la grande égérie de Salvini.

Que du bonheur en perspective !

PS de janvier 2019

Et en fin de compte le miracle espéré par tous les perdants de l' élection à la présidence de Macron depuis l' extrême droite à l' extrême gauche s'est produit : Grâce à  cette hypercritique constante, sans contextualisation, ininterrompue contre la politique du gouvernement des partis traditionnels, des médias et des réseaux sociaux, "le Peuple" français s'est révolté, a endossé le gilet jaune et a mis en danger cette présidence et ses réformes à venir.

 

Correctif du 5 février 2019

 

En se lançant dans un grand débat national avec audace, compétence et écoute attentive, Emmanuel Macron ô douleur de tous les battus de 2017, voit sa popularité augmenter en dépit de GJ dont nous retiendrons le grand yaqua...très "constructif"

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Tag(s) : #Politique, #Hommes politiques, #Libéralisme, #Code du travail