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La France a un besoin urgent d'une sixième République/d'une cinquième République rénovée par l' introduction d'une part de démocratie directe
La France a un besoin urgent d'une sixième République/d'une cinquième République rénovée par l' introduction d'une part de démocratie directe

 

Si vous suivez mon blog vous n'êtes pas sans ignorer mon aversion grandissante pour notre état omnipotent dans son rôle de soi-disant état Providence qui n'est plus que celui d'un état impotent, d' un Gulliver enchaîné par les lilliputiens que nous sommes comme je l'écrivais dans un ancien article

 

"En intervenant à notre demande dans tous les domaines, économiques et sociaux nous le lions, cet Etat Gulliver, lilliputiens que nous sommes avec des liens qui l'empêchent d'assurer ses deux fonctions ( le maintien de la sécurité et l'établissement de la justice ) qui sont la base de toute société et nous ouvrons de ce fait la porte au règne du plus fort, à la violence, aux maffias."

http://fablehaikus.over-blog.com/article-de-la-corse-securite-et-justice-111394929.html

J' écrivais dans l'article suivant :

"Il est vrai qu'en France se dire libéral c'est comme avouer une sorte de maladie honteuse ou de pédophilie économique qui aussitôt vous vouera aux gémonies ! Que le nom de Frédéric Bastiat est méconnu, que celui de Jean-Baptiste Say ne sert que de repoussoir, que les libéraux américains sont au mieux des imbéciles et en vérité des forbans qui ne travaillent que pour que les plus riches deviennent plus riches et les plus pauvres plus pauvres ! "

http://fablehaikus.over-blog.com/article-le-role-de-l-etat-111427836.html

Or comme trois articles plus récents le démontrent je file de plus en plus le mauvais coton du libéralisme pour ne pas dire du libertarianisme ( pour faire plus américain et donc plus honni)

http://fablehaikus.over-blog.com/article-l-inflation-des-lois-des-droits-des-garanties-des-precautions-115917709.html

http://fablehaikus.over-blog.com/chaque-jour-l%C3%A9viathan-d%C3%A9vore-une-livre-de-la-chair-de-notre-libert%C3%A9

http://fablehaikus.over-blog.com/2013/11/autrefois-dans-ma-voiture-j-%C3%A9tais-l-homme-le-plus-libre-du-monde-donc-le-plus-heureux.html

Plus grave moi qui suis un partisan convaincu de la démocratie comme le démontre mon traité politique : http://fr.calameo.com/read/000195935c7a3c2e5eed7 voilà que de plus en plus indisposé par notre actuel gouvernement j'en viens à aspirer à une réforme constitutionnelle, pour ne pas céder à les toutes critiques qui fleurissent à son encontre et ô horreur ! moi jusqu'ici inconditionnel défenseur de la constitution de la V° République, à une réforme constitutionnelle qui introduirait un mode de scrutin proportionnel à l' allemande pour l'élection de nos représentants, en espérant qu' après ce plus d'un demi-siècle de système électoral uninominal majoritaire à deux tours, nous nous serons débarrassés de notre fâcheuse tendance à la division pour, comme en Allemagne, en arriver à un gouvernement de "grande coalition" seul susceptible d'entreprendre les réformes dont notre pays à besoin. (Je voudrais rendre ici hommage à un de ses plus fervents promoteurs, le directeur de la revue "Commentaires" Jean-claude Casanova).

Même si je n'ignore pas, au cas où cette réforme serait adoptée, la possibilité d' un retour à l'instabilité gouvernementale de la IV ° République caractérisée par une durée de vie moyenne des gouvernements n'excédant guère les six mois, les deux plus longs étant celui de l' illustre Guy Mollet qui a duré 16 mois et celui de l' illustre M. Queuille qui a duré 13 mois. Durée qui rendait impossible ou, à tout le moins difficile, une politique autre qu'à court terme.

Il est vrai que dans mon fameux « modeste traité politique » dans le commentaire du théorème 1 de l'axiome 4, j'ai écrit :

« Si nous sommes devant un pays qui a le génie de la division, ( sous entendu la France) ces deux grandes familles vont se diviser au moins en 6 partis:

1) Le parti de la gauche de la gauche qui désire la révolution. Exemple autrefois du PCF (Parti Communiste Français) en France.

2) Le parti de gauche qui désire de grandes réformes. Exemple du PS( Parti Socialiste) en France.

3) Le parti de la droite de la gauche qui désire des réformes surtout sociétales et qui se veut le grand défenseur de la laïcité. Exemple du parti radical, aussi dénommé parti radical de gauche.

4) Le parti de la gauche de la droite qui désire des réformes surtout sociétales et qui se veut le défenseur du fédéralisme à l'intérieur comme à l'extérieur. Exemple le parti dit du centre sous différente dénomination y compris parti radical de droite.

5) Le parti de droite, conservateur et favorable au libéralisme économique, sous différentes dénominations où le mot central est celui non de parti mais d'union ou de rassemblement. Exemple de l'UMP.(Union pour un Mouvement Populaire) qui a succédé au RPR (Rassemblement Pour la République).

6) le parti de la droite de la droite, qualifié d'extrême droite, nationaliste, chauvin si ce n'est ouvertement raciste. Exemple du Front national.»

Comment puis-je penser que même après un demi-siècle de majorité stable ce « génie de la division » se soit atténué ?

Comme d'autre part la démocratie ne peut engendrer que le désenchantement :

« Loi n° 8) En démocratie le citoyen ne peut être que désenchanté de la politique. »

Ou la déception : « Axiome 4) La déception est le fondement de la démocratie. »,

et qu'un un véritable fossé s'est creusé entre les citoyens et leurs représentants, à quoi peut servir une nouvelle République si elle n'apporte pas de remède à ce mal ?

C'est pourquoi je préconise une deuxième mesure susceptible de combler ce fossé :

Le recours au référendum d'initiative populaire, pour arriver à un usage de cet appel à l'ensemble des citoyens, semblable à celui qui en est fait en Suisse où je le rappelle le peuple (dont on se méfie beaucoup trop en France, legs de la monarchie, où celui-ci était vu comme une plèbe au mieux ou comme une populace ayant besoin d'une aristocratie nobiliaire pour le contrôler, puis sous la république d'une aristocratie des plus compétents, sorte de despotes éclairés collectifs pour le guider) montre non seulement son bon sens mais encore un courage que nos hommes politiques n'ont guère montré, rejetant ainsi par référendum le passage de 3 semaines de congés payés annuels à 5 semaines et, plus proche de nous la limitation des écarts de salaire, ( mesure qui dans notre beau pays de la haine sociale va de soi, même si sa contre-productivité économique est prouvé. Il n'y a qu'à voir l'approbation à l'adoption de ces fameux 75 % de taxation au-dessus d'un revenu de un million d'euros qui découragerait n'importe quel Bill Gates, Jeff Bezos, Steve Jobs ou Mark Zuckerberg d'entreprendre), tout récemment le déremboursement de l'interruption volontaire de grossesse, il y a quelques jours à 50,3 % acceptant la limitation de « l'immigration massive d'étrangers et de requérants d'asile » dans leur pays.

Vous voyez l'avantage d'un tel référendum d'initiative populaire, redonner aux citoyens le sentiment que la politique de leur pays ne se fait pas au-dessus de leur tête, en dépit de leurs intérêts, donc leur permettre de se réinvestir dans la politique et ainsi renforcer l' imparfait système de la démocratie représentative et finalement contrairement à aujourd'hui où ils ont perdu le sentiment d'appartenir à une même communauté, retrouver ce sentiment.

Ainsi cette sixième république marcherait sur ses deux jambes, celle de la démocratie représentative, celle de la démocratie directe.

Le mauvais pli qui a été donné par le général De Gaulle, qu'il me pardonne, à l'usage du référendum comme moyen de renouer la confiance entre le président et ses concitoyens doit absolument être effacé parce qu'il a rendu son usage quasiment impossible.

Certes au début, mauvais pli pris, les Français continueront de ne pas répondre à la question posée, pour s'amuser à ce jeu de massacre qui consiste à dire non systématiquement, à contrecarrer systématiquement la politique du gouvernement en qui ils n'ont plus confiance à juste titre, mais paradoxe, qu'ils ont élu. C'est pourquoi il n'y aura pas trop de tout un septennat pour qu'ils finissent par comprendre, averti par leur président

1) que s' il tiendra compte du résultat pour faire voter ou pas telle ou telle loi

2) en aucun cas il ne se considérera comme désavoué si au lieu de répondre oui à la question sur le projet proposé ils répondent non.

Je ne doute pas que les Français finissent par se conduire comme les citoyens suisses, c'est-à-dire en citoyens compétents étudiant soigneusement les arguments des pour et des contre en se prononçant en toute connaissance de cause ensuite, avec courage, sans démagogie en tous les cas j'en suis sûr avec plus de courage et moins de démagogie que leurs représentants dont le but prépondérant pour ne pas dire unique est de conserver leur mandat comme souligné dans mon fameux « modeste traité politique » dans le théorème 5 de l'axiome 3: « Théorème 5) L' homme politique est tout entier tourné vers son succès électoral.

Corollaire 1) L'homme politique n'a que faire du bien commun. »

Pour que cette sixième République fonctionne pour le mieux, en tous les cas bien mieux que notre actuelle cinquième République il faut ajouter, trois autres réformes,

1) la limitation des mandatures dans le temps à ne pas confondre avec le non cumul des mandats ( Songez que l'on peut être élu maire ou député à 30 ans et continuer à être député ou maire à plus de 75 ans sans interruption, ce qui a fait rentrer dans les usages le terme de "fief électoral" comme si la Révolution n'avait pas eu lieu),

2) L'abandon du cumul des mandats électifs qui transforme nos hommes politiques en seigneurs inamovibles dans leur fief électoral et qui a l'inconvénient entre autres d'empêcher un renouvellement de notre personnel politique et son rajeunissement, même s'il n'est pas question ici de céder au jeunisme ambiant.

3) La limitation à un seul mandat de 7 ans, du mandat présidentiel comme préconisé par Edouard Balladur en son temps, qui nous éviterait des présidents qui dans leur premier mandat ont le souci de ménager la chèvre et le chou, la corporation des coupeurs de cheveux en quatre et celle des experts dans l'étude du sexe des anges, en espérant se faire réélire, et en réalité, à faire perdre à notre pays 5 ans comme actuellement.

J'aspire à cette sixième République parce, comme je l'ai dit plus haut, je cède de plus en plus facilement aux sirènes populistes qui critiquent la démocratie et qui voit en elle le " dernier grand tabou politique de notre temps". Voir par exemple le livre « Dépasser la démocratie » ( Pourquoi la démocratie ne mène pas à la solidarité, à la prospérité et à la liberté, mais aux conflits sociaux, aux dépenses publiques effrénées et à la tyrannie) de Karel Beckman et Frank Karsten, publié en 2012 ( Beyond democracy) en anglais et en français en 2013 par l'institut Coppet dans une traduction de Benoît Malbranque. Comme ces sirènes ne me paraissent pas si populistes que cela, et comme je désire vous faire seuls juges, je me fais un devoir de vous fournir les liens pour tout savoir sur l'institut Coppet :

Pour sa présentation : http://www.wikiberal.org/wiki/Institut_Coppet

Pour son activité : http://www.institutcoppet.org/

Pour ses archives qui rassemble toute une bibliothèque consacrée aux auteurs favorables au libéralisme :

http://www.scribd.com/collections/2696887/Archives-de-l-Institut-Coppet

Enfin un lien vers un site d' informations en ligne présentées du point de vue libéral http://www.contrepoints.org/

Donc j'en suis venu à vouloir dépasser la démocratie libérale comme les communistes voulaient la dépasser en leur temps pour créer la "vraie" démocratie, la démocratie populaire. On sait à quoi cela a abouti, à un désastre politique! C'est dire que je ne crois guère à ce dépassement, mais grâce à mes propositions concernant une nouvelle République et ces nouvelles armes données aux citoyens avec internet et ses réseaux sociaux, peut-être à un meilleur fonctionnement de celle-ci.

L'exemple de la fronde des "pigeons" patrons de "start up" et des "poussins" auto-entrepreneurs en témoigne, qui ont fait reculer le gouvernement Ayrault sur des décisions fiscales pour le moins mal ajustées pour ne pas dire hâtives, va dans ce bons sens, comme va dans un mauvais sens le fait que les « bonnets rouges » ont fait reculer ce même gouvernement sur une décision fiscale indispensable pour préserver le climat de notre planète, dont nous constatons cette année les effets du dérèglement, je veux parler de la taxe carbone dont l'application est ajournée sine die, ce qui veut dire dans notre beau pays, enterrée, je l'espère pas définitivement quoique je ne crois guère en la résurrection, fut-elle même celle du Christ !

***

Récapitulons, si nous voulons une VI ° République qui nous réconcilie avec la démocratie et refasse du peuple français une communauté, il nous faut :

1) Un président élu pour un seul mandat de 7 ans au suffrage universel

2) Un mode de scrutin à la proportionnelle, d'autant plus facile à instaurer que le mode de scrutin n'est pas inclus dans la constitution, voir le retour à ce mode en 1985 sous la première présidence de Mitterrand qui a abouti à la cohabitation,

3) La limitation des mandatures dans le temps

4) Le non-cumul des mandats politiques, vers quoi semble nous mener notre actuel gouvernement si le sénat, très réticent, ne trouve pas un subterfuge pour détourner ce "coup de feu déloyal" du non-cumul qui les frapperait plus directement.

5) L' adoption du référendum à initiative populaire, au contraire du référendum à initiative partagée prévu par les alinéas 3 à 6 introduits en 2008 dans l'article 11 de la constitution sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui indiquent notamment qu’« un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ». Dans notre cas l'initiative reviendrait aux électeurs, par exemple 500000, soutenue par 50 députés sans ce que ce soutien soit impératif.

Tout le monde a le droit de rêver... y compris les citoyens !

Ps

Depuis cet article de février 2014 de l'eau a coulé sous les ponts, Un nouveau président a été élu surfant sur la volonté des citoyens français de se débarrasser d'une classe politique jugée incompétente et de manière un peu exagérée corrompue.

Cet actuel président est confronté à une révolte fiscale et sociale provoquée par le niveau de prélèvement fiscal insupportable et le fossé creusé entre les citoyens et leurs représentants, celle des gilets jaunes, qui dure depuis plusieurs mois et dont il tente de sortir en augmentant le pouvoir d'achat des salariés au smic et par un grand débat national qui doit se terminer le 15 avril.

Le mouvement des gilets jaunes au fur et à mesure s'est radicalisé, est devenu très violent, s'est montré incapable de dégager un programme et de se doter des chefs capables comme en Espagne ou en Italie de former un parti de gouvernement. Une de ses principales et premières exigences a été le RIC référendum d'initiative citoyenne que je préconisais dans mes propositions de réformes de notre constitution. Mais j'ai évolué sur cette question :

1) les français ne sont pas des Suisses et je doute que le système référendaire Suisse soit applicable dans notre pays

2) L' exemple du référendum britannique sur le Brexit montre qu'un référendum sur une question aussi importante que la sortie de L' UE a abouti à un désastre divisant profondément les britanniques en deux camps irréconciliables.

Dans un premier temps, le oui au Brexit l' a emporté mais avec une marge telle qu'elle s'avère insuffisante pour convaincre les anglais et leurs représentants. Aujourd'hui les non au Brexit réclament une nouveau référendum dont il semble qu'ils sortiraient vainqueurs, mais là encore avec une marge sur les brexiteurs qui ne seraient pas suffisante puisque nous serions dans la zone des 52% contre 48%.

Le référendum a donc plongé le RU dans la crise.

Sagesse du gouvernement français qui dans le cas de la Nouvelle Calédonie a choisi que la question de l'indépendance ou non de cet archipel soit réglée non par un seul référendum mais par deux voire trois référendums ( l' accord de Nouméa de 1998 prévoit l’organisation avant novembre 2018, d’un référendum sur l’accession de Nouvelle-Calédonie à sa pleine souveraineté. En cas de vote négatif, une seconde, puis éventuellement une troisième consultation pourraient être organisées. A l’issue de deux votes négatifs, un nouvel accord sera cependant négocié.), ce qui laisse au deux camps des motifs d'espoir après le premier référendum qui a donné la majorité au maintien dans la France de la Nouvelle Calédonie.

Néanmoins je ne renonce pas au référendum d'initiative citoyenne mais dans un cadre local, départemental ou régional à propos de cas concret comme la construction ou  non d'une autoroute, d'un aéroport... quoique je n'ignore pas que le gouvernement de Hollande puis celui de Macron n'ont pas respecté le choix des citoyens qui avaient donné la majorité à la construction de l' aéroport de Notre dame des Landes, sous la pression d'une minorité d'opposants radicaux pour l'essentiel extérieurs à la région.

La France a un besoin urgent d'une sixième République/d'une cinquième République rénovée par l' introduction d'une part de démocratie directe
La France a un besoin urgent d'une sixième République/d'une cinquième République rénovée par l' introduction d'une part de démocratie directe
Tag(s) : #Politique, #Démocratie, #Haine sociale, #Populisme, #gilets jaunes