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Il y a dans le non une irréfutabilité qui souvent nous désarçonne, nous sort de notre conviction que nous avons devant nous le coupable. Puis nous découvrons que ce non, celui de ce beau-père qui tue le fils de sa compagne, celui de cette mère qui tue ses enfants après avoir accouché clandestinement, celui de ce violeur d'une enfant, celui de cet assassin d'une jeune femme, n'était que des faux nons. Nous sommes saisis d'un vertige qui finit par nous faire tomber de cette falaise de ce non qui s'était dressée devant nous de cette sorte si abrupte, si convaincante...

Après cette brève introduction retour à mon modeste récit policier inachevé qui est centré sur la mort de plusieurs jeunes femmes. Vous pouvez le lire dans sa continuité en suivant le lien ci-dessous :

http://fr.calameo.com/read/000195935a0b14aa2b402

Aujourd'hui sont en scène dans cet épisode :

Marc Colondriand, pdg d'une entreprise d'informatique qui vit avec Claire Marfaly. Il est devenu par «ennui» un tueur en série.

Claire Marfaly, conseillère financière dans une agence bancaire, qui était la victime potentielle choisie par Marc Colondriand, responsable de la mort de Marie Toulouse et des meurtres d'Amanda Estébez, alias Alejandro Estébez, de Juliette Tancrédi une jeune serveuse d'un bar sur le port de Nice, ainsi que de celui de Marcia Nogueira, avant de devenir sa compagne

Mireille Toulouse, la sœur de Marie Toulouse, qui vient d' obtenir de Charles Trossimo le bras droit du chef du gang de «l'Atlandide » la possibilité de le quitter en l' aidant à s'évader et qui soupçonne Marc Colondriand d'être le meurtrier de sa soeur Marie.

Hélène Santiago, professeure de sports qui vit avec Borme, qui est une victime potentielle de Marc Colandriand qui a planifié son assassinat et qui vient de la kidnapper.

***

Dès qu'il a capturé Hélène Santiago, Marc Colondriand la transfère dans un fourgon qu'il a prévu et aménagé à cet effet. Hélène gît sur la banquette arrière de son 4X4, encore endormie par le somnifère. Il fait basculer son corps et le prend dans ses bras. Il l'installe calmement sur la plate-forme. Il lui lit les mains dans le dos et avec une sangle l'attache par le cou à une ridelle. Il lui administre une piqûre de barbiturique. Ainsi, pense-t-il, il aura le temps de se rendre à son bureau puis de rencontrer Mireille Toulouse qui ne cesse de lui téléphoner parce qu'elle désire lui parler.

La matinée passe dans cette routine qu'il supporte de plus en plus difficilement, à régler les problèmes de la gestion de son entreprise. A midi, il retrouve Mireille Toulouse au restaurant « les pieds dans le plat ».

Il est de nouveau séduit par sa personne, par cette sorte de disponibilité qui émane d'elle et qui laisse espérer à tout homme qui la rencontre qu'il pourra obtenir d'elle tout ce qu'il veut.

Mireille retrouve l'homme précis, méticuleux et sombre qu'il a toujours été, avec cette aura qu'elle a toujours considérée comme inquiétante, celle d'un homme qui ne se donne aucune limite. Cette aura qu'elle appréciait et qui inquiétait Marie.

- Je suis heureux de te revoir, fait Marc

- Alors pourquoi m'as-tu fait attendre ?

- Tu sais mes affaires m'absorbent... Et puis je ne suis plus seul...

- Ah... Tu t'es finalement rangé ?

- On peut dire cela... mais pourquoi veux-tu me voir ?

Mireille décide d'y aller franchement. Peut-être Marc de surprise sera-t-il désarçonné et aura-t-elle la confirmation de ce qu'elle pense, qu'il est le responsable de la mort de sa sœur.

- Je pense que tu es responsable de la mort de Marie !

Elle a eu tort, Marc est trop maître de ses nerfs pour laisser échapper le moindre signe révélateur, d'autant qu'au même moment, son téléphone portable sonne.

- Tu permets... Allô ! Oui c'est moi. Bonjour Jacques.

Marc écoute ce que son interlocuteur a à lui communiquer et lui répond :

- Non, Jacques, ce n'est pas possible et cela ne m'intéresse plus. Ce genre de soirée, j'ai donné.... Non n'insiste pas. Je ne viendrais pas matériel nouveau ou pas comme tu dis ! Bon je suis avec une amie... Je te laisse. Au revoir.

- C'est ce salaud de Laronde demande Mireille.

- Oui. Un nouvelle soirée avec M. le Maire et tous les habitués.

- Je vois. Je connais.

- C'est vrai que toi et ta sœur vous y avez participé, surtout toi...

- Ce n'était pas toujours désagréable.

- Je te reconnais là. Une fille qui n' a pas froid aux yeux.

- Oui, mais tu n'as pas répondu à mon accusation.

- Accusation ? Je n'avais pas pris cela pour une accusation, comme si je pouvais être responsable du suicide ou de l'assassinat de ta sœur. Tu le sais ce n'est pas le cas. Tu me connais assez pour savoir que je suis quelqu'un qui se maîtrise et qui a horreur de la violence gratuite.

- A l'époque tu sortais bien avec Marie ?

- Oui mais comme je suis « sorti » entre guillemets avec toi.

- Elle avait peur de toi. Elle me l'a dit !

Elle a beau fouiller le visage de Marc elle n'y trouve aucun signe de culpabilité ou d'inquiétude.

- Je ne savais pas que je lui inspirais ce sentiment...

- Tu étais avec elle le soir où elle a été tuée !

- Tu en es sûre . Je ne m'en souviens pas.

- J'ai vérifié. Vous étiez ensemble au « Valparaiso ».

- Si tu le dis ! Mais nous n'étions pas que tous les deux !

- Tu vois tu commences à avoir quelques souvenirs !

- Cela ne fait pas de moi un coupable et si c'était le cas, tu penses bien que la police m'aurait déjà interrogé.

- Non, parce qu'elle ignorait ce petit détail que tu sortais à cette époque avec Marie et qu'elle commençait à avoir peur de toi.

- Cela , ce n'est pas possible ! Ta sœur n'avait aucune raison d'avoir peur de moi. Toi même est-ce que tu avais peur de moi ? Y-a-t-il le moindre élément qui puisse étayer tes propos?

- Tu es trop intelligent pour ça !

- Quand nous étions ensemble qui est-ce qui prenait l'initiative de certaines pratiques ? Qui 'est-ce qui désirait aller plus loin... que je serre plus fort... que je frappe plus fort ? Et pourquoi ? Parce que je t'inspirais confiance, que tu savais que je ne dépasserais pas certaines limites même si tu le sollicitais...

Tu t'es trompée, Mireille, en voyant en moi, le responsable de la mort de Marie... Je t'assure...

Devant la détermination de Marc Colondriand Mireille sent sa conviction vaciller. Elle s'en veut. Elle voudrait trouver le propos qui le pousserait à sortir de ses gonds. Elle doute de le trouver. Il lui reste l'arme de son corps. Mais comment s'en servir. Elle lui propose :

- Cela ne te plairait pas après le repas de faire l'amour ?

- Bien sûr que cela me plairait ! On ne refuse pas un tel cadeau ! J'ai toujours été ravi de la manière dont tu utilisais ton corps pour me faire jouir !

En même temps Marc Colondriand remplit le verre de Mireille et le sien.

- A ta santé !

- A la tienne !

Ils ont commandé leur plat, Mireille une sole meunière et Marc un loup grillé. Ils mangent en silence. De temps à autre, Marc remplit leurs verres. Ils en sont à leur deuxième bouteille d'un blanc savoureux et fruité.

- Cela tient toujours demande Marc.

- Oui.

Tu permets je nous réserve une chambre.

- Oui.

Après son coup de téléphone Marc commande une troisième bouteille. Il remplit une nouvelle fois leurs verres.

- Ce vin est délicieux apprécie Mireille après avoir vidé son verre d'un coup, que Marc s'empresse à nouveau de remplir.

- Tu veux me saouler ?

- Oui, je sais par expérience que tu es meilleure quand tu es un peu ivre.

- Tu n'as pas oublié ?

- Comment j'aurais pu ! Je te rappelle que c'est toi qui m'a quitté et qui m'a en quelque sorte jeté dans les bras de Marie.

- Ne me dit pas que tu as regretté !

- Oui.. Au début... Oui... Marie n'avait pas ton intrépidité... Après c'est vrai, cela a été mieux.

Ils prennent un café. Mireille se sent bien, enfouie dans son corps chaud qui la protège. Elle songe toujours au moyen d'obtenir un signe de l'implication de Marc dans la mort de sa sœur. Elle a beau à travers sa légère ivresse scruter le visage de Marc, il reste celui d'un homme qui, à présent, fait montre de l'empressement juste nécessaire pour faire connaître à sa compagne qu'il la désire.

Dans la chambre, Mireille laisse l'entière initiative à Marc de la dénuder. Comme d'habitude il l'a prise dans ses bras et a commencé à la dénuder en commençant par son slip, sa jupe, ses bas. Quand elle est ainsi à moitié nue, il la retourne et presse son sexe entre ses fesses. Elle essaye de garder une certaine maîtrise de ses sens, mais y arrive de plus en plus difficilement.

Elle se laisse entièrement aller ne songeant plus qu'à son désir.

Elle est nue, à genou sur le bords du lit. Il a introduit son sexe dans son anus. Il imprime à celui-ci un mouvement lent de va et vient en s'enfonçant le plus possible en elle. Elle halète.

Elle est à genou. Elle a saisi son sexe dans ses mains et le suce. Elle essaie de le plonger le plus profondément possible jusqu'à sa gorge, jusqu'à être au bord de l'étouffement. Chaque fois qu'il sent qu'elle est au bout de sa respiration, il retire son sexe. Il agit toujours avec le souci de son propre plaisir mais aussi du sien.

Elle est sur le dos. Il pose ses genoux sur ses seins pour comprimer le plus possible sa respiration.

Il dit :

- regarde-moi

Elle le regarde.

Il serre sa gorge. Quand elle est sur le point de s'évanouir, il relâche la pression de ses mains et de ses genoux.

- Tu aimes toujours lui demande-elle.

- Oui .

- Alors continue.

Il se remet en place sur ses seins et reprend son étranglement.

- Continue fait-elle. Plus fort.

Elle ferme les yeux.

- Regarde-moi, ordonne-t-il.

Comme elle garde les yeux fermés, il relâche sa pression.

- Pourquoi demande-t-elle C'est bon ! Continue.

- Regarde-moi.

Elle rouvre les yeux.

Il reprend son étranglement. Elle respire profondément, avec difficulté. Elle voudrait lui dire si c'est bien ce qu'il a fait à Marie, de lui serrer ainsi la gorge, mais l'étranglement est trop fort et elle n'arrive plus à parler. Il s'en aperçoit et relâche sa pression. Elle peut parler. Elle dit :

- C'est comme ça que tu as fait avec marie ?

Il n'a aucun signe de dénégation ni d'approbation.

- Je continue lui demande-il

- Oui.

Il reprend son étreinte sur sa gorge. Elle a le temps de lui dire :

- Plus fort !

- Regarde-moi !

Elle le regarde. Quand il voit que ses yeux commencent à se révulser et sa tête à dodeliner. Il la lâche.

- C'est comme cela que tu as fait avec Marie ?

Il ne répond pas, Mais elle note que son regard lui, semble-t-il, c'est un peu assombri.

Elle répète :

- C'est comme cela que tu as fait avec Marie.

- Oui.

- Mais tu n'as pas pu t'arrêter !

- Faux, je me suis arrêté comme je peux m'arrêter avec toi à l'instant.

- N'arrête pas, serre-moi encore, je vais jouir.

Il reprend son étreinte.

- Regarde-moi

Elle le regarde. Elle est au bord de sa respiration et en même temps elle jouit. Son corps s'arc-boute violemment. Il a descendu ses genoux qu' il ne presse plus sur sur ses seins mais qui reposent sur le lit.

- C'était bien, demande-t-il ?

- Oui, monsieur le pervers, c'était bien ! Satisfait ?

- Satisfaite ?

- Non, parce que tu ne me dis pas la vérité. Je suis sûre que Marie est morte entre tes mains.

- Qu'est-ce que je pourrais faire pour que tu me crois ?

- Rien, il n'y a rien à faire... qu' à passer aux aveux...

- je ne peux pas passer aux aveux pour quelque chose que je n'ai pas fait !

- C'est bon ! Je te crois.

- Enfin.

- J'ai été heureuse de te revoir Marc ! Vraiment !

- Moi aussi Mireille.

- Tu me présenteras ta nouvelle compagne ?

- A l'occasion, sans problèmes.

- Vous êtes dégueulasses vous les hommes !

- Je te rappelle que c'est toi qui as voulu que nous faisions l'amour.

- Mouais...

Ils se rhabillent.

Au sortir de l'hôtel, au moment de leur séparation, Mireille glisse à l'oreille de Marc :

- Je sais que c'est toi qui as tué Marie !

Il hausse les épaules. Avec ironie, il lui dit :

- Je vois les manchettes des journaux demain. Elle couche avec l'assassin de sa sœur pour obtenir ses aveux. C'est connu nous les hommes nous sommes incapables de garder un secret sur l'oreiller. Désolé de t'avoir déçue...

- Rigole... Je sais que c'est toi qui a tué Marie !

- Tant que tu es la seule à le penser, je peux dormir du sommeil de l'innocent. Ne m'en veux pas !

- Non, parce que je sais que c'est toi qui as tué Marie.

Marc repasse dans ses bureaux. Sa secrétaire lui indique qu'un certain Monsieur Laronde a voulu lui parler.

- Je l'ai eu au téléphone Andrée. Rassurez-vous. Rien d'autre ?

- Non Monsieur.

- Bon je suis dans mon bureau mais vous bloquez toutes les communications entrantes. Je ne suis pas là. Un dossier délicat à éplucher.

Il entre dans son bureau, enlève sa veste et se met au travail. Il commence par lire le courrier que vient de lui adresser Pierre Noglarino qui concerne les programmes de fonctionnement des feux de circulation. Il s'inquiète de la thrombose croissante de la circulation automobile dans le centre. En fait il s'inquiète pour sa réélection. Malgré un certain populisme le courant ne passe pas entre lui et ses administrés. Sa force est qu'il n'y pas de candidat valable pour le moment contre lui, mais la rumeur fait état d'une éventuelle candidature du nouveau patron de NICE SOIR. Il comprend pourquoi laronde lui a proposé de participer à cette soirée spéciale. C'est le seul moyen pour Noglarimo de faire tomber la pression : de se retrouver avec ses fidèles dans une soirée où le sexe sera au centre des débats où il pourra s'en donner à cœur joie avec des filles triées sur le volet.

Il rédige un courrier en réponse au maire, en le rassurant. Un nouveau programme est au point qui va améliorer la fluidité du trafic d'au moins trente pour cent. Du moins l'espère-t-il. C'est pourquoi il reprend en détail les principaux éléments de ce programme pour en vérifier une dernière fois l'efficacité.

Pris par sa tâche, il ne voit pas le temps passé. C'est le coup de téléphone de Claire qui le fait émerger de son travail.

- Excuse-moi, Claire, j'arrive. Je n'ai pas vu le temps passé !

- Tu sais que nous allons au théâtre ce soir.

- Oui, oui, je n'ai pas oublié. J'arrive.

Dans la soirée, Claire retrouve un Marc qu'elle n'avait pas connu depuis assez longtemps, aussi détendu. Il lui semble même inhabituellement léger comme s'il était soulagé d'un poids qui pesait sur lui.

- Cela fait longtemps que je ne t'ai pas vu comme ça, Marc.

- Comme ça ?

- Oui aussi détendu, léger, ironique, comme si tu avais résolu un problème qui te préoccupait.

- Intuition féminine imparable. En effet, je me suis débarrassé d'un souci qui me tracassait...

- A la bonne heure.

- On rentre ?

- Oui. Je te raccompagne.

- Tu ne restes pas avec moi ?

Devant la mine déçue de Claire, il répond :

- Oui.

Dans la nuit, elle se réveille. Il n'est plus à côté d'elle. Sur la table de la cuisine, il a laissé un mot où il a écrit de son écriture penchée « Je te vois demain soir ».

***

Mes modestes dessins reviennent sur les "conséquences" qui me semble-t-il pèsent sur nous sans que leurs aspects négatifs l'aient encore définitivement emportés sur leurs aspects positifs - et qui dépendent de la bienveillance compatissante d'un Etat qui se veut de plus en plus providentiel.

"Bienveillance" que j'ai évoquée déjà dans un précédent article :

http://fablehaikus.over-blog.com/chaque-jour-l%C3%A9viathan-d%C3%A9vore-une-livre-de-la-chair-de-notre-libert%C3%A9

Face aux falaises du non.
Face aux falaises du non.
Tag(s) : #Nice city

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