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Il y a au sein des deux grands partis modérés de gauche et de droite, de l'UMP et du PS, une malédiction, qui les affaiblit et fait le bonheur des extrémistes, des anti-démocrates, malédiction que nous retrouvons aussi dans les grandes religions monothéistes et dans d'autres partis, par exemple de nos jours au sein du parti républicain américain avec le tea party, malédiction que Serge Pongtong a mis en valeur dans le dernier de ses discours où il évoque cette malédiction en se servant de la métaphore des fleuves, celle du Mississipi, du Nil et du Congo

"du Congo aux mille et un rapides qui illustre cette tendance du monothéisme à ne comprendre les textes sacrés que littéralement."

http://latina.jeanpierre.perso.neuf.fr/page9.html#pongtong2

Cette malédiction est donc celle du littéralisme, de l'intégrisme. Car face aux tenants de ce littéralisme, de cet intégrisme, les autres, les modérés sont considérés comme des mous au mieux, ( Ne parle-ton pas de gauche molle par opposition à une gauche dure, d'une droite molle par opposition à une droite dure), des traites à la parole sacrée divine ou idéologique.

L'intégriste désire mettre le modéré dans des petits souliers pour le dénoncer comme ne respectant pas cette vérité divine, idéologique au contraire de lui, le pur parmi les purs.

Autruchement dit, cette malédiction est cette tendance intégriste qui se prévaut de sa totale adéquation à la lettre du texte sacré dans le cas des religions, à la lettre de l'idéologie sacrée dans le cas des partis pour imposer sa domination au sein des croyants des religions monothéistes ou des militants des partis.

Dans le cas de l'UMP, c'est l'idéologie conservatrice, et même réactionnaire dans ce qu'elle à de plus abrupt, la dénonciation de l'assistanat, de l'insécurité galopante, le chauvinisme le plus assumé avec des connotations d'exclusions de tel ou tel pour son appartenance à tel ou tel groupe, par exemple l'immigré, autrefois l'homosexuel, représenté par ce que l'on appelle l'extrême-droite, aujourd'hui le front national qui se dresse comme une falaise surplombante devant ses adhérents. L'UMP s'en trouve divisée, donnant l'impression de ne plus savoir où elle va, attendant le chef charismatique qui la tirera de son désarroi. Elle apparaît affaiblie par cette division provoquée par cette minorité qui prétend être la mieux garante de ces soi-disant valeurs de la droite, la plus en adéquation avec elles, qui ne sont que ces valeurs dévoyées, interprétées de manière intégriste, à la lettre, abusivement. Bien entendu en découle le manque de courage de ses dirigeants qui n'osent trop ouvertement assumer leur modération, leur interprétation tolérante de ces valeurs, de travail, de famille, de patrie, de liberté, de fraternité de peur d'être débordés par le Front national, qui donc se rapprochent des thèses de celui-ci en prétendant le combattre, en fait en le renforçant, à l'exception de ceux qui ont une carrure d'homme d'état, tel Juppé.

Dans le cas du PS, c'est l'idéologie révolutionnaire, de la lutte des classes, des riches à la lanterne, de l'anticapitalisme, de l'antilibéralisme, de l'anti mondialisation avec d'identiques exclusions de tel ou tel groupe défini non plus par ses caractéristiques humaines, naturelles mais par ses caractéristiques économiques et sociales, le bourgeois, le capitaliste, le chef d'entreprise, le koulak, le propriétaire, le commerçant, idéologie portée par l'extrême gauche, autrefois le parti communiste français ou d'Union Soviétique qui se dresse comme une falaise abrupte devant ses militants. Cette minorité au sein du PS se présente comme la garante de la parole Marxiste, Révolutionnaire, du Changer la vie et considère tous ceux qui au sein de ce parti interprète de manière modérée les valeurs de la gauche, celle de progrès social, d' une plus grande égalité, comme des traîtres, des non-socialistes. Tous ces Mélanchonochavez, Filochilsung avec des trémolos d'indignation dans la voix et même des larmes aux yeux dénoncent la capitulation de leur parti devant les forces du capital, de la Finance, contribuant à donner du PS cette image de parti divisé qui ne sait où il va, alors que sa majorité sait très bien où elle va, où elle veut aller, tel Valls ou Collomb à Lyon, confrontés que sont ses élus innombrables, ses maires, ses présidents de conseil généraux, de communautés de communes, etc … à une réalité quotidienne où il n'est pas question de faire la Révolution, mais de réduire le chômage, de venir en aide aux plus démunis, de réduire les inégalités, de faire reculer l'insécurité. Mais ce ne sont qu'élus ternes au verbe modéré, proche de la langue de bois, qui ne font pas rêver les médias au contraire de ces intégristes au verbe flamboyant où il n'est question que de révolution, de changer la vie, en en appelant aux « Masses » pour qu'elles se soulèvent, sans bien entendu indiquer par quels moyens atteindre ce but, puisque les mots suppléent aux choses dans leur cas.

A qui profite cet affaiblissement des deux grands partis modérés avec la complicité de médias qui crient avec ces loups ?

Pas à la démocratie !

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Les chutes de la maison UMP dans le caniveau du FN et de la maison PS dans l'ornière du FDG sont-elles inéluctables ?
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Tag(s) : #Politique