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Bien entendu il n'y en a plus pour longtemps avant que n'éclate un nouveau krach boursier provoquant une crise économique et sociale mondiale sytémique

 

 

 

Non seulement par son national-protectionnisme

en même temps par sa méconnaissance ou sa « connaissance » sortie tout droit du premier café du commerce ou snack à l’ intersection de la trente deuxième rue et la 24 ème avenue, en matière de politique étrangère

mais aussi par son idéologie ultra libérale, notamment en matière fiscale,

Trump est un danger.

Certes la hausse inexorable du cours des actions est due à cette politique de facilité financière ( quantitative easing) des banques centrales qui permet la création de monnaie et de maintenir par l’ abondance des liquidités les taux d’intérêt proches de zéro voir négatifs.

Dans ce monde de taux proches de zéro voir négatifs, une action qui donne un rendement de 4 %, même si elle double et prend 100 % de valeur, continuera à verser un rendement de 2 %, ce qui est toujours nettement mieux qu’un taux négatif ou proche de 0 %… Et comme tout le monde raisonne de la même manière, du coup non seulement le rendement est positif mais en plus la valeur même du titre augmente parce que la demande d’actions est importante…

et l' actionnaire devient plus riche s’il revend son action qui a doublé de valeur.

En effet les très bonnes dispositions vis à vis des entreprises et des plus riches de Trump ont déclenché une hausse des actions en bourse qui frise le krach.

L’ indice Shiller vient de dépasser le niveau atteint avant le krach de 1929.

De quoi s‘ agit-il ?

D’ un indice tout de bon sens : Pour savoir si nous sommes ou non dans une bulle boursière, le Prix Nobel d’économie Robert Shiller a développé un indice, le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER de Shiller, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique, de la conjoncture économique lissée sur 10 ans. Pour obtenir l’indicateur, il faut diviser la valeur boursière des marchés d’actions américains par la moyenne sur 10 ans des bénéfices annuels.

Donc pour savoir si l’action d’une société est "trop chère" ou pas, il faut comparer son cours avec son bénéfice : c’est le price earning ratio ( rapport entre le prix et les revenus) ou PER.

Mais pour pouvoir comparer des PER dans le temps, il faut éliminer l’inflation et lisser les effets liés au cycle économique, à la conjoncture. Les bénéfices sont meilleurs quand il y a croissance économique que quand il y a stagnation.

Shiller a choisi les cours des 500 principales valeurs de Wall Street (le S&P 500) qu’il a rapportés aux bénéfices moyens des 10 années précédentes.

Cet indice permet de vérifier si la bourse est en situation "d’exubérances irrationnelles", de folie. Quand cet indice dépasse 16,8 (sa moyenne historique), c’est que la fièvre de cette sorte de ruée vers l’ or commence à monter... 

Bien entendu il n'y en a plus pour longtemps avant que n'éclate un nouveau krach boursier provoquant une crise économique et sociale mondiale sytémique
Bien entendu il n'y en a plus pour longtemps avant que n'éclate un nouveau krach boursier provoquant une crise économique et sociale mondiale sytémique

Au cours des expansions économiques, les entreprises ont des marges bénéficiaires et des bénéfices élevés. Le ratio Cours / Bénéfice devient alors artificiellement bas en raison de la hausse des bénéfices. Pendant les récessions, les marges bénéficiaires sont faibles et les bénéfices sont faibles. le ratio devient plus élevé.

On le voit, la Bourse a été prise de délire à deux reprises, dans les années 1920 et dans les années 1990. Et elle semble repartir pour une troisième fois dans une course folle. Le CAPE est en train de dépasser 32 (ce qui correspond à 32 fois la moyenne annuelle des bénéfices des dix dernières années). Or, 32, c’est le niveau atteint le 1er septembre 1929 juste avant le fameux jeudi noir… La moyenne sur longue période étant de 16,8, cela signifie que les cours boursiers actuels sont surévalués de 88% !

Certes sur les 30 dernières années, l’indice n’a pas été d’ un grand secours pour les investisseurs qui se sont enrichis en ne suivant  pas le PER qui sous-estime le fait qu’une action qui chute brutalement de moitié est une bonne affaire, même si elle a un PER supérieur à la moyenne de 16,8 calculée sur 137 années…

D’autre part, l’indice est étroitement lié aux taux d’intérêts à long terme. Quand ils étaient élevés, comme dans les années 80,  le PER était faible (moins de 10).

Quand des produits sans risques ont des taux élevés, ils sont attrayants et cela déprime les cours des actions, qui elles, sont risquées. Dans un contexte de taux très bas, il n’est pas étonnant que les actions reprennent le dessus sur ces produits sans risque mais rapportant des taux faibles...

Robert Shiller lui même recommande la prudence. Le CAPE nous dit que les actions sont relativement chères, mais selon Shiller il est difficile d'en tirer un "message clair". Il déconseille donc aux investisseurs de paniquer et de vendre en masse, ce qui provoquerait un krach comme en 1929, mais les décourage aussi d'acheter trop fiévreusement sur le "Trump bull market" (le marché haussier de l'ère Trump)… comme ils ont tendance à le faire encouragés par la grosse bulle boursière trumpinienne.

Comme dit Pierre Dac, "la prévision  est un art difficile, surtout quand elle concerne l'avenir"…

Mais nous n’avons pas la prudence de Shiller et ne partageons pas le rejet qu’inspire son PER à d’ autres économistes va-t-en guerre du laisser faire le plus éhonté en matière financière:

Si prédire le passé est un art facile prédire l’ avenir en économie est aussi facile : Il y aura bien dans les années à venir un nouveau krach boursier et une nouvelle crise économique et financière mondiale, résultat de la politique de facilité financière des banques centrales, encouragée par la déréglementation et les importantes baisses d' impôts pour les sociétés décrétées par Donald Trump ! L’ appât du gain l’ emportant nettement sur les risques encourus et prédits par l’indice de Shiller. Comme le disait Lénine les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre, en quoi il ne se trompait pas mais était incomplet car les susdits achètent la corde pour se pendre eux-mêmes puisqu’ils vont continuer d’ acheter des actions à des prix trop élevés par rapport aux bénéfices des entreprises.

Mais comme le disait cet homme bien connu qui avait sauté du quatre-vingtième étage en passant devant le quarantième «  jusqu’ici tout va bien »

 

PS

Est-ce le commencement de la chute :

 

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/les-marches-europeens-emportes-dans-la-tourmente-de-wall-street-6445795

 

Bien entendu il n'y en a plus pour longtemps avant que n'éclate un nouveau krach boursier provoquant une crise économique et sociale mondiale sytémique
Tag(s) : #Fiscalité, #Libéralisme, #Croissance, #Banque