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Il est minuit moins une pour l' Italie

Dans un précédent article du 15 mars 2018, intitulé " Il est minuit moins cinq pour l' Europe",

http://fablehaikus.over-blog.com/2018/03/il-est-minuit-moins-cinq-pour-l-union-europeenne.html

je m' inquiétais des signes malheureux qui laissaient et laissent prévoir que l' Union Européenne n'en a plus pour longtemps à vivre à la grande satisfaction du président américain, de la Chine qui va pourvoir par pans entiers acheter les fleurons de l' économie européenne et de tous les eurosceptiques et populistes qui continuent de diffuser leurs fausses informations sur le rôle de l' Union Européenne et de la commission de Bruxelles. Parmi eux le dernier en date de ces pseudos hommes politiques qui vouent aux gémonies l' Europe, est monsieur Salvini qui n' a pas manqué bien entendu de rendre responsable la commission de Bruxelles de la tragédie de l' effondrement du pont Morandi de gênes.

Pauvre Italie qui se trouve dans une situation encore plus grave que l' Europe, pour qui, il est non pas minuit moins cinq mais minuit moins une.

Que peut-on espérer d'un gouvernement qui est soutenu par une coalition de rencontre mêlant l' extrême droite et le mouvement populiste "cinque stelle" qui juste avant l'effondrement du point Morandi s' était opposé à la mise en chantier d' une autoroute de contournement de la ville.

Que peut-on espérer d' un gouvernement qui veut révoquer la gestion des autoroutes italiennes par la société "Autoroutes pour l'Italie" avant que les responsabilités de cette société soient nettement précisées. L'Italie ne serait plus un état de droit où les contrats pourraient être révoqués du jour au lendemain, sans recours à la justice ni indemnités forcément prévues dans le contrat de cession de ces autoroutes ?

Que peut-on, penser d' un gouvernement qui veut engager un programme de 100 milliards de dépenses, en imitant le programme trumpien faisant fi de la dette très lourde du pays qui s' élève à 2.302,3 milliards d'euros ce qui représente quelque 132 % de son produit intérieur brut (PIB), le ratio le plus élevé en Europe derrière la Grèce.

Que peut-on penser d' un gouvernement dont l' homme fort se révèle comme Trump un homme cynique n'ayant avec la réalité des faits qu'un rapport pour le moins distendu et qui profite d' une catastrophe pour mentir sur les responsabilités de l' Europe et qui accuse celle-ci comme beaucoup en France d' austérité alors qu'il s'agit tout simplement de ne pas dépenser comme les grecs l' ont fait son argent et le notre de manière inappropriée.

Je vous renvoie à un ancien article du 12 novembre 2011 qui n' a rien perdu à mon humble avis de sa pertinence, puisqu'il montre que les fameux critères de Maastricht ne sont fondés que sur le bon sens, c'est-à-dire :

1)  Stabilité des prix : le taux d'inflation ne doit pas excéder de plus de 1,5 % la moyenne des taux d'inflation des trois pays où la hausse des prix est la plus faible.
2)  Finances publiques saines : le déficit public doit être inférieur à 3 % du PIB. Cette notion inclut l'Etat, les collectivités locales et la protection sociale.
3) La dette publique doit être inférieure à 60 % du PIB. Une appréciation en tendance est possible.

http://fablehaikus.over-blog.com/article-un-principe-de-precaution-88578751.html

En tous cas, la bourse, a tranché, le spread entre l' Allemagne et l' Italie ne cesse de grandir, c'est-à-dire que pour continuer à payer sa dette, je ne dis pas rembourser, l'Italie doit emprunter à des taux de plus en plus élevés.

Et qui viendra à son secours ?

L'Europe comme pour la Grèce...

 

Il est minuit moins une pour l' Italie
Tag(s) : #Hommes politiques, #Dette, #Union Européenne, #Italie